Ph : Hammadi
La troisième édition du festival Culturel International d’Abalessa Tin Hinan pour les Arts de l’Ahaggar sera lancée dans quelques jours (du 14 au 19 février). Avec pour ambition de devenir un lieu de préservation, de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel. Aussi, la transmission est le credo de la troisième édition. Selon M. Farid Ighil Ahriz, commissaire de ce festival, cette édition, qui mettra la région de l’Ahaggar sous les feux de la rampe sera un peu particulière. Elle sera la première qui portera ses activités artistiques au-delà du campement du festival. La programmation couvrira un territoire plus grand. Le festival proposera des activités à Abelassa et à In Salah.
Lors de la rencontre avec les représentants de la presse nationale, venus en force, organisée, hier, au Forum d’El Moudjahid, M. Ighil Ahriz est longuement revenu sur ce jeune festival qui voit grand et dont l’objectif principal reste la collecte du patrimoine immatériel de la région. Dans cette perspective, il a été décidé, pour l’édition 2012, d’associer le centre universitaire de Tamanrasset dans l’animation des ateliers du festival pour justement identifier les détenteurs du patrimoine culturel immatériel dans le but d’instaurer un véritable partenariat avec l’élite scientifique et culturel locale. Comme le programme est culturel et scientifique une place spéciale a été réservée à l’association d’astronomie de Tamanrasset et ce, après avoir constaté le succès réalisé lors de la deuxième édition. Et c’est donc quelque 450 participants, venus du Mali, du Niger, de la Mauritanie, du Congo Brazzaville et de la Côte d’Ivoire qui sont attendus dans la capitale de l’Ahaggar. Et à propos de l’animation des concerts, on peut citer quelques noms, à l’image de Tissilawn (Djanet), Imerhene (Tamanrasset), Mesbahi (Djanet), Lalla Badi Lalla (Tamanrasset)… En ce qui concerne la participation étrangère, on peut citer Bombino (Niger), Tinariwen (Mali), Malouma (Maurétanie), Royaume Zipmpa Pompa, Djéli Moussa Condé… qui feront sans aucun doute le bonheur de leur nombreux fans. Ces concerts se dérouleront au niveau de la grande scène de la l’esplanade du 1er-Novembre. Il faut souligner que les enfants ne sont pas en reste. Bien au contraire ils sont à l’honneur. Au programme figurent un atelier dessin et un autre dédié à la photographie. Animé par l’artiste peintre Djahida Houadef, l’atelier dessin consiste en la création d’une fresque composée par des dessins faits par des enfants de la région. Quant à l’atelier consacré à la photographie, il invite les bambins de Tam à s’initier au zoom et à immortaliser leur environnement. L’autre belle tradition du festival, l’atelier danses et musiques africaines invite les enfants au voyage à travers les cultures africaines. Quant au 7e art, il n’a pas été oublié. Des films documentaires et de fiction seront projetés chaque jour. Et enfin pour rendre à l’Imzad et ses détentrices la place qui leur est due, le festival a érigé cette année une tente spécialement dédié à cet art. Longue vie à ce festival.
Nora Chergui
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Concours contes et légendes Sahariens
Sous le signe du « Changement dans la continuité »
La troisième édition du concours contes peut être placée, selon les organisateurs, sous le signe du changement dans la continuité. Continuité dans la composition du jury. Continuité dans la réflexion pour améliorer l’organisation. Quant au changement, il réside dans la modification dans les catégories du concours. En effet, au lieu des critères d’âge utilisés lors des deux précédentes éditions. Les participants devront concourir sur la base des critères de support productions écrites et productions audio ou audiovisuelles et ce dans les trois langues, tamazight, arabe et français. Le concours reste ouvert aux 7 / 77 ans.
N. C.
Célébration du 50e anniversaire de l’indépendance
Un atelier réservé aux récits historiques
Dans le cadre de la célébration du 50e anniversaire de l’Indépendance un atelier, animé par M. Rachid Bellil, chercheur au CNRPAH, sera consacré au thème « récits historiques et poésie » dans l’objectif de recueillir des informations sur la perception et le vécu de la pénétration coloniale dans la région de la résistance de la population et qui se sont transmis par le biais de la tradition orale. Cet atelier concerne deux types de détenteurs de savoir. Ceux qui pratiquent la poésie et ceux qui, de par leur position sociale ou de par leur capacité de mémoriser les dires des anciens, sont en mesure de transmettre ce que les différentes générations qui ont vécu des événements importants ont produit comme récits historiques réalistes ou poétiques. Les rencontres seront filmées ou enregistrées. La seconde phase consistera en la transcription des témoignages en vue de la production d’un corpus écrit qui servira de document historique pour les travaux de recherche sur l’engagement de cette région dans la lutte contre le colonialisme.
N. C.
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