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Sid Ali Dris présente son nouvel album : Ressusciter le chaâbi d’antan

Le nouvel album de Sid Ali Dris est en vente chez les disquaires depuis une quinzaine de jours.

PUBLIE LE : 16-02-2012 | 0:00
Ph. Wafa

Pour valoriser le vaste patrimoine du chaâbi comme le chantaient avec tant de profondeur dans la voix les grands maîtres à l’image de Hadj El-Anka qui était à l’origine de la création de ce genre, les nouveaux chanteurs et férus de la rythmique et de la modulation de ce chant aux racines typiquement algéroises même si les mélodies empruntent beaucoup à des modes issus de l’andalou classique, tentent de faire revivre vaille que vaille les textes précieux du patrimoine algérien sortis des oubliettes pour les faire connaître à un public averti.

Le nouvel album de Sid Ali Dris est en vente chez les disquaires depuis une quinzaine de jours. Il a  vu le jour grâce  à la collaboration de l’établissement Arts et Culture de la wilaya d’Alger qui travaille  pour la promotion de la culture en aidant certaines bonnes volontés à l’instar de notre chanteur qui est producteur d’une émission spécialisée sur la chanson populaire et chir el malhoun à la Chaîne III.
Ce dernier a animé une conférence au centre scientifique des loisirs mardi dernier en présence du chargé de communication de cet établissement, M. Fodil Hammouche,  dans laquelle il a tenu à remercier cette institution culturelle pour l’intérêt qu’elle porte aux artistes algériens qui œuvrent dans la production d’albums de chansons qui ressuscitent  cette quintessence particulière aux textes d’antan avec une recherche et une traduction fouillée sur les textes d’auteurs inconnus du grand public.
Sid Ali Dris qui renoue avec la pratique de ce chant puisqu’il n’a pas enregistré d’album depuis quelques années déjà en raison de la période difficile  qu’a connue le pays, a pris ainsi le recul nécessaire pour bien peaufiner son produit : «En tant qu’artiste qui anime une émission hebdomadaire sur les ondes, j’apprends beaucoup des jeunes auditeurs ainsi qu’avec les professionnels qui m’interpellent et m’apportent des informations et des indications sur la chanson populaire. C’est pour moi un véritable exutoire » dira-t-il en guise de préambule à la présentation de son nouvel album.
Cet ancien élève des grandes écoles andalouses comme «El Fen oua el Adab»,  encouragé par des mélomanes au cours d’un concert donné au Théâtre de verdure, a senti le moment venir pour marquer sa présence artistique en mettant à la portée des auditeurs cet album puisqu’il était auparavant accaparé par son travail à la radio : «J’ai opté pour des textes inédits parce que très jeune j’étais subjugué par l’interprétation de Réda El Djillali. Dans cet album, il y a deux longs qcid qui célèbrent la passion et la beauté amoureuse mais aussi la déclamation des poésies. C’est une façon pour moi de permettre aux grands mélomanes de ce genre d’apprécier la beauté et le sens du texte. C’est une habitude que j’ai acquise à la radio où je déclame souvent des textes d’el fen el malhoun pour  faire aimer la poésie du patrimoine algérien» dira-t-il, avant d’ajouter : «Le poète a toujours été le reflet de sa société, et dans ces textes que j’ai découvert et que je voudrais faire partager aux gens, on apprend des choses sur l’histoire d’Alger».  Sid Ali Dris qui a effectué des recherches au niveau des bibliothèques ainsi que sur un site d’Internet auprès des auditeurs marocains qui lui ont transmis des ouvrages, est aussi à l’aise dans les chan- sonnettes modernes qui introduisent une acoustique actuelle que dans les qacidate anciennes et traditionnelles comme l’interprétation qui figure dans cet album inspirée  des textes inédits d’un poète du XIXe siècle du nom de Khaled El Mendaci.
Si l’apprentissage des textes fut difficile, l’album n’est pas pour autant un produit commercial, comme a tenu à le souligner le chanteur mais un ensemble de textes qui s’adressent d’abord à la sensibilité et au cœur. La dominante de ces textes chaâbi qui utilisent des modes  voisins de  l’andalou est le ziddane. Elle reprend à l’identique les textes de «Mekmoul ezzine ouel bha» et      «Echemaâ» du poète.
Le chanteur, qui compte se produire à l’auditorium de la radio le 23 février prochain, a même pensé à faire imprimer les textes de ces chansons pour les offrir au public lors du spectacle. Il a en projet actuellement de nouvelles chansons qui seront alternées avec des produit classiques  qui comportent des chansons aux sonorités nouvelles avec d’autres textes inédits plaisants et attra-yants : «J’ai trouvé quelques petites perles que je vais reprendre et probablement enregistrer au printemps», a-t-il déclaré.
Lynda Graba
 

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