dimanche 17 dcembre 2017 01:40:42

Police scientifique : La science contre le crime

La vie de l’être humain, a priori, n’a pas d’importance chez certaines personnes. Des citoyens sont parfois découverts morts dans une mare, sur le bord de la route ou bien dans les bois abandonnés gisant dans leur sang.

PUBLIE LE : 22-01-2012 | 0:00
D.R

La vie de l’être humain, a priori, n’a pas d’importance chez certaines personnes.  Des citoyens sont parfois découverts morts dans une mare, sur le bord de la route ou bien dans les bois abandonnés gisant dans leur sang. Comme ce fut le cas du jeune Yacine  retrouvé par sans vie au bord d’une route nationale de la wilaya de Blida. Le corps de la victime, qui n’a pas été identifiée sur-le-champ, comportait plusieurs traces de violence et quelles traces ! Le malheureux, originaire d’Alger, la trentaine, avait été poignardé au niveau de plusieurs parties de son corps.

Alertés par les passants, les gendarmes accompagnés par leur service technique et de la police scientifique ont immédiatement entamé leur travail pour l’identification de la victime dépourvue des documents administratifs avec lesquels son identité aurait pu être connue.  En prenant les empreintes de l’assassiné, les gendarmes ont réussi à identifier le cadavre. La nouvelle dramatique a bouleversé la famille du défunt ainsi que tout l’entourage du malheureux Yacine connu pour sa bonté. Certes, les premiers éléments de l’enquête aiguillent les investigateurs sur la cause de la mort du jeune Yacine, mais un mystère sombre entourait le mobile du meurtre. Sur les lieux de la scène du crime, les enquêteurs ignoraient que le défunt a été froidement poignardé par un objet contondant pour se faire voler son véhicule de type Hyundai.
Heureusement, les gendarmes avaient été appuyés par une équipe cynophile, et c’est grâce à un chien renifleur que les investigateurs ont retrouvé, à 300 mètres de la scène du crime, le couvercle du volant du véhicule volé, dont la trace avait disparu. C’est à partir de là que les enquêteurs ont su que la cause du meurtre était le vol du moyen de locomotion de la victime.
Saisie de l’affaire, la section de recherches a, sans perdre un instant, déclenché une enquête qui n’a pas tardé à donner des résultats positifs. A la faveur de l’extension de compétences, les gendarmes de Blida se sont déplacés dans la wilaya de Sétif, dans laquelle ils ont repéré le véhicule volé.  Il était dans un garage informel prêt à être désossé puis revendu en pièces de rechange en fonction des commandes des particuliers. Les investigations ont conduit par la suite les représentants de la loi dans la wilaya de Béjaïa. C’est dans cette ville côtière que les présumés auteurs du meurtre se sont cachés. Ces derniers croyaient jouir de l’impunité et vivre sans tracasserie sans l’acharnement de la police scientifique de la Gendarmerie nationale qui a réussi à lever le voile sur l’identité des mis en cause.  
Surveillés puis interpellés, les présumés auteurs, originaires tous de la ville de Sidi Moussa, ont passé à l’acte pour ensuite vendre le véhicule incriminé pour la modique somme de 140.000 DA à un garagiste à Sétif.  L’argent récolté a été dépensé dans des soirées arrosées dans les cabarets de la ville côtière, indique le commandant du groupement de la Gendarmerie nationale de Blida. Dans cette affaire, les gendarmes ont procédé à l’arrestation de six individus impliqués qui ont été placés en détention provisoire par le procureur de la République. Par ailleurs, les gendarmes de la ville des Roses ont solutionné, l’année dernière, trois assassinats par arme  blanche. La semaine dernière, le cadavre d’un jeune non identifié comportant plusieurs coups  de couteau a également été retrouvé sur un chemin de wilaya de la commune de Oued El Alleug.
Mohamed Mendaci

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions