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Crise syrienne : Lavrov se réunira avec ses homologues arabes le 10 mars au Caire

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a annoncé hier qu'il se réunira le 10 mars au Caire avec les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe pour discuter de la crise en Syrie.

PUBLIE LE : 06-03-2012 | 0:00
D.R

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a annoncé hier qu'il se réunira le 10 mars au Caire avec les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe pour discuter de la crise en Syrie.

“Une rencontre des ministres des Affaires étrangères de la Russie et des pays la Ligue arabe aura lieu le 10 mars au Caire", a déclaré M. Lavrov au cours d'un entretien à Moscou avec son homologue jordanien, Nasser Jawdeh. Cité par les agences de presse russes, M. Lavrov a précisé que dans cette optique, la Russie examine "le déroulement des préparatifs de cette rencontre". Ces déclarations interviennent après l'annonce le 1er mars dernier par le ministre koweïtien des Affaires étrangères d'une rencontre mercredi à Ryadh entre les ministres des Affaires étrangères des six pays arabes du Golfe et de la Russie. La Russie a plusieurs fois rejeté des projets de résolution sur la Syrie élaborés par les occidentaux, qu'elle accusent d'implication dans l'attisement de la crise syrienne, et d'inciter l'opposition à des actions intransigeantes. Moscou rejette également toute ingérence étrangère dans les affaires internes de la Syrie, et appelle au dialogue global entre les parties syriennes pour pouvoir parvenir à un règlement politique et pacifique à la crise. La Chine soutient également les positions russes à propos de la crise syrienne. Il est à noter par ailleurs que les principales figures de l'opposition en Syrie ont rejeté les appels étrangers à armer l'opposition syrienne, mettant en garde contre "une guerre civile". "Nous objectons aux appels à armer l'opposition, parce que cela conduirait à une guerre civile complète", a déclaré dimanche soir Hassan Abdul-Azim, chef du Comité de coordination de l'opposition nationale. "Armer l'opposition ne pourrait que faire couler davantage de sang, et nous nous y opposons", a-t-il rétorqué, arguant qu'il "existait encore des moyens démocratiques et pacifiques de surmonter la crise syrienne". La semaine dernière à Paris, le Conseil national syrien (CNS), créé en Turquie, a indiqué qu'il allait ouvrir une représentation militaire en Turquie, afin de fournir des armes aux opposants au président Bachar Al-Assad. Créé septembre dernier à Istanbul (Turquie), le "CNS" est formé principalement de différents partis d'opposition qui réclament depuis la mi-mars dernier la chute du régime de Bachar al Assad. Un dirigeant de ce Conseil, formé d'opposants syriens, Burhan Ghalioun a déclaré à la presse qu'un nouveau "bureau militaire" qui agirait comme "un couloir permettant aux pays étrangers d'envoyer des armes" à la Syrie. En réaction à ces déclarations, le courant politique de l'opposition, "Construction de l'Etat syrien", dirigé par Loây Hussein, a vivement critiqué dimanche la reconnaissance par l'Union européenne (UE) du CNS, dénonçant "une violation de la volonté des Syriens qui aggraverait la crise" dans le pays. "La Syrie n'est confiée à aucune partie internationale, et les Syriens ne sont pas mineurs pour que l'UE se prononce sur l'identité du représentant du peuple syrien", a dénoncé M. Hussein. "Ceux qui appellent à armer les rebelles ont du sang sur les mains, et n'ont pas le droit de poser des conditions au dialogue et aux négociations" pour résoudre la crise, a-t-il fustigé. M. Hussein a averti que "ces appels à l'armement de l'opposition poussent la crise vers une guerre civile totale", qualifiant celle-ci d'"intervention militaire indirecte". Les représentants de l'Arabie Saoudite et du Qatar ont exhorté à armer les factions d'opposition syriennes, et la Turquie a ouvertement exprimé son soutien à de tels appels. La Syrie fait face depuis la mi-mars dernier à des contestations souvent émaillées de violences, qui ont fait des milliers de morts parmi les civils et les militaires en Syrie. Damas accuse des parties étrangères de soutenir des groupes armés pour déstabiliser la Syrie.
 

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