mercredi 22 fvrier 2017 05:03:46

Au Centre culturel algérien à Paris : Regards croisés sur la guerre de libération nationale

L'écrivain français et ancien enseignant Bernard Zimmerman et l'historien hongrois Laszlo Nagy ont croisé leur regard jeudi soir lors d'une table ronde organisée au Centre culturel algérien (CCA) à Paris

PUBLIE LE : 22-01-2012 | 0:00
D.R

L'écrivain français et ancien enseignant Bernard  Zimmerman et l'historien hongrois Laszlo Nagy ont croisé leur regard jeudi soir  lors d'une table ronde organisée au Centre culturel algérien (CCA) à Paris pour  aborder des pages de la guerre de libération nationale à travers leurs écrits  sur ce sujet. Bernard Zimmerman, natif d'Oran a, à cette occasion, présenté au public du CCA son dernier ouvrage intitulé Une amitié algérienne paru aux éditions  l'Harmattan qui retrace l'histoire d'une période précise de l'histoire de la  guerre d'Algérie (1961-1962) où le pays sous occupation française était en proie  aux tueries de l'OAS.          
A travers un récit sur l'histoire coloniale, l'auteur, instituteur en Algérie qu'il quitta en 1966, retrace une amitié entre un jeune instituteur français et son collègue algérien. Cette amitié se noue entre deux hommes rapprochés par leur désir de justice et leur volonté de résister aux affres de l'occupation coloniale et de ses tueries. "J'ai choisi la forme du roman en faisant parler l'instituteur algérien  sinon, il y a beaucoup de choses que je n'aurais pas dû dire. Ce récit est l'histoire  d'une prise de conscience qui n'a pas commencé en 1961, mais en 1958 en vérité", a confié l'auteur. "Ce que je voulais aussi essayer de faire passer à travers ce roman,  c'est dire qu'il y a une page d'histoire qui n'est pas  encore écrite, et que les historiens français en particulier n'ont pas osé aborder. C'est celle de la mémoire franco-française à apaiser, sans oublier les relations franco-algériennes",  a-t-il ajouté.                
Pour sa part, l'historien hongrois, qui a consacré nombre de ses ouvrages à la guerre de libération nationale, a expliqué qu'au début en Hongrie, vers  les années 70, ce n'était pas chose aisée de faire des recherches sur l'histoire de la guerre d'Algérie, dans la mesure où il n'était pas possible d'accéder aux sources et aux archives ou encore, d'obtenir une bourse pour engager des travaux de recherche en France. "Par contre, depuis une dizaine d'années, les étudiants et les doctorants, qui préparent des thèses sur l'Algérie et d'autres pays arabes, ont plus de facilités pour mener leurs travaux", a expliqué l'historien Laszlo Nagy.
 

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