D.R.
Un grand intérêt a été porté ces dernières années aux problématiques de la modernisation de la justice et de l’édification de l’Etat de droit dans le cadre des réformes globales que notre pays a engagées pour asseoir la stabilité, la bonne gouvernance et le développement durable. La réflexion a impliqué aussi bien les spécialistes que le commun des citoyens les premiers se sentant en devoir d’apporter leur savoir-faire et leur expertise sur les voies et moyens permettant d’avancer dans la bonne direction, les seconds voulant faire entendre leur voix autour de l’exigence d’une justice forte et efficace et d’un ancrage solide de l’Etat de droit synonymes de meilleures conditions de vie. Le projet de renouveau du Président Bouteflika a été bâti sur des réformes staratégiques comme la réforme de la justice, la réforme de l’école et celle des structures et missions de l’Etat.
Des réformes indispensables qui devraient conforter la restauration de la paix à travers la réconciliation nationale et le développement économique à la faveur des programmes de relance initiés. Les bouleversements qui ont eu lieu dans la sphère économique avec l’ouverture à la mondialisation, le choix de l’économie de marché induisant le recentrage du rôle de l’Etat vers les missions de régulation impliquaient en toute logique l’émergence d’une administration moderne et efficace capable de veiller à la fois sur la protection de l’économie nationale et sur le respect des droits des citoyens dans un contexte où les appétits des réseaux de la corruption, des spéculateurs, de l’informel ont accru les menaces sur les consommateurs.
A l’évidence la tâche consistant à veiller à la protection du pouvoir d’achat des citoyens, à la protection de leur santé et de leur sécurité nécessite de gros efforts pour disposer de ressources humaines compétentes et en nombre suffisant et dotées des moyens leur permettant d’accomplir convenablement leur mission. On peut le constater aujourd’hui il y a une grande détermination à combattre les fléaux de la corruption et de la spéculation. Plus que les opérations coup de poing on table sur le travail de long terme à travers l’amélioration de l’organisation, la formation des hommes, la mise en place des infrastructures et des outils nécessaires (laboratoires de contrôle de la qualité) création de marchés de gros et de détail). Le respect des droits de chacun, producteur ou consommateur, nécessite de mettre fin à l’anarchie, à l’environnement malsain qui profite à ceux qui savent nager en eaux troubles pénalisant les gens honnêtes soucieux du respect de la loi.
Le respect de l’éthique et de la déontologie est essentiel pour concrétiser l’objectif de donner son véritable sens à l’Etat de droit.
La confection des textes juridiques, des normes à édicter requiert la contribution des professionnels appelés à se mobiliser pour agir dans le sens du respect de l’éthique et de la déontologie. Il s’agit aussi de donner le bon exemple en commençant par balayer devant sa porte. La récente décision prise par la direction des douanes d’amender le règlement intérieur dans le but de combattre la corruption au sein des services des douanes avec l’introduction d’un certain nombre de mesures au plan du contrôle et de l’organisation montre qu’il y a possibilité d’améliorer les choses. Evoluer vers le mieux nécessite aussi que chacun apporte une pierre à l’édifice.
M. BRAHIM
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