vendredi 22 novembre 2019 12:35:46

Clôture des concerts de la troisième édition du festival international des arts de l’Ahaggar : Beau final !

Le programme musical de la troisième édition du Festival international des arts de l’Ahaggar a pris fin

PUBLIE LE : 20-02-2012 | 0:00
D.R

Le programme musical de la troisième édition du Festival international des arts de l’Ahaggar a pris fin, samedi dernier en soirée,
par le passage sur scène du groupe Tinariwen en compagnie d’Itran n’Ahaggar, de la diva Malouma de Mauritanie et du deuxième
passage de Bambino sur les planches de l’esplanade de la maison de la Culture de Tamanrasset.

De notre envoyée spéciale :
Kafia Aït Allouache

Tinariwen, né de la rencontre d’Ibrahim Ag Alhabib, Alhassan Ag Touhami et Intayaden en 1982, à Alger, avec d’autres membres de Tassilit, a déploré l’absence de quelques éléments du groupe. «Ce n’est pas facile de voyager avec la situation que connaît la région. Quelques membres sont absents comme le fondateur, Ibrahim, mais les autres sont là. Ils ont tenus à venir et partager cette joie avec nos frères algériens. On est amené à revenir en Algérie même après la clôture du festival pour une tournée dans différentes régions algériennes», a déclaré le manager du groupe Bastien Zel, lors d’un point de presse animé à l’hôtel Tahat. Le groupe a présenté une fusion de musique, entre le blues et le jazz, voire le rock,  surtout vers la fin, en compagnie des membres du groupe Itran.
La création du groupe Tinariwen qui veut dire «les déserts» est liée à la situation d’exil et d’errance du peuple touareg. Le groupe chantait à ses débuts les messages d’espoir, mais aussi de résistance, en soutien à la rébellion touareg qui avait
secoué la région transsaharienne jusqu’à 1992. Leurs poésies chantées appellent à l’éveil politique des consciences et abordent les problèmes de l’exil, de la répression et des revendications politiques. La paix revenue, le groupe se consacre enfin totalement à la musique qui lui apporte une grande célébrité. Le groupe connaîtra alors une grande évolution par rapport à ses débuts. Il engendre même des membres féminins pour compléter sa formation. Il se fait accompagner par des choristes féminines pour mieux acheminer sa musicalité tout en la rattachant à celle des campements.
A Tamanrasset, le public les attendait avec impatience. L’esplanade est prise d’assaut. Le public dansait sous les rythmes du groupe joués avec brio par les musiciens du groupe qui ont créé une ambiance  des grands jours en compagnie des musiciens du groupe Itran qui partage le même style qu’eux, le contemporain. Ils ont su transmettre sur la scène cette fusion musicale qui à chaque fois transporte le public entre les notes de la percussion et celles d’un blues traversant non pas les plantations de coton, mais le désert.
Le groupe Itran n’Ahaggar (les étoiles de l’Ahaggar) connaît une grande notoriété chez les jeunes de Tamanrasset. Le groupe allie merveilleusement le moderne et le traditionnel. Leurs textes chantés en arabe comme en tamachek parlent de la vie, du désert, des guerriers et de la beauté des femmes. Le groupe Itran n’Ahaggar se singularise par son propre style, un mélange de musique moderne (le blues et le rock), de musique arabe et celle des Touareg. Le groupe tente de préserver une culture traditionnelle orale en l’ancrant profondément dans le présent. Par la suite, la soirée s’est poursuivie avec l’artiste Malouma de Mauritanie qui a introduit une véritable révolution dans la musique traditionnelle tout en puisant dans le chant traditionnel le plus pure en le modernisant. Elle est la fille de Moktar Ould Meidah, une sommité de l’art musical traditionnel, mais aussi poète. «Je ne suis jamais sortie du patrimoine mauritanien, bien au contraire, je m’inspire de lui pour écrire mes textes avec des mélodies adéquates qui sont dans leur majorité puisé du patrimoine.  Cela est dû à l’éducation que j’ai reçue. Mon père était un homme ouvert sur le monde et sur les autres cultures et les autres musiques. Dans mes chants, bien qu’ils soient modernes, je garde toujours le côté traditionnel qui demeure la source de mon inspiration. J’aime bien le style moderne que j’encourage beaucoup, mais il faut toujours préserver notre style traditionnel et notre patrimoine musicale qui en effet la raison de l’existence de cette musique moderne», déclare- t-elle.  
La clôture de la soirée a été assurée par le célèbre chanteur Bambino, ovationné chaleureusement durant son passage sur scène.
    K. A. A.

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