mardi 22 mai 2012 21:02:11

Colloque national à l’université Ferhat-AbbAs : «Sétif, histoire et civilisation»

«Nous organisons cette rencontre avec l’espoir de nous ouvrir davantage sur l’environnement, de procéder ainsi à un repérage de thèmes susceptibles d’être étudiés et de nous pencher davantage sur d’autres sujets déjà pris en charge par d’autres chercheurs agissant dans d’autres universités

PUBLIE LE : 30-01-2012 | 0:00
D.R

«Nous organisons cette rencontre avec l’espoir de nous ouvrir davantage sur l’environnement, de procéder ainsi à un repérage de thèmes susceptibles d’être étudiés et de nous pencher davantage sur d’autres sujets déjà pris en charge par d’autres chercheurs agissant dans d’autres universités, et, partant, mettre en place un canevas des priorités qui devront être étudiées par notre université à court et moyen terme.


Le fait que nous mobilisions, aujourd’hui, 33 enseignants venus de  différentes universités et qui véhiculent des problématiques dans le cadre de leur thèses fondées essentiellement sur la région de Sétif, se traduira indéniablement par un nouveau regard de nos étudiants sur toutes ces problématiques, loin du cours magistral qu’ils ont l’habitude de recevoir.
Il s’agit, pour eux, de mieux réfléchir la région, comme celle de Sétif que nous avons classée comme priorité territoriale compte tenu des potentialités extraordinaires qu’elle compte et qui nous permettent justement de véhiculer une part importante de l’histoire de l’Algérie.»
Ces propos de M. Aibèche Youcef, président du comité d’organisation du colloque intitulé «Sétif, histoire et civilisation » organisé par le département histoire et archéologie de la faculté des sciences humaines et sociales de l’université Ferhat-Abbas en collaboration avec le musée de Sétif, attestent on ne peut mieux de l’importance d’un tel thème quand on sait notamment l’histoire mouvementée qu’a connue la région de Sétif depuis la nuit des temps.
Une rencontre d’autant plus importante  qu’elle réunit des spécialistes en la matière, chercheurs, universitaires et qui au delà du fait qu’elle permettra de mettre au grand jour les travaux déjà effectués ou entamés dans ce domaine, s’inscrit dans une optique de repérage et de ciblage de mécanismes à même de dégager dans une vision commune, les problématiques les plus pertinentes qui concernent le devenir de la recherche en matière d’histoire et d’archéologie dans cette région.
Aussi, plusieurs axes de réflexion sont ouverts dans ce contexte, se rapportant notamment, aux personnalités de la région de Sétif, ville d’art et d’histoire, à l’histoire et la civilisation, au volet inhérent à l’histoire culturelle et même à l’histoire politique.
Autant de sujets qui s’inscrivent indéniablement dans le cadre d’un partenariat avec l’université et inciteront à mieux construire le présent sur le passé dans un parcours aussi riche que varié qu’aura connue la région de Sétif.
Sur les dix séances programmées tout au long de ce colloque, huit se dérouleront en plénière et sont ainsi orientées sur l’histoire culturelle, les mouvements religieux dans la région, l’économie antique sur ce même territoire, la ville, le mouvement national, l’étude historique et monétaire, l’étude de sites importants à l’instar de Kef Zmen et bien d’autres sujets non moins importants.
Autant de thèmes qui attestent de la place non négligeable qu’a occupé la région de Sétif dans le parcours des événements historiques depuis l’antiquité, voire même depuis ces premières traces de la présence humaine, tant et si bien que certains affirment que si la faille de l’humanité se trouve au Kenya, celle de la présence humaine dans le Maghreb, se trouve dans la région de Sétif, précisément à Aïn Lahnèche.
F. Z.

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