mardi 26 mai 2020 12:05:52

Installation d’une commission d'étude et d'adaptation de l'espace urbain d’Alger aux changements climatiques

Une ceinture de sécurité pour la capitale

PUBLIE LE : 28-01-2012 | 0:00
D.R

« Le changement climatique  et les risques naturels sont un exemple de problématique commune à l’ensemble de la région méditerranéenne, pour lequel un échange de connaissances et de bonne pratique au niveau régional peut avoir de l’intérêt. » C’est ce qu’a indiqué jeudi, le ministre de l'Aménagement du territoire et de l'Environnement, M. Chérif Rahmani,
S’exprimant, en marge de l’installation officiel le du comité de pilotage de l’étude sur l’adaptation de la ville d’Alger au changement climatique  et au risques naturels, M. Chérif Rahmani a souligné que cette étude a pour objectif, de renforcer les capacités des institutions algériennes dans l’adaptation au changement climatique et gestion des risques naturels et plus particulièrement, de fournir aux institutions algériennes un outil méthodologique pour la caractérisation des vulnérabilités urbaines et l’adaptation au changement climatique qui pourra être utilisé sur d’autres sites.
Cette  commission technique, qui est une instance consultative est composée d'experts algériens chargés du suivi de l'état d'avancement et de l'évaluation  de l'étude sur le plan technique, outre la facilitation des échanges entre les bureaux d'études et les partenaires techniques. Cette étude s'inscrit dans le cadre de la démarche du traitement intégré des enjeux de la Méditerranée, lancée par le Centre de Marseille pour l'intégration en méditerranée (CMI) au niveau régional, en coordination avec la Banque mondiale (BM). M. Rahmani, soulignera la nécessité d'élaborer cette étude en vue de réduire les risques du réchauffement climatique, indiquant par ailleurs,  que la problématique du changement climatique et des risques naturels du milieu urbain est d’une importance particulière sur le littoral algérien. Le ministre ajoutera que 40 % de la population  du pays soit environ 12 millions d’habitants, résident sur le littoral, un territoire qui représente à peine 1.9 % de la superficie totale du pays.
Cette densité se traduit par une urbanisation massive qui fragilise un environnement naturel exposé au changement climatique.  Mettant l’accent sur le choix de la capitale comme modèle dans le cadre de cette étude M. Chérif Rahmani a fait savoir que  son choix est lié  à son potentiel de production, tout en étant très exposée aux catastrophes naturelles. Il dira dans ce contexte que cette étude qui concernera, en premier lieu, la ville d'Alger sera élargie  à  huit  villes algériennes exposées aux catastrophes naturelles,  le ministre, précisera à cet effet,  que ces villes connaîtront une croissance démographique pouvant dépasser les 14 millions d'habitants à l'horizon 2030.

Ouverture des plis, le 17 février
De son côté, Mme Mathilda Mouton consultant a déclaré à  notre journaliste que « cette étude est très importante, tant que celle-ci réduira le risque aggravé par le changement climatique qui peut être des inondations et l’augmentation du niveau de la mer. Afin d’éviter ce risque les meilleures solutions que nous proposons est de ne pas construire sur les zones où il y a risque et de renforcer les bâtiments construits sur ces zones ». Concernant la question du coût de cette étude notre interlocutrice a souligné « que celle-ci  sera débattue au moment de l’ouverture des plis. La durée de l’étude est estimé à 14 mois. Pour l'élaboration de cette étude, Mme Mathilda Mouton a indiqué qu’un appel d'offres ouvert, sur une base de données existe en Algérie, a été lancé dernièrement pour choisir un bureau d'étude qui comportera des experts internationaux et nationaux. »   Elle dira dans ce sens que « l'étude sera élaborée par un bureau d'étude composé d'experts, internationaux et algériens, en adaptation aux changements climatiques, sous l'égide du CMI,  crée en 2009. »  A ce  titre,  selon elle, une étude a été effectuée sur les effets des changements climatiques, ayant concerné cinq villes méditerranéennes dans un premier temps, à savoir : Tunis (Tunisie), Casablanca (Maroc), Alexandrie (Egypte), Beyrouth  (Liban) et Amman (Jordanie) où  le coût est estimé à 1,5 million de dollars.
Makhlouf Ait Ziane
 

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