vendredi 16 novembre 2018 20:07:16

Omnisports, Sonatrach et le sport : Le passage du MCA au GSP

Le sport algérien avait connu une phase assez importante dans son histoire depuis l'application de l'EPS et le lancement de la réforme sportive qui avait été derrière les grands succès du football et du sport algériens.

PUBLIE LE : 13-02-2012 | 0:00
D.R

Le sport algérien avait connu une phase assez importante dans son histoire depuis l'application de l'EPS et le lancement de la réforme sportive qui avait été derrière les grands succès du football et du sport algériens. En 1978, nos différentes sélections se distinguent lors des jeux africains et notre équipe nationale battera en finale le Nigéria (1 à 0) sur un but de Benchikh et surtout en 1982, l'EN A qui s'était qualifiée pour la première fois de son histoire au Mondial espagnol avait réussi l'exploit de gagner contre l'ogre allemand sur le score de 2 à 1. Sans le scandale d'El-Molinon,  on aurait pu se qualifier haut la main au second tour du mondial espagnol. C'était avec Khalef et Mekhloufi.
Les joueurs du cru comme Belloumi, Assad, Madjer, Kouici, Larbès, Cerbah, Bensaoula, Benchikh, Guendouz...renforcés par des joueurs "pros" comme Dahleb, Mansouri, Zidane...ont été révélateurs de la force de notre championnat national. Dès 1976, les autorités du pays avaient vu la nécessité de mettre sur pied une politique sportive audacieuse qui pourrait insuffler un sang nouveau au sport algérien et notamment le football qui était jusque-là dirigeait par ce que l'on appelait à l'époque les clubs civils. La réforme avait rattaché les clubs aux entreprises publics qui assuraient alors les salaires aux joueurs.
A ce moment là, on avait commencé à parler de semi-professionnalisme du fait que le joueur vivait de son activité footballistique en étant un salarié travaillant au sein de l'entreprise. C'est dans cette trame de fond que les pouvoirs publics avaient pris la décision de donner à Sonatrach, la première entreprise du pays, trois clubs pour qu'ils servent de modèle de l'équilibre régional et de cette réforme sportive. On avait alors procédé au changement de leurs sigles.
Le MCA deviendra le MPA, l'ESS, l'EPS et le MCO le MPO. C'est aussi le cas des autres clubs. On avait ajouté le terme de pétrolier (P) eu égard à l'activité de Sonatrach. Depuis donc 1977, le MCA sera rattaché avec les autres clubs (ESS et MCO) à la faveur de l'application de la réforme sportive à Sonatrach. Par conséquent, Sonatrach n'avait pas choisi d'elle-même de prendre en charge le club de Bab-El-Oued, considéré comme le doyen des clubs algériens. Sous la houlette de Sonatrach, le MPA remportera un titre de champion d'Algérie en 1979 et une coupe d'Algérie en 1983 contre l'ASMO (4 à 3).  Ces résultats en football sont considérés comme encourageants même si avant l'application de la réforme sportive, le MC Alger avait remporté le titre de champion d'Afrique des clubs champions en octobre1976 et d'autres titres de champion d'Algérie et coupes d'Algérie. Puis, il y eut un autre changement dès 1989 ave l'autre réforme sportive après l'instauration du multipartisme. Les clubs dits civils avaient repris progressivement leurs anciennes appellations. C'est ainsi que le MPA redeviendra le MCA. Sous ce sigle, le MCA et ses 14 sections parviendront à faire une véritable "razzia" sur le plan national et même international. Le football obtiendra en 1999 le titre de champion d'Algérie.
Les autres sections feront le vide au tour d'elles tellement leur domination est presque incomparable. Puis, depuis 2001, les tractations ont commencé en vue de récupérer le sigle du club par l'association El-Mouloudia. C'est à dire qu'on a voulu s'émanciper de Sonatrach, même si on voulait que la première entreprise "nourricière" du pays continue à aider financièrement le club. Et en 2008, et en présence des représentants du MJS et de la DJS?, le sigle du MCA est rendu officiellement à son environnement originel. Celle nouvelle donne a obligé les responsables du sport à Sonatrach, notamment Mohamed Djouad, le président, à faire de nouveaux statuts et de créer une nouvelle appellation.
Donc, depuis l'année 2008, la Sonatrach utilisera GSP comme son nouveau sigle pour ses treize (13) sections. L'entreprise algérienne utilise en son sein 2335 athlètes et presque 500 entre encadrement technique et membres du staff technique, mais aussi les staffs médicaux des différentes sections.
Aujourd'hui, Sonatrach et ses treize sections continuent de faire le vide au tour d'elles tellement leur domination aussi bien sur le plan national qu’international devient intenable. Toutefois, Mohamed Djouad, le président du GSP, estime que l'on assiste de nos jours à une nette régression de notre sport du fait qu'il n'existe pas une politique sportive assez claire. On continue à "vivoter" dans l'a-peu-prés. "On pense que Sonatrach nous fournit tous les moyens. On souffre quelque eu du manque de problèmes financiers. Ce qui nous avait permis de sauver ce qui peut l'être, c'est le fait que l'on possède une très bonne organisation qui nous permet d'équilibrer les choses. On possède un bon encadrement. Il ne faut pas oublier que nos sections sportives participent aux compétitions internationale. Ce qui nous coûte très cher.
Il faut préciser que le MJS et la Wilaya ne nous aident pas. Sonatrach nous assure un budget de fonctionnement". Concernant l'application du professionnalisme dans le football, Djouad demeure sceptique du fait que l'on a pas lancé le professionnalisme sur de bonnes bases du fait que les acteurs du football actuels "ne sont pas des professionnels. On doit d'abord oeuvrer à les rendre professionnels avant de lancer le professionnalisme. On est encore loin du compte. Seule l'USMA est bien aidée à cause de la présence de Haddad. Si celui-ci venait à partir, ce sera très difficile pour ce club.
Les autres clubs sont loin du professionnalisme" avait-il dit. Il est certain que le professionnalisme qui entame sa deuxième année dans notre sport-roi en Algérie souffre d'une manière criarde du manque de moyens financiers, mais aussi infrastructurels. Il est certain pour que les choses aillent dans le bons sens, il faut que les pouvoirs publics s'investissent un peu plus en clarifiant comme il le faut la politique sportive qu'il faudra appliquer pour que la situation aille dans la bonne voie. Ce n'est pas encore le cas de nos jours.
HAMID GHARBI

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions