mardi 22 mai 2012 21:23:10

La crise syrienne débattue à l’ONU : Présentation d'un nouveau projet de résolution au nom de la Ligue arabe

Ban Ki-moon espère une réunion fructueuse

PUBLIE LE : 01-02-2012 | 0:00
D.R

Le Conseil de sécurité de l'ONU devait étudier hier, un projet de résolution qui reprend les grandes lignes d'un plan de la Ligue arabe, le document a suscité de vives critiques de la part de Moscou qui a annoncé son opposition au texte, tandis que les affrontements s'intensifient  autour de Damas.      

Il s'agit du troisième projet de résolution sur la Syrie depuis le début des violences le printemps dernier. Le premier a reçu un double veto russe et chinois. Le second, présenté par la Russie, faisait porter la responsabilité des violences en Syrie aussi bien sur le pouvoir que sur l'opposition syrienne,  une option rejetée par les pays occidentaux. Cette fois, le plan est élaboré par la France, la Grande Bretagne et l'Allemagne (en approbation des pays arabes). Hier après-midi, le secrétaire général de l'Organisation a présenté le projet avec le Premier ministre du Qatar, cheikh Hamad ben Jassem Al Thani, devant le Conseil de sécurité. Les ministres des Affaires étrangères français, britannique et américain vont plaider en sa faveur. Le texte reprend les propositions de la Ligue arabe pour mettre fin  au conflit : " l'appel à l'arrêt de toutes les violences, la libération de toutes les personnes détenues " arbitrairement ", le retrait des forces armées des villes syriennes et enfin le transfert des pouvoirs de Bachar al-Assad à son vice-président"  avant l'ouverture de négociations avec l'opposition. Le vice-président, sera chargé de former un gouvernement d'union nationale et de préparer des " élections transparentes et démocratiques ", sous supervision internationale et de la Ligue arabe.  Disposant, au même titre également que Pékin, d'un droit de veto et d'un siège permanent au Conseil de sécurité, La Russie exclut toute négociation  de ce texte jugé " inacceptable ". Réaffirmant son opposition à une telle résolution, Moscou a proposé  d'accueillir sur son sol des négociations entre les autorités syriennes et l'opposition. Moscou et Pékin avaient déjà mis leur veto en octobre à un précédent  projet de résolution proposé en octobre par les Occidentaux, qui contenait " un schéma inacceptable de règlement ".  Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Guennadi Gatilov, a estimé lundi que " le document que des pays européens et arabes envisagent de présenter à l'ONU, " n'est pas équilibré ", soulignant qu'" il laisse la porte ouverte à une ingérence dans les affaires syriennes ". Ce nouveau plan intervient après la décision de la Ligue arabe de suspendre  le travail des observateurs en Syrie suite à la récente recrudescence des violences dans le pays. Les affrontements opposant protestataires et armée régulière ont fait une centaine de victimes au cours de ces dernières 24 heures en Syrie, selon  des médias se référant à  l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH),  basé à Londres.   Selon les défenseurs des droits de l'homme, on dénombre au moins 55  civils parmi les morts, 40 personnes ayant péri à Homs (centre), neuf autres  à Deraa (sud), cinq dans la banlieue de la capitale syrienne et une à Idleb  (nord-ouest). 25 soldats, 10 déserteurs et six policiers complètent le bilan des victimes. Selon les estimations des Nations unies, la confrontation entre forces gouvernementales et protestataires a déjà fait plus de 5.000 morts. Pour sa part, Damas affirme que le pays est en proie à des bandes armées  financées depuis l'étranger.

Ban Ki-moon espère une réunion fructueuse  
Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon  a affirmé à Amman espérer que la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU sur la Syrie porterait " rapidement ses fruits ". " J'espère que la réunion du Conseil de sécurité portera rapidement ses fruits et que le Conseil satisfera aux attentes de la communauté internationale ", a dit M. Ban lors d'une conférence de presse conjointe avec le chef de la diplomatie jordanienne Nasser Jawdeh après leur entretien. M. Ban a qualifié la violence en Syrie de " menace pour la paix régionale et internationale". Selon lui, il n'est pas trop tard pour le président syrien. " Le président Assad peut encore prendre des mesures décisives et audacieuses ".    

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