Programme présidentiel et développement : Le citoyen au centre des préoccupations

S’il faut consentir à l’exercice d’une lecture que l’on souhaite objective, impartiale et dénuée de tout excès, proposer quelques clés d’interprétation au sens qu’il faut donner aux auditions annuelles que dirige le Chef de l’Etat, M. Abdelaziz Bouteflika, au sujet des activités des différents départements ministériels, alors tous les indices et les signes démontrent de manière indubitable que le Chef de l’Etat veut mettre le citoyen au centre de ses préoccupations, en faire un élément actif dans le processus de développement qu’il a entamé il y a une décennie.
PUBLIE LE : 30-08-2010 | 23:18

S’il faut consentir à l’exercice d’une lecture que l’on souhaite objective, impartiale et dénuée de tout excès, proposer quelques clés d’interprétation au sens qu’il faut donner aux auditions annuelles que dirige le Chef de l’Etat, M. Abdelaziz Bouteflika, au sujet des activités des différents départements ministériels, alors tous les indices et les signes démontrent de manière indubitable que le Chef de l’Etat veut mettre le citoyen au centre de ses préoccupations, en faire un élément actif dans le processus de développement qu’il a entamé il y a une décennie. Au-delà de l’aspect évaluation de l’action des ministres en charge des projets dont ils ont mission de mener à bien, il convient de dire et les faits le prouvent, que ces réunions convergent dans le même sens et imposent un seul constat. Tous les efforts consentis par les pouvoirs publics ont pour finalité la prise en charge des conditions de vie des citoyens, la consolidation de leur pouvoir d’achat, l’amélioration effective de leur situation sociale et économique. L’objectif est de les impliquer de plain-pied dans la sphère du développement durable. La promotion des citoyens, la prise en charge de leurs aspirations légitimes sont un préalable incontournable dans l’œuvre de renouveau national.
Cette ambition constitue un engagement de la part du Premier magistrat du pays qu’il a réitéré à maintes occasions.
Cela se confirme encore une fois avec la tenue de ses auditions annuelles. Le Président de la République a instruit dans ce cadre le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales et l’a chargé de diligenter la finalisation de la révision des codes de commune et de wilaya.
Cette insistance n’est pas le fait du hasard ni le fruit d’un caprice mais elle traduit amplement ce souci d’être à l’écoute des préoccupations citoyennes en renforçant les possibilités de rapprochement de l’administration locale du citoyen, de réconcilier la population avec les institutions de l’Etat.
Le message est clair. Le renforcement des canaux de communication entre le citoyen et l’administration locale est un gage de confiance réciproque, d’apaisement des risques d’incompréhension de querelles stériles et inopportunes.
Un tel climat de confiance mutuelle est à même de hisser la notion de service public au diapason des exigences de nos concitoyens. C’est un des fondements de l’Etat de droit.
Il est notoirement reconnu que la wilaya et la commune incarnent le premier trait d’union entre le citoyen et son administration. Ce sont des rouages essentiels dans l’architecture de l’Etat. En mettant l’accent sur la nécessité de veiller à finaliser le projet de révision des codes de commune et de wilaya, le Chef de l’Etat veut affirmer le rôle de l’administration locale, de clarifier les missions et les prérogatives des élus dans leur interaction avec elle. L’objectif est clair. Il consiste à lui conférer toute l’efficacité requise et à la hisser à la hauteur des aspirations de la population.
Partant du postulat que la commune est le premier maillon de la chaîne de l’Etat, le premier socle de la démocratie représentative et compte tenu également du fait qu’elle se doit de jouer un rôle actif dans le processus de développement local, il faut donc appréhender sous cet angle la nécessité de lui impulser la dynamique indispensable à son essor.
La redynamisation de l’administration locale est un impératif car elle concrétise à bien des égards, l’option prise par l’Etat en faveur d’une pleine insertion des citoyens dans l’œuvre de développement globale de notre pays.
Il est admis que la promotion de la population, son émancipation ne se décident pas de manière unilatérale. Cela nécessite une mobilisation de tous les instants et une adhésion sans faille de la part de toutes les énergies et de toutes les aptitudes.
Le plan quinquennal 2010-2014, initié par le Président de la République constitue une étape particulièrement cruciale dans le processus de développement de notre nation. L’Etat va consacrer la somme faramineuse de 286 milliards de dollars, pour parachever la stratégie de renouveau national. Cela impose une performance dans la gouvernance, une fiabilité dans le système de gestion et de contrôle dans la conduite et la maîtrise des projets qui seront initiés. De même que la vigilance est requise dans la rationalisation des dépenses, des moyens à mobiliser à bon escient. C’est pour cette raison qu’il constitue un moment fort d’affirmation de la culture de l’Etat dans ses manifestations les plus saillantes et les plus probantes.
M. Bouraïb
 


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