mardi 22 mai 2012 21:03:24

Enseignants contractuels : Le concours de titularisation au mois de février

M. Benbouzid réfute tout lien entre l'enseignant agressé à Relizane et les photos publiées

PUBLIE LE : 30-01-2012 | 0:00
D.R

 

L’évaluation de la mise œuvre des recommandations proposées lors de la dernière rencontre régionale des wilayas du Sud a eu lieu les 11 et 12 janvier dans la wilaya de Tamanrasset a été à l’ordre du jour d’une autre rencontre de coordination des directeurs de l’éducation des wilayas relevant de cette région.

Il s’agit notamment des dispositions  relevant du recrutement  pour l’encadrement des cycles moyen et secondaire, du  renforcement pédagogique par la mise à la disposition des élèves de supports pédagogiques supplémentaires et modernes et de l’élargissement des cours de soutien scolaire.
Et, c’est dans cette perspective que le ministre de l’Education, M. Boubekeur Benbouzid a annoncé, en marge de cette rencontre, que la fonction publique «s'apprête à organiser le concours de titularisation des enseignants contractuels en février» soit juste  après l'entrée en vigueur de la loi de finances 2012.         
 Il a précisé à ce propos,  que le problème des contractuels «sera résolu définitivement».         
Puisque tous les postes budgétaires qu'occupent, actuellement, ces remplaçants seront maintenus et ceux-ci pourront ainsi garder leur poste s'ils répondent aux conditions (licence dans la spécialité).
Le ministre de l'Education nationale a, d'autre part, rappelé que les parties concernées ont, à ce jour, examiné le cas de 30.000 remplaçants contractuels en application d'une instruction ministérielle fixant les mode et conditions  de titularisation directe des enseignants contractuels travaillant au sein d'établissements éducatifs relevant du ministère de l'Education nationale.     
Il a ajouté que les postes budgétaires existant en application des instructions du Premier ministre ont dépassé les 50.000, soulignant que le secteur de l'éducation  nationale «ne souffre aucun déficit en matière de postes budgétaires». Le problème «concerne certains problèmes bureaucratiques générés par des lois de la fonction  publique inadaptées à la situation actuelle», a-t-il tenu à faire remarquer.   M. Benbouzid a affirmé enfin, que le problème a été pris en charge par  la direction de la fonction publique et les lois amendées se trouvent, actuellement, sur la table du Premier ministre pour signature.

1.000 enseignants de français recrutés pour pallier définitivement le déficit  
Par ailleurs, il a été convenu entre les responsables du secteur et leur tutelle, que la couverture des besoins des wilayas du Sud en matière d’encadrement pédagogique, notamment dans les régions enclavées, doit être basée sur le recrutement d’enseignants qualifiés et spécialisés et la mobilisation des moyens pédagogiques nécessaires pour le bon fonctionnement des établissements scolaires. Dans ce contexte, 1.000 enseignants de langue française, tous cycles confondus, ont été recrutés tout récemment au niveau de ces wilayas afin de pallier définitivement le déficit enregistré en la matière.
Le premier responsable du secteur a affirmé avoir constaté lors de sa dernière visite qu'"aucune région du grand Sud, à savoir Tamanrasset, Illizi, Béchar et Adrar ou encore Tindouf jusqu'à Tin Zaouatine, ne manquait d'enseignants en langue française". En vue de pallier le déficit estimé à environ 1.000 enseignants, «des enseignants des wilayas du Nord ont été sollicités et ont bénéficié d'importantes mesures incitatives à l'instar des logements mis à leur disposition pour leur permettre d'accomplir leurs missions dans de bonnes conditions», a précisé M. Benbouzid.
Il faut dire que, au vu de l’éloignement, ces wilayas doivent disposer de tous les moyens nécessaires au même titre que les wilayas du Nord pour faire aboutir les réformes du secteur.
Un programme de prise en charge de cette question a été tracé avec un quota de 6.000 logements alloués dans un premier temps pour couvrir les besoins les plus urgents du secteur non sans compter sur les efforts complémentaires des walis ainsi que sur ceux des inspections de la fonction publique qui vont déroger à certaines formes de recrutement nécessitant beaucoup plus de temps.
Selon le ministre la situation en matière de couverture des besoins pédagogique est maîtrisable. Pour ne citer que Tamanrasset, le nombre total des besoins est de 37 enseignants, tous cycles confondus. 16 dans le primaire, 3 dans le moyen et 7 dans le secondaire dont 17 en langue étrangère et 2 en mathématiques ainsi que d’autres spécialités de confort, créées dans le cadre de la réforme, telle que l’éducation artistique.
Par ailleurs, ces wilayas ont vu la création de commissions pédagogiques au niveau de tous les paliers de l’enseignement qui ont  pour mission l’encadrement des élèves tout au long de l’année scolaire et l’améliorer des résultats des différents examens de fin d’année scolaires. Selon les directives du ministre ces commissions  devraient prendre en charge de manière permanente les élèves à travers la coordination continue avec les directeurs de l'éducation d'une part et l'Inspection générale de la pédagogie d'autre part et ce afin d'assurer le suivi pédagogique de l’élève et la disponibilité de moyens didactiques au niveau des différents établissements scolaires.
Sarah SOFI

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M. Benbouzid réfute tout lien entre l'enseignant agressé à Relizane et les photos publiées   
Le ministre de l'Education nationale, M. Boubekeur Benbouzid a réfuté, hier, à Alger "tout lien" entre l'enseignant qui a été  agressé par un de ses élèves dans la wilaya de Relizane et les photos publiées par certains quotidiens ou sites sociaux. Le ministre, qui s'exprimait en marge de la réunion de coordination  avec les directeurs de l'éducation des wilayas du Sud, a affirmé avoir parlé  avec le directeur de l'éducation de la wilaya de Relizane qui lui a précisé que les photos de l'enseignant agressé publiées par certains quotidiens et sites sociaux "n'ont absolument rien à voir avec l'enseignant concerné".         
  Nouvellement recruté, l'enseignant, en question, n'a pas été frappé comme  l'a rapporté la presse, a dit le ministre dénonçant "un mensonge". Il a révélé avoir donné des instructions au directeur de l'éducation  de Relizane pour qu'il rende public un communiqué portant les informations et détails sur cette affaire.     Par ailleurs, M. Benbouzid a souligné "l'intérêt particulier" accordé par son département à la lutte contre la violence dans les écoles à travers l'application des lois soulignant que la réalisation d'un tel objectif "passe par la mise à contribution de tous les secteurs outre la société et la famille".

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