Le prochain sommet de l’Union africaine prévu les 29 et 30 janvier 2012 : L’Afrique fait sa mue

Les deux derniers sommets de l’Union africaine, tenus en 2011 : La Côte d’Ivoire, la Tunisie et la crise libyenne au centre des débats
PUBLIE LE : 21-01-2012 | 0:00

La Cour de justice africaine a connu la réélection de 11 juges dont l’Algérien Fateh Agargouz, réélu pour un second mandat de six ans.
    
Née de la volonté de relancer le processus d’intégration politique, qui apparaît indispensable aux yeux des dirigeants africains pour la croissance économique du Continent, l’Union africaine a fait l’objet jeudi, d’une rencontre au siège du ministère des Affaires étrangères.
Cette  rencontre placée sous le thème " Union africaine  (UA) : architecture institutionnelle et processus décisionnel ", a été organisée par l'Institut diplomatique et des Relations internationales  (IDRI) du  département de M. Mourad Medelci,  chef de la diplomatie algérienne à qui revient d’ailleurs le mérite de cette initiative. Aussi, cette journée d’information au profit des membres de la presse nationale s'inscrit dans le cadre d'une série de rencontres que le ministère compte organiser sur plusieurs thèmes, a-t-on expliqué à cette occasion.  Des rencontres qui visent à fournir aux journalistes les éléments d'information et d'appréciation concernant l'activité diplomatique, a-t-on ajouté.
 L’on apprendra à cette occasion que les principaux objectifs inhérents à la création de cette instance, ont émané de la volonté des dirigeants de cinquante Etats africains, qui ont tous adhéré à l’idée d’œuvrer en faveur de la promotion de la démocratie, des droits de l'homme et du développement à travers l'Afrique, surtout par l'augmentation des investissements extérieurs par l'intermédiaire du programme du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).
Ce programme stipule que la paix et la démocratie sont des préalables indispensables au développement durable.
Après un exposé sur la création de l'OUA en mai 1963 à Addis Abeba (Ethiopie)  et la décision du Sommet de Syrte (Libye) en septembre 1999 de poser les jalons  de l'UA, le directeur du département Afrique au sein du ministère, M. Noureddine  Aouam, a rappelé les défis auxquels l'organisation panafricaine tente de répondre.         
 Parmi ces nouveaux concepts, le principe qui permet à l'UA d'intervenir  dans un Etat membre dans certaines situations telles que " les crimes de guerre,  les crimes contre l'humanité, le terrorisme, la bonne gouvernance... ", a expliqué  M. Aouam.  Au sujet des principales institutions de l'UA, ce même responsable a  souligné l'importance du rôle du Conseil de paix et de sécurité de l'organisation (CPS) en coopération avec l'ONU et la Ligue arabe dans la résolution de certains  conflits en Afrique.    Créé en juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud), cet organe est composé  de 15 Etats membres qui seront renouvelés lors du prochain sommet de l'UA, prévu  les 29 et 30 janvier 2012 à Addis Abeba. Au sujet du processus décisionnel au sein de l'UA, M. Aouam a expliqué que les décisions politiques émanant de cette organisation sont prises "par  consensus".  

L’Union africaine, un organisme à 54 Etats membres.  
Pour sa part, la Cour de justice qui est un jumelage entre la Cour africaine et la Cour des droits de l’Homme et des peuples, a connu la réélection de 11 juges dont l’Algérien Fateh Agargouz, réélu pour un second mandat de six ans. Aussi, M. Lamamra se porte candidat pour un autre mandat à la tête du Commissariat pour la paix et de la sécurité de l’UA.  Si l’OUA était impliquée dans le processus de décolonisation, l’Union africaine a un double objectif : assurer une plus grande unité entre les pays membres et accélérer leur processus politico-économique.
Fouad Irnatène

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Les deux derniers sommets de l’Union africaine, tenus en 2011
La Côte d’Ivoire, la Tunisie et la crise libyenne au centre des débats
Au vu d’une actualité continentale exceptionnelle, l’année 2011 aura vu des dossiers « cruciaux » au cours des deux sommets de l’Union africaine. En effet, les chefs d’Etats d’Afrique, se sont réunis les 30 et 31 janvier 2011 à Addis-Abeba, en Éthiopie, pour un sommet de l’Union africaine, consacré en grande partie à la crise ivoirienne.  Pour cette 16e rencontre, les dirigeants du Continent noir ont passé au peigne fin les nombreux sujets chauds de l’actualité africaine, dont la crise en Tunisie ou le récent référendum d’auto-détermination au Sud-Soudan.  Intitulé «Valeurs partagées en Afrique» a été marqué par la non invitation officielle des représentants de la Côte d’Ivoire, sous sanction de l’UA. « La situation en Côte d’Ivoire et en Tunisie focalisent notre attention à tous. Je suis de très près la situation dans ces pays, et nous prendrons les mesures idoines (...) », avait souligné le président de la Commission de l’UA, M. Jean Ping.  Quant au 17e Sommet de ladite Union, il s’était tenu, quant à lui, le 30 juin précédent. C’était le dossier du conflit libyen qui avait occupé une place prépondérante du rendez-vous continental.  
F. I.


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