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Workshop sur la surveillance du scrutin : Tout repose sur la neutralité des magistrats

Pour l’universitaire, M. Boukhenissa, «l'Etat a réuni toutes les garanties juridiques visant à consacrer la transparence des élections à travers une supervision judiciaire».

PUBLIE LE : 12-02-2012 | 0:00
Ph : Louisa

“La participation des citoyens aux élections est nécessaire. Cependant dans notre société, l’abstentionnisme est devenu un fait important. » C’est par ces termes que s’est exprimé, hier, lors d’un «Workshop» tenu à l’hôtel  Safir, Mme Fatiha Ben Abou, professeur à la faculté de droit à l’université d’Alger.
Durant cette rencontre relative à la surveillance des élections, les standards internationaux et les expériences arabes,  l’oratrice a souligné que « le contrôle du processus électoral est un test démocratique très important.»
Elle dira dans ce contexte que « le pouvoir ne cesse d’augmenter les dispositions  pour assurer la transparence des prochaines échéances électorales. »
Pour l’universitaire, si risque il y a, ça sera, inéluctablement, celui de « l’interférence de compétences » qui peuvent se produire sur le plan juridique.
Mettant l’accent sur la fraude électorale, Mme Ben Abou stipule que tout changement est forcément tributaire de l’éradication de la fraude électorale. Selon elle, même si la nouvelle loi sur les élections a renforcé le contrôle sur le processus électoral, il reste du pain sur la planche pour réduire de façon significative le phénomène de la fraude.
Dans cet ordre d’idées, le conférencier pose une question de taille : les magistrats, acteurs  politiques et personnalités nationales chargés de contrôler et de superviser les élections réussiront-ils à rassurer les électeurs et les acteurs politiques sur la sincérité et la transperce des prochaines joutes ?
Sans ambages, elle souligne que « le succès des prochaines élections repose sur la neutralité des magistrats. » Et d’ajouter que « la commission nationale de supervision des élections qui veillera sur le processus électoral du dépôt de candidatures jusqu'à la fin du scrutin, jouit de pleines prérogatives pour la prise de décisions contre d’éventuels dépassements lors du processus électoral.
Pour sa part, M. Djoudi  Djelloul chargé de communication du Parti des travailleurs (PT) a indiqué à El Moudjahid que «les commissions  de surveillance  électorale  doivent impliquer des représentants des partis politiques. Sans cela, le rapport de ces commissions « ne sera pas  crédible ». 
De  son côté  M. Ahmed Boukhenissa, enseignant à l'Université d'Alger a mis l’accent  sur  le rôle de la justice dans la transparence  des élections. A cet effet, il indique que « l'Etat a réuni toutes les garanties juridiques visant à consacrer la transparence des élections à travers une supervision judiciaire ».
D’autre part, M. Radwan Masmoudi, président du Centre d'études sur l'islam et la démocratie à Tunis et à Washington, a indiqué que « la consécration de la transparence des élections nécessite une volonté politique effective. »
Il ajoute que « l'Algérie  est capable d'assurer la transparence des élections et permettre ainsi une transition démocratique. » Il est à noter que l'atelier qui a vu la participation de représentants de partis politiques et de la société civile, a présenté, outre l’expérience algérienne, les expériences tunisiennes et égyptiennes en matière de supervision d'élections.
Makhlouf Aït Ziane
 

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