L’épisode Saâdane, qui a correspondu tout de même à une étape de renouveau pour le football national, étant clos dans les conditions que chacun de nous sait, il serait malsain de se lancer dans des polémiques sans fin, alors que la période nécessite bien au contraire lucidité, sang-froid, et volonté d’avancer.
PUBLIE LE : 06-09-2010 | 22:46
L’épisode Saâdane, qui a correspondu tout de même à une étape de renouveau pour le football national, étant clos dans les conditions que chacun de nous sait, il serait malsain de se lancer dans des polémiques sans fin, alors que la période nécessite bien au contraire lucidité, sang-froid, et volonté d’avancer.
Il y a aujourd’hui un acquis qui, commençant à donner ses fruits mais qui pour des raisons diverses et parfois inexplicables qui ne tiennent pas uniquement à la personne du sélectionneur, s’est défraîchi.
Si l’on veut oser une autre image, on dira que la mécanique semblait bien huilée, avant que le moteur ne soit amené à toussoter de façon inattendue et parfois inquiétante.
Cette situation ne doit pas déchaîner les passions à un point où le football national replongerait dans les pires moments de son histoire. Il faut donc conforter l’édifice plutôt que de s’acharner à le fragiliser davantage.
Il n’est dans l’intérêt de personne et encore moins dans celui des amoureux de la balle ronde, de cracher de nouveau dans la soupe.
La situation nécessité des remises en cause, peut-être des révisions déchirantes que l’obstination de Saâdane a masqué peut-être pour un temps. La machine, en un mot, a besoin de sérieux réglages qui n’ont pas été opérés à temps, provoquant des torts immenses au bon renom de notre football. Les responsables de la discipline ont peut-être manqué aussi de vision face à un football qui progresse à travers le monde et en Afrique singulièrement, oubliant aussi d’opérer les ajustements qu’il faut pour s’adapter aux situations qui se présentent.
Cela aurait évité de se faire surprendre par des formations qu’on a trop vite assimilé à des proies faciles, Tanzanie, en attendant le Centrafrique .
Dans le football moderne être à l’écoute du moindre frémissement qui émane des stades, permet de voir venir et d’éviter encore une fois de se laisser surprendre. Par-dessus tout, il faut bannir toute improvisation et tout laisser aller quand on est pris dans des engagements internationaux qu’il faut honorer du mieux qu’on peut. L’équipe nationale aurait eu une image plus séduisante si la période de préparation à la confrontation contre la Tanzanie avait été sérieusement prise en charge.
Aujourd’hui il faut essayer d’aller de l’avant, refuser ces fausses querelles qui ont tant fait tort à notre football, les procès d’intentions culpabilisant les uns, pour absoudre totalement les autres. Dans la situation vécue actuellement, il ne peut y avoir les bons et les méchants. Il y a une communion d’efforts à accomplir pour que les choses aillent mieux, que la rigueur et la discipline règnent de nouveau au sein de l’équipe nationale notamment, qui reste la vitrine de notre sport roi.
Les énergies doivent tendre dans une remise en ordre qui apparaît pour l’heure salutaire.
Encore une fois, il y a une bonne pâte sans oublier de regarder dans le vivier local pour apporter ce sang neuf devenu aujourd’hui vital.
L’équipe nationale peut redevenir compétitive, elle en a largement les moyens. Elle l’a démontré. Le problème ne revient pas à la qualification ou aux limites imposées à l’action du sélectionneur. Peut-être faudrait-il agir sur l’environnement dans lequel évolue le onze national, sur les interférences extérieures qui sont une véritable maladie causant de façon irrémédiable des torts immenses. Là où la sérénité aurait dû prévaloir pour mieux préparer les échéances, on a souvent assisté à des querelles intestines qui avaient le tort de survenir dans des moments cruciaux dans la vie du onze national contribuant à favoriser confusion et interrogations. Plus le football national gagnera en sérénité, en rigueur et en vision et prospective, mieux il se portera.
Cela vaut pour l’ensemble de la discipline d’ailleurs et pas seulement pour le onze national.
Peut-être que l’instauration du professionnalisme serait la rampe de lancement.
Tahar Mohamed Al Anouar