vendredi 15 novembre 2019 15:09:49

Ould Abbès lors d’une journée parlementaire : Le problème du vaccin définitivement réglé

6 000 postes d'emploi pour les médecins spécialistes, généralistes et les paramédicaux

PUBLIE LE : 02-02-2012 | 0:00
D.R

Le gouvernement doit faire un effort pour assurer un programme de vaccination intégrant les nouveaux vaccins, ainsi qu’envisager la production de vaccin en Algérie.

Il est très important de revoir la politique de vaccination en Algérie en introduisant de nouveaux vaccins dans le calendrier vaccinal national. C’est ce qu’ont estimé hier à Alger la majorité des professeurs présents lors de la tenue de la journée parlementaire sur le thème «Optimisation du calendrier vaccinal national» par l'Assemblée populaire nationale (APN). Le professeur Rachida Boukari, présidente de la Société algérienne de pédiatrie et chef de service de pédiatrie au CHU de Blida,  a déclaré que le but de cette journée est de sensibiliser l’opinion publique sur l’importance de la vaccination, l’introduction de nouveaux vaccins et de dégager une série de recommandations allant dans ce sens. Parmi ces recommandations, la Société algérienne de pédiatrie propose de mettre en place un comité technique national des vaccinations pluridisciplinaire composé de pédiatres, infectiologues, épidémiologistes, microbiologistes, de représentants de l’Institut national de santé publique (INSP) et de la direction de la prévention du MSPRH.  Il revient à ce comité d’optimiser le futur calendrier national de vaccination et d’adopter ou non de nouveaux vaccins en tenant compte de l’épidémiologie, des données de surveillance des vaccins et des recommandations de l’OMS en matière d’élimination des maladies. Mais il apparaît évident que, comme le préconise l’OMS, si l’on veut atteindre les objectifs du millénaire qui consistent en la réduction des 2/3 de la mortalité des moins de 5 ans, l’intensification du PEV et l’introduction de nouveaux vaccins sont des actions primordiales.  
Pour sa part, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière M. Ould Abbès, a déclaré que 230 importateurs de médicaments se sont vus retirer leur agrément pour avoir failli à leurs missions et causé  dernièrement la pénurie de certains médicaments. Il a ajouté que «tout importateur de médicaments convaincu  de manquement à sa mission se verra retirer immédiatement l'agrément». Il a assuré que le problème du manque de médicaments est définitivement réglé en insistant sur le souci du ministère de tutelle de traiter à temps tout dysfonctionnement en la matière afin d'éviter de tels problèmes à l'avenir. A une question sur la pénurie de médicaments dans certaines officines,      M. Ould Abbès a précisé que le ministère était responsable seulement de l'approvisionnement des hôpitaux en médicaments par le biais de la Pharmacie  centrale des hôpitaux, appelant les pharmacies privées à contacter le ministère pour l'informer des médicaments qui risquent de manquer.    M. Ould Abbès a évoqué ce qu'il a qualifié de grand scandale de la Pharmacie centrale des hôpitaux dont les dettes ont atteint 27 milliards  de dinars, affirmant que «ces dettes ont été totalement effacées». D’autre part il a annoncé que l'Etat a doté l'Institut Pasteur d'un montant de 3 milliards de DA pour l'achat de vaccins. M. Ould Abbès a précisé que le problème «ne réside pas dans le manque de vaccins  mais dans la mauvaise distribution» et en raison d’une organisation défaillante, ajoutant que son département  ministériel «œuvre pour la résolution progressive de ce problème. Les différents types de vaccins n'ont jamais enregistré un manque, à  l'exception du vaccin contre l'hépatite, le contrat conclu entre la tutelle  et l'entreprise indienne productrice de ce vaccin ayant pris fin», a souligné le ministre, ajoutant que ce problème «a été réglé rapidement». Le vaccin contre l'hépatite est disponible depuis deux jours, et sa  distribution a été entamée, a-t-il indiqué.      
 Soucieux de préserver la santé du citoyen, l'Etat s'emploie à améliorer  les prestations de santé offertes aux citoyens d'autant qu'il a consacré une  importante enveloppe financière au budget de la santé de 2012, estimée à 404 milliards de DA contre 60 milliards de DA en 2006, a affirmé        M. Ould Abbès.       
   S'agissant de la production de vaccins au niveau local, le ministre  a indiqué qu'à l'heure actuelle, nos potentialités demeurent insuffisantes.     Seuls cinq laboratoires produisent des vaccins à travers le monde.
Pour la Société algérienne de pédiatrie, le gouvernement doit faire un effort pour assurer un programme de vaccination intégrant les nouveaux vaccins ainsi qu’envisager la production de vaccin en Algérie.
De son côté le professeur en pédiatrie A. Laraba a expliqué qu’en dépit des coûts des vaccins, la vaccination est l’un des investissements les plus rentables en matière de santé publique. Elle représente la mesure de santé publique la plus efficace. Le professeur propose l’introduction de nouveaux vaccins tel que le vaccin anti-coquelucheux acellulaire indispensable pour vacciner les sujets de plus de cinq ans car il donne moins de complication, le vaccin actuel ne pouvant pas être utilisé chez l’enfant de plus de six ans. L’introduction du vaccin antipolio injectable indisponible lors de la phase finale d’éradication de la poliomyélite et le vaccin contre la rubéole qui pourrait être couplé au vaccin anti-rougeoleux. A. Laraba a tenu à indiquer que certain de ces vaccins sont déjà introduits chez nos voisins maghrébins.
Wassila Benhamed

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6 000 postes d'emploi  pour les médecins spécialistes, généralistes et  les paramédicaux
Le ministre de la Santé de la population et de la  réforme hospitalière, M. Djamel Ould Abbes a annoncé mercredi à Alger l'ouverture  de 6000 postes d'emplois pour les médecins spécialistes, généralistes et paramédicaux. 2000 postes d'emplois seront réservés aux médecins généralistes et  le même nombre pour les médecins spécialistes ainsi que pour les paramédicaux,  a ajouté M. Ould Abbes dans une déclaration à la presse en marge des travaux  d'une journée d'étude parlementaire sur la vaccination.  Afin d'assurer le bon déroulement de l'opération de recrutement,  M. Ould Abbes a affirmé qu'il veillerait personnellement sur les opérations  du recrutement. Les salaires des médecins généralistes et paramédicaux « sont pris  en charge définitivement », a indiqué M. Ould Abbes qui a ajouté que les salaires  respectables qu'ils reçoivent maintenant vont mettre un terme à leur besoin  de travailler dans le secteur privé.                 W. B.

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