Les préparatifs en vue des prochaines élections législatives ont été le principal point ayant caractérisé ces derniers jours, l'activité partisane, outre celui relatif à l'organisation des congrès constitutifs des partis en attente de leur agrément.
PUBLIE LE : 29-01-2012 | 0:00
Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS), M. Ali Laskri, a présidé ce week-end, une rencontre régionale des cadres du parti, au niveau de la wilaya de Saïda, consacrée à la position à adopter au sujet des prochaines élections législatives. Lors de cette rencontre M. Laskri a appelé ces cadres à rester à l’écoute des différentes instances, syndicats et associations, concernant la position à prendre au sujet des prochaines échéances électorales.
Il a exposé les avantages et les inconvénients d’une participation du FFS au scrutin. Le premier secrétaire du FFS a indiqué que les débats menés aux niveaux local et régional autour de ce document seront synthétisés et rendus publics par la convention nationale, prévue le 11 février prochain, et le conseil national tranchera ensuite la participation ou non du FFS aux législatives du printemps prochain.
De son côté, le coordinateur de l'instance constitutive du Parti de la liberté et de la justice (PLJ, en attente d'agrément), M. Mohamed Said, a souligné ce week-end, la nécessaire «entente» sur un système institutionnel qui garantisse à l'Algérie une stabilité durable à travers la révision de la Constitution.
Par ailleurs, la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louiza Hanoune, a appelé, vendredi, à l'ouverture de la session ordinaire du comité central du parti, à procéder à un remaniement ministériel, même «partiel», pour favoriser l'organisation d'élections législatives dans un climat «de liberté, de régularité et de transparence». La SG du PT a insisté sur la nécessité d'envisager la formation d'un gouvernement «neutre» afin de réunir les conditions nécessaires à l'organisation d’«élections transparentes, loin de toute fraude».
Elle a appelé le Président de la Républi-que à intervenir pour assurer davantage de transparence aux élections, à travers des mesures à même de combler, selon elle, les lacunes de la nouvelle loi électorale.
Pour sa part, le secrétaire général du mouvement Ennahda, M. Fateh Rebiaï, a annoncé à Alger que le conseil consultatif de son mouvement se réunira en février prochain pour se prononcer sur la participation du parti aux prochaines échéances électorales. Présidant l'ouverture des travaux de la troisième rencontre de la commission nationale de préparation des élections du parti, M. Rebiaï a fait part d'une progression dans la préparation à ce rendez-vous, précisant que «les listes de plusieurs wilayas sont déjà prêtes». M. Rebiaï a proposé la constitution d'un pôle rassemblant les différents partis pour assurer un «meilleur contrôle» des prochaines élections législatives. Par ailleurs, à l'instar des neuf autres partis autorisés officiellement par le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales à tenir leurs congrès constitutifs, le Parti pour la liberté et la justice (PLJ) a organisé, en cette fin de semaine, ses assises avec la participation de 640 délégués venus de 42 wilayas, en présence de personnalités politiques nationales, dont l'ancien président du Haut conseil de l'Etat (HCE), M. Ali Kafi, et l'ancien ministre, M. Ahmed Taleb Ibrahimi.
Lors d'une allocution prononcée à l'ouverture du congrès, le coordinateur de l'instance constitutive du parti, M. Mohamed Saïd, a souligné que l'action de sa formation politique repose sur plusieurs axes, notamment l'édification de l'Etat de droit, la justice sociale, la modernité politique et l'efficacité économique. Il a souhaité que les réformes politiques initiées en Algérie constituent une «nouvelle ère» dans l'histoire du pays.
Sihem Oubraham