mardi 07 fvrier 2012 18:10:23

Agriculture : Les clignotants au vert

L’agriculture en tant qu’activité productive a des incidences certaines sur l’économie d’une manière irréfutable. Son déclin, sa stagnation induisent fatalement des conséquences graves pour les populations.

PUBLIE LE : 31-08-2010 | 23:40
D.R.

L’agriculture en tant qu’activité productive a des incidences certaines sur l’économie d’une manière irréfutable. Son déclin, sa stagnation induisent fatalement des conséquences graves pour les populations. Elles peuvent même hypothéquer leur avenir.
Les nations besogneuses et prudentes parlent désormais d’agriculture durable, celle qui trace et fixe des objectifs et des perspectives sur le long terme, mettant  même en valeur des soucis liés à des considérations qui relèvent de l’agro- écologie.
Cela pousse à admettre qu’il existe un consensus fort et global sur la nécessité de promouvoir ce secteur, de lui accorder toutes les priorités indispensables à son développement. Assurer la nourriture, protéger les terres agricoles demeurent des  tâches vitales.
L’exposé du ministre de l’Agriculture et du Développement rural sur les résultats des activités du secteur pour l’année 2009, les prévisions pour 2010 et un état des réalisations projetées dans le cadre du programme quinquennal 2010-2014, inscrit dans le cycle des auditions annuelles que dirige le Chef de l’Etat sur les activités des différents départements ministériels, autorise un optimisme  de bon augure. Des progrès palpables sont enregistrés qui laissent apparaitre une dynamique de développement impulsée au secteur dans le cadre de la politique de renouveau rural. Tout indique que les  mesures prises pour le valoriser  et les moyens qui sont consentis, portent leurs fruits en termes d’acquis et de résultats.
Cela édifie sur  l’intérêt accordé par le Président de la République M. Abdelaziz Bouteflika dans les deux programmes quinquennaux. Cet intérêt ne faiblira pas. Bien au contraire, il sera consolidé durant le prochain plan quinquennal 2010-2014 puisqu’il est question d ‘assurer la sécurité alimentaire qui reste un attribut de la souveraineté nationale. Le Chef de l’Etat l’a clairement fait comprendre à travers l’appel qu’il a lancé aux agriculteurs, aux éleveurs, aux opérateurs économiques.
L’époque est révolue où l’agriculture était négligée, voire abandonnée à son  sort, ne disposant que de ressources étriquées pour son fonctionnement.
Désormais, le monde agricole et rural n’est plus le parent pauvre, la cinquième roue du carrosse. Pour preuve, le Chef de l’Etat a instruit le gouvernement de veiller à l’application permanente  du programme de soutien à l’agriculture à hauteur de 200 milliards de dinars par an. C’est dire l’importance des efforts  consentis en direction de ce secteur que l’on ne peut hésiter de qualifier de névralgique. Une vision nouvelle prend forme avec la stratégie du renouveau agricole et rural. Les chances de réussite peuvent être légitimement ambitionnées si l’on s’en tient aux résultats encourageants qui sont enregistrés en 2009 compte tenu de l’excellente récolte céréalière et des bons rendements de la culture de la pomme de terre.
L’évidence s’impose d’elle-même. Pour consolider les bases de la sécurité alimentaire, il faut affermir les acquis engrangés. A ce titre, la libéralisation des énergies est plus qu’indispensable pour asseoir les fondements du renouveau agricole.
C’est l’enfance de l’art. Renforcer la sécurité alimentaire c’est encourager la production des produits de base tels que les blés, le lait, les huiles, la pomme de terre, les légumes secs, les viandes rouges et blanches, les œufs…En somme des produits de large consommation qui pèsent malheureusement de tout leur poids dans la facture alimentaire.
Toutes ces actions en amont ont des incidences majeures dans la baisse drastique des importations et dans la concrétisation de la volonté de garantir la sécurité alimentaire. Il reste bien évidemment l’aval. Dans cet ordre d’idée, il y a lieu de réguler le marché des fruits et légumes par le recours à une stratégie de production agricole qui puisse assurer des approvisionnements permanents. C’est très certainement la meilleure manière d’éviter les tendances haussières intempestives et brutales que l’on a observé parfois la mort dans l’âme. Les pratiques spéculatives se nourrissent sans vergogne de ce manque de la production intense et pérenne des produits agricoles. Les analyses les plus crédibles des spécialistes convergent vers ce constat. C’est de leur point de vue, la seule alternative pour que le circuit commercial des fruits et légumes retrouve sa sérénité et sa stabilité, évitant de ce fait de demeurer l’otage des furieuses envolées des prix dopés par des spéculateurs sans âme.
Cet objectif n’est pas insurmontable. Sa concrétisation rassurera les citoyens.
Il est utile de constater que le modèle de développement agricole de notre pays prend en ligne de compte l’intégration des capacités humaines et d’assistance techniques, notamment par l’ouverture du secteur en direction de l’université et des compétences nationales. Cette opportunité va aider à la promotion de notre agriculture dessinée à relever le défi de la production et du taux de sa productivité.
M. Bouraïb
 

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