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A une semaine de la fête d’el Maoulid Ennabaoui Echarif : La mercuriale en folie

La régulation du marché des produits de large consommation est considérée actuellement comme étant l’une des préoccupations majeures du gouvernement.

PUBLIE LE : 29-01-2012 | 0:00

La régulation du marché des produits de large consommation  est considérée actuellement comme étant l’une des préoccupations majeures du gouvernement. -Pour faire face à cette problématique structurelle, le ministère du Commerce compte organiser prochainement une journée d’étude pour soulever ce problème qui influe sur la régulation du marché. Et c’est pour mieux cerner la problématique que Mustapha Benbada, ministre du Commerce, a déclaré récemment que la régulation du marché  est liée à l’organisation. «Il y a un problème d’organisation commerciale efficace, en l’absence de laquelle on ne peut parler de régulation. Parce que la régulation est le produit d’un système de fonctionnement.»
Le ministre a aussi regretté le fait que «l’Etat a très peu investi dans les infrastructures commerciales telles que les marchés de gros et de détail». Une situation qui a défavorablement influé sur l’état du marché de la consommation en général.
En effet, sur le terrain, comme cela a été constaté de visu, un mois après l’avènement de la nouvelle année, et à  une semaine de la fête d’El Maoulid Ennabaoui Echarif, les prix des produits de première nécessité affichent toujours une hausse excessive.  
Lors d’une virée que  nous avons effectuée hier au niveau des marchés de la capitale, nous avons remarqué qu’à titre d’exemple, le prix de la tomate qui n’était que de 80 DA les premiers jours  de l’année a atteint 100 DA, le prix de la pomme de terre balance entre 45 et 50 DA.
Les prix des carottes tournent autour des 60 DA, de même que le navet. Le prix de l’oignon oscille entre 40 et 50 DA, tandis que la courgette qui n’était que de 70 DA a atteint les 110 DA. Ce qui a attiré notre attention, ce sont les prix de la salade et des haricots verts, qui ont connu une augmentation faramineuse : la première est vendue à 80 DA et les seconds à 280 DA. S’agissant des prix du piment vert et du poivron, ceux-ci tournent autour des 140 DA. Les prix des fruits eux aussi n’ont pas échappé à cette augmentation remarquable. Les prix des dattes et de la pomme verte sont respectivement de 350 et 300 DA. La tendance haussière est constatée également pour la viande rouge fraîche (entre 1.500 et 1.600 DA le kilo). Pour ce qui est du poisson, il n’y a qu’à voir le prix de la sardine (400 DA) pour être dissuadé de ne pas chercher à connaître ceux des autres variétés. Sur les lieux, nous avons interrogé certains commerçants sur la question. Haussant les épaules pour la plupart, ces derniers ont indiqué que l’augmentation des prix de certains produits sur les marchés de détail est due à la hausse des prix dans les marchés de gros, ajoutant  que  cette hausse est liée aussi à la  loi de l’offre et de la demande. Selon eux, à l’approche des fêtes religieuses, la demande sur certains produits augmente et provoque donc, automatiquement, une envolée des prix. Des prix dominés par des spéculateurs «sans foi ni loi», qui n’attendent que ces aubaines pour faire des profits hors normes.  
Par conséquent, les prix augmentent. Dans ce cadre, l’un des citoyens rencontré au niveau du marché des Halles nous a indiqué que pour surmonter ce type de crise, «il est grand temps pour  l’Algérie  de songer à définir des stratégies à même de réguler le marché national et de mettre fin aux spéculations».
Makhlouf Ait Ziane
 

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