D.R.
La loi de Finances complémentaire 2010, approuvée mercredi passé en Conseil des ministres et sous la présidence du Chef de l’Etat, a exprimé une attention particulièrement louable au secteur du livre. Dans le souci d’impulser une dynamique de soutien à la culture, il a été décidé l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (T.V.A.) du papier servant à la fabrication du livre. Cette décision est un signe qui ne trompe pas.
Elle renseigne certainement sur la volonté des pouvoirs publics à donner un élan salvateur à une industrie du livre que l’on veut promouvoir et consolider d’une manière générale après tant d’années de vaches maigres.
Cette mesure ne manquera pas de satisfaire les vœux des libraires, des éditeurs, des lecteurs, des conservateurs de bibliothèques, du grand public avide de lectures et de belles choses de l’esprit.
Le livre est un puissant vecteur de culture et de diffusion des connaissances. C’est dire l’importance qu’il faut lui accorder et la nécessité de mobiliser les moyens adéquats et les ressources indispensables en vue de lui permettre de jouer un rôle important en tant que facteur d’élévation morale et culturelle.
La promotion du livre, son essor, sa large propagation dans toutes les couches de notre société, représentent une préoccupation constante des pouvoirs publics. Ils participent de la politique de renouveau culturel instauré dans notre pays.
La culture bénéficie désormais de la sollicitude de l’Etat et les efforts qui sont déployés dans le sens de sa promotion, de sa redynamisation, témoignent indéniablement de cette impulsion vigoureuse qui lui est donnée depuis une décennie. Il est évident que les importantes dotations et les crédits consistants qui lui sont accordés attestent de cette détermination à promouvoir un secteur que l’on n’a pas suffisamment entouré de l’attention qu’il était en droit d’exiger.
Il était impératif d’engager des actions fortes en termes de maillage du territoire en infrastructures et espaces d’activités culturelles de créations, de consolidation du patrimoine.
S’agissant du livre, la loi de finances complémentaire 2010, en supprimant la taxe sur la valeur ajoutée sur le papier servant à l’industrie du livre, confirme une volonté de l’Etat à encourager sa production, à favoriser sa diffusion au profit des larges couches de la société algérienne. D’aucuns trouveront peut être cette mesure insuffisante et dont l’impact sera forcément faible au regard des efforts à déployer dans le sens d’une pleine réhabilitation de la lecture dans notre pays. Il se peut aussi que l’on affiche quelque appréhension sur sa portée et ses incidences. De même que des voix s’élèvent pour réclamer la suppression de toutes les taxes servant à la fabrication du livre partant du fait que le livre n’est pas une banale marchandise soumise aux caprices du marché.
Toujours est-il que cette mesure est à accueillir avec une satisfaction légitime car elle constitue très certainement, le prélude à d’autres actions, à d’autres initiatives qui vont être mobilisées pour traduire encore davantage le Príncipe de la démocratisation de l’accès à tous les citoyens à la culture et à la lecture publique. C’est d’autant plus plausible que les pouvoirs publics ont déployés des efforts méritoires en lançant un vaste programme de construction de nombreuses bibliothèques, de maisons de la culture et d’établissements à vocation culturelle et éducative.
L’Etat a affiché une détermination louable à encourager le secteur de l’édition du livre depuis ces dernières années. Les progrès sont palpables. Nos librairies ne son t plus des lieux déserts et abandonnées par les lecteurs. Ces efforts ont besoin d’être consolidés et raffermis ,par des mesures incitatives encore plus fortes et plus vigoureuses notamment en direction des prix qui demeurent encore hors de portée des petites bourses .Les opérateurs qui activent dans le secteur, qu’ils soient libraires, éditeurs, gestionnaires de bibliothèques, souhaitent que l’Etat s’implique sans hésiter dans la mise en place d’un puissant réseau de fabrication, d’édition et de diffusion du livre. En bref, forger les bases fondamentales d’une industrie digne de ce nom. Cette ambition n’a rien de surréaliste et tout indique que l’on s’y acheminera en toute vraisemblance.
M. Bouraïb
- Publié dans :
- Alger
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