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Chômage des jeunes : Un problème toujours d’actualité

En Algérie la problématique de l’employabilité des jeunes, de l’éducation à l’intégration dans la vie active, demeure un sujet d’actualité. Beaucoup de spécialistes ont analysé la problématique du chômage des jeunes en Algérie.

PUBLIE LE : 19-03-2012 | 0:00

En Algérie la problématique de l’employabilité des jeunes, de l’éducation à l’intégration dans la vie active, demeure un sujet d’actualité. Beaucoup de spécialistes ont analysé la problématique du chômage des jeunes en Algérie. Bien que le gouvernement, pour s’attaquer au chômage des jeunes et pour faire face à ce défi, ait conçu des solutions, il n’en demeure pas moins vrai que la croissance et les performances économiques du pays n’ont pas eu un grand effet en termes de création d’emplois. Le gouvernement est convaincu que la promotion sociale et le développement n’est pas un coût mais un investissement. Le pays est riche d’une jeunesse volontaire et éduquée qui n’aspire qu’à la dignité, la justice sociale et l’égalité des chances. Par la force de sa jeunesse, l’Algérie peut jouir d’un développement important. Les efforts à déployer concernent les conditions de développement économique et social d’une grande frange de la population pour qui le chômage constitue une véritable menace. L’on parle d’un gros problème pour les politiques auxquels incombe le rôle de trouver très rapidement les solutions adéquates, par la mise en œuvre de tous les moyens nécessaires. Le chômage s’apparente aujourd’hui à une menace plus forte que le terrorisme, compte tenu des problèmes et difficultés qui s’étendent jusqu’à toucher des familles et la population, le tout sur fond d’inadaptation, voire de faillite du système éducatif. D’après un rapport du Bureau international du travail (BIT), ce sont les 15-25 ans qui sont les plus concernés. Le plan d’aide à l’emploi - avec tous ses dispositifs - mis en œuvre a certes réduit le chômage, mais n’a pas eu l’effet escompté. Dans son rapport de 2010 au niveau mondial, l’OIT s’inquiétait du taux de chômage des jeunes, qui est passé en deux ans de 11,9% à 14%. L’OIT estime que le Maghreb concentre près de 4 millions de jeunes demandeurs d’emploi et fait l’objet de prévisions, à court terme, plutôt pessimistes. Le Président Bouteflika s’est engagé à créer trois millions d’emplois en cinq ans, soit 600 000 postes de travail par an, c’est-à-dire l’équivalent du nombre de demandeurs d’emploi qui arrivent chaque année sur le marché du travail. Il est prévu de consacrer près de 45 milliards de dollars, sous forme de mesures incitatives à la création d’emplois et d’abattements fiscaux au profit des entreprises, tous types confondus. L’objectif étant le maintien du chômage sous la barre des 10%. Confrontée à bien des problèmes, la jeunesse reste néanmoins le principal motif d’espoir pour tout le pays, soutient le gouvernement. Mais alors que la reprise économique en cours devrait réduire la composante conjoncturelle du chômage, le chômage structurel reste néanmoins élevé en gagnant encore du terrain. La situation des jeunes est devenue véritablement problématique tant le marché du travail n’est pas suffisamment flexible pour absorber les effectifs grandissants de jeunes travailleurs. La pression sur le marché du travail ne cesse     d’augmenter. Une approche globale s’impose pour apporter une réponse à ce problème du chômage en général et du chômage des jeunes en particulier. Cela passe par des améliorations à la fois du côté de l’offre et de la demande de travail, avec une politique spécifique. Dans de nombreux cas, les dirigeants doivent s’efforcer d’améliorer la qualité de la main-d’œuvre, pour que les compétences des travailleurs correspondent aux besoins des entreprises. Cela vaut aussi pour les diplômés des universités qui seront confrontés au chômage si leurs compétences ne correspondent pas à des besoins professionnels. Parallèlement, la demande doit être dopée par une amélioration des conditions générales de la croissance et, en particulier, de l’activité du secteur privé, y compris par la promotion de l’entreprenariat.
Farid B.

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