lundi 18 novembre 2019 01:14:40

Exposition algéro-espagnole au Centre de loisirs Scientifiques : Des univers picturaux chatoyants

Les arts plastiques sous toutes leurs expressions esthétiques étaient à l’honneur samedi dernier pour le vernissage de l’exposition qui regroupe quelques six peintres dont trois Algériens et trois Espagnols.

PUBLIE LE : 20-03-2012 | 0:00
D.R

Les arts plastiques sous toutes leurs expressions esthétiques étaient à l’honneur samedi dernier pour le vernissage de l’exposition qui regroupe quelques six peintres dont trois Algériens et trois Espagnols. Le visiteur est comme happé dès l’entrée par ce mélange remarquable de tonalités aux univers picturaux hétéroclites qui captivent l’attention par leurs touches chatoyantes. Il faut, pour distinguer les différentes sensibilités qui varient d’un tableau à un autre, les contempler pour s’imprégner de l’intention et de l’intensité esthétiques qui se dégagent à travers chaque travail. Tout au fond de la salle on peut apercevoir les magnifiques tableaux de l’artiste plasticienne Maka Fifyka qui nous vient d’Argentine, un beau pays, d’une nature éblouissante, qui a stimulé ses facultés de création dans la recherche d’un art visuel qui se penche sur la culture des indigènes d’Amérique. Les aquarelles qu’elle présente au public sont dotées d’une lumière qui irradie le regard de couleurs chaudes  avec ses représentations en arrière-fond de corps de femmes dénudées qui se couplent dans la nature, où prédominent les tons chauds, particulièrement le vert et le jaune. Ces travaux exécutés avec un soin particulier suggèrent des idées variées qui vont des langages sacrés des plantes dont elle magnifie la magie et la beauté extérieure, célébrant la découverte des nouveaux mondes ou le chant ensorcelant des oiseaux quand ils apparaissent sur les arbres, la vie en ce qu’elle recèle de mystères et de plénitude d’être ou encore ces ardents rayons de soleil qui se transforment en couleur verte, ces perceptions chromatiques colorées de bleu qui dansent autour d’un feu. On passe à un autre univers  avec les toiles du peintre Joan Parramon Fornes, qui nous vient de la ville de Barcelone où il professe l’art, avec une peinture figurative qui nous invite à un voyage pictural aux confins de l’imaginaire. La collection qu’il propose au regard du visiteur s’intitule «Voyages à Smarkan» ; elle nous entraîne dans les effluves d’un monde qui n’a d’envoûtant que ces paisibles paysages  de montagne que l’artiste a sciemment peints en bleu marine. Des décors de maisons mauresques parsèment d’autres tableaux  dans une atmosphère naïve et une architecture urbaine qui suggèrent l’enfance. Des femmes africaines portant des jarres sur la tête descendent du haut d’une colline, des cavaliers sur des chevaux parcourent des étendues de plaines. On découvre une tout autre sensibilité plutôt juvénile avec les longs panneaux de Kenza Bournane qui présente des photographies géantes en couleur d’édifices religieux connus au centre-ville comme l’église du Sacré-Cœur ou encore ces images de passants circulant dans les rues d’Alger en tenue de sport, offrant au regard un certain côté moderne dans une ville grouillant de monde. Le peintre Benhadj Mohamed, directeur artistique, présente quant à lui des travaux relativement intéressants, dans la mesure où sont combinées des images abstraites, où le mauve semble être la couleur de prédilection de cet artiste qui symbolise de manière irréelle des couchers de soleil le long des côtes. L’exposition, ouverte le 17 mars et ce, jusqu’au 30 mars, mérite largement un détour du côté du 5, rue Didouche- Mourad.
    Lynda Graba

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions