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Traitement des déchets industriels : 65 centres d’enfouissement lancés à travers le pays

Des incinérateurs préconisés pour gérer les 4 700 tonnes de déchets hospitaliers de la capitale

PUBLIE LE : 14-02-2012 | 23:00

Les déchets industriels entassés et non traités dépassent actuellement le niveau de 2.5 millions de tonnes, dont plus de quinze mille tonnes de produits pharmaceutiques avariés. Les estimations chiffrées indiquent que chaque habitant produit  0,7kg de déchets par jour dans les grandes villes, contre 0,5kg/ hbt/ jour dans des villes plus moyennes.
L’Agence nationale de balayage des décharges de déchets spéciaux a recensé dans ses rapports, plus de 1.1 million de tonnes de déchets dans les régions Est, contre plus de 378 000 tonnes dans les régions du Centre et plus de 500 000 tonnes dans les régions de l’Ouest. Elle a également noté que les stocks de l’Algérie sont composés d’énormes quantités d’a-miante, de produits pharmaceutiques et de médicaments périmés, en plus des insecticides.
 Le bilan aurait pu être plus important n’eût été le plan national de gestion de déchets privés adopté par le ministère de l’Environnement depuis l’année 2002, et la réalisation d’un centre de recyclage d’une valeur dépassant 10.5 millions de dollars,
 Les statistiques disponibles au niveau de l’organisme national de ramassage de déchets privés, les déchets industriels constituent un réel danger qui doit être traité dans les plus brefs délais à cause de l’absence de mécanismes efficaces dans les domaines de récupération, de recyclage et d’élimination des déchets, notamment «l’amiante», matière provoquant le cancer.
Des statistiques indiquent que      2 500 tonnes de cette matière sont utilisées par année dans différentes industries, et représente un grand danger pour la santé des élèves, surtout que 30% des écoles contiennent cette matière dangereuse. Les wilayas d’Alger, Annaba, Oran, Skikda, Béjaïa, Tlemcen et Bordj Bou Arréridj produisent l’équivalent de       282 800 tonnes par année, alors que les régions de l’Est sont celles qui produisent le plus de déchets normaux avec 145 000 tonnes par an contre 77 000 tonnes pour la région  Centre.

Des incinérateurs préconisés pour gérer les 4 700 tonnes de déchets hospitaliers de la capitale
Selon les statistiques avancées  par les établissements hospitaliers et présentées par le directeur de la wilaya  d'Alger, M. Messaoud Tebbani, la quantité de déchets hospitaliers produits au niveau  de la capitale  s'élève à près de 4 700 tonnes.  Pour une destruction salubre de ce type de déchets, M. Tebbani a recommandé  l'usage d'incinérateurs conformes aux normes et protecteurs de l'environnement.  Il a rappelé, en outre, que le ministère de l'Aménagement du territoire  et de l'Environnement a mis en service un incinérateur destiné à la destruction  des déchets hospitaliers à l'hôpital de Kouba dans le cadre d'un partenariat  algéro-belge. L'hôpital de Kouba, a poursuivi le même responsable, pourrait ainsi  proposer ses services aux établissements hospitaliers avoisinants à travers  la conclusion d'accords.  Par ailleurs, un stock de 42 000 médicaments périmés attend d'être traité,  a annoncé tout récemment la directrice générale de l'environnement au ministère  de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, Mme Dalila Boudjemâa.
Sur les 42 000 médicaments périmés, «15 000 tonnes relèvent des unités  de «Pharm» relevant du secteur public tandis que 27.000 sont issues d'agen-ces  pharmaceutiques privées». Les médicaments périmés qui doivent être détruits soit par incinération  ou par un traitement spécial sont, selon Mme Boudjemâa, des «déchets spéciaux», qui sont concentrés dans les wilayas d’Alger, Béjaïa, Skikda, Annaba, Tlemcen et Oran. Le taux de déchets produits dans ces régions atteint 87 % avec une moyenne de   282 000 tonnes par an.
La solution technique retenue par les responsables du secteur de l’environnement  pour le traitement des déchets ménagers est l’enfouissement. A ce titre, une centaine de  centres d’enfouissement technique (CET) est programmée, dont 65 sont déjà lancés.
Selon le ministre de l’Environnement, la réalisation de ces centres qui sont construits suivant les normes internationales, s’inscrit dans le cadre de la politique nationale de gestion, de traitement et de recyclage des déchets ménagers et vise à rompre avec les anciennes méthodes de gestion des déchets. Il faut rappeler que la réalisation d’un centre d’enfouissement technique exige une étude d’impact sur l’environnement et la santé des citoyens.
S. SOFI
 

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