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A propos de la conjoncture économique internationale : “Seules des solutions collectives peuvent venir à bout de la crise économique actuelle”

Les ministres des AE du groupe des 5+5 ont affirmé que seule une solution commune de la communauté internationale est à même de venir à bout de la crise économique et financière qui affecte le monde et l’Europe en particulier.

PUBLIE LE : 21-02-2012 | 0:00
D.R

Les ministres des AE du groupe des 5+5 ont affirmé que seule une solution commune de la communauté internationale est à même de venir à bout de la crise économique et financière qui affecte le monde et l’Europe en particulier. «Convaincus que la crise économique et financière internationale exige des solutions collectives et responsables de la communauté internationale», les ministres «soulignent la nécessité d'intensifier les efforts de tous les pays dans la gestion de leur économie pour rétablir les équilibres nécessaires à améliorer les performances économiques afin de pouvoir affronter les retombées négatives éventuelles de l'actuelle crise sur notre région». Dans ce cadre, ils appellent à «une réforme des marchés financiers internationaux afin qu'ils soient soumis à une régulation ou une supervision de manière cohérente avec les indications provenant du G20 et du système des Nations unies en tenant particulièrement compte des retombées possibles de cette réforme sur les pays de la région». Les ministres qui réitèrent l'appel lancé pour «la prise de mesures adéquates» stabilisant le système financier international, jugent «nécessaire de stimuler la demande mondiale et compenser le manque de financement dont souffrent les pays en développement en raison de la crise économique et financière», selon le document. Dans cet esprit, ils soutiennent «toute initiative» tendant à «favoriser» la mise en place d'un instrument financier de nature à «redynamiser la coopération financière dans la région euro-méditerranéenne», en tenant compte de «la nécessité de coordonner» cet instrument avec les activités de la Banque européenne d'investissement (BEI) et en vue de «l'extension du mandat géographique» de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)». Les ministres pour qui «les effets de la crise touchent particulièrement les couches les plus vulnérables de la société», réaffirment leur «engagement» à «conjuguer les efforts pour stimuler la création d'emplois et lutter contre la pauvreté et l'exclusion sociale», a relevé le document. Dans ce cadre, ils s'engagent, «une nouvelle fois», à «consentir les efforts nécessaires en vue de la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD)». Abordant la coopération économique euro-méditerranéenne, les ministres «se félicitent» des efforts déployés par l'Union du Maghreb arabe (UMA) en matière d'intégration sous-régionale, saluant «les résultats» de la réunion des ministres des Affaires étrangères de l'UMA du 17 février 2012 à Rabat. Ils soulignent «l'importance» du Maghreb dans «le renforcement et l'approfondissement» du partenariat euro-méditerranéen et dans «la construction d'un espace de paix, de solidarité et de prospérité» dans la région euro-méditerranéenne, selon la déclaration. Les ministres qui réaffirment également «l'importance» du dialogue entre l'UMA et l'Union européenne (UE), plaident pour «une régulation» des rencontres entre ces deux ensembles et appuient la création d'un Fonds méditerranéen de soutien aux PME des pays de la rive sud. Par ailleurs, ils appellent à la mise en place d'un «mécanisme d'alerte rapide» pour se prémunir contre les risques pouvant toucher la sécurité dans la région du bassin occidental de la Méditerranée engendrés par l'immigration clandestine et le terrorisme. Evoquant les migrations et le développement, ils insistent sur la nécessité d'une «approche globale et équilibrée», et convien- nent que «le temps est venu de s'orienter vers une approche plus ambitieuse de la mobilité, qui puisse assurer des flux réguliers, tout en répondant aux besoins de main-d’œuvre qualifiée des pays de la rive nord et en atténuant la forte demande d'emploi des pays de la rive sud». Se référant à l'engagement adopté lors du Sommet du G20 à Cannes de réduire le coût moyen global des transferts de fonds à 5% en 2014, les ministres estiment que «c'est un objectif qui pourrait libérer de nouvelles ressources pour les migrants et leurs familles en favorisant le développement de la région». Les ministres qui conviennent de poursuivre la coopération en matière de migrations, appellent la partie maltaise à réunir la 8e Conférence des ministres du dialogue des 5+5 sur cette question «dans les meilleurs délais».

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