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Santé publique : L’année de la reprise en main

L’Algérie accuse un retard immense dans la lutte contre le cancer, a confié jeudi M. Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à Oran lors d’une visite de travail qu’il a consacrée à l’inspection de différen-tes structures relevant de son département ministériel…

PUBLIE LE : 20-01-2012 | 23:00
D.R

- 4 000 spécialistes et généralistes seront recrutés en 2012
- Formation de 2 500 paramédicaux par an
- Création d’Un centre biotechnologique
- Création d’un centre national d’oncologie
- Création à Oran d’un centre hospitalier infantile et maternel

L’Algérie accuse un retard immense dans la lutte contre le cancer, a confié  jeudi  M. Djamel Ould Abbès, ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à Oran lors d’une visite de travail qu’il a consacrée à l’inspection de différen-tes structures relevant de son département ministériel…Une visite fort intéressante puisque, au fil de sa tournée ainsi que lors de la réunion qu’il a présidée en fin d’après-midi au siège de la wilaya,  il a annoncé un certain nombre de mesures et de projets décidés par les pouvoir public pour remédier à ce retard, investir, lancer de nouveaux projets et faire appel à la coopération étrangère, notamment américaine et cubaine .
Au cœur de ce dispositif de lutte contre le cancer, les équipements de radiothérapie et les centres anti-cancer. Il faut relever que la prise en charge des cancéreux se trouve con-frontée à deux problèmes qu’il faut régler dans l’urgence : l’insuffisance des équipements quand ils ne sont pas en panne et l’éloignement du malade de son centre de soin, ce qui allonge dramatiquement la durée des rendez-vous pour les soins… A Oran, le ministre a rappelé que lors de sa prise de fonction à la tête de ce secteur il y a environ deux ans, il a placé la question du cancer tout en haut de la pile de dossiers à traiter sur son bureau. L’acquisition prochaine par l’Algérie de 70 nouveaux équipements de radiothérapie pour répondre dans un premier temps à cet état de fait s’intègre dans ce plan d’action de lutte contre cette maladie. Un programme qui vient d’être doté de 35 milliards de DA pour la prise en charge des malades. Des équipements viendront ainsi remplacer ceux défectueux et aussi renforcer les centres et services anti-cancéreux ouverts en 2011, à l’exemple de ceux de Ouargla, Laghouat, des  services au niveau des hôpitaux de Rouiba, Béni-Messous… ou en cours de réalisation à Sétif, Batna,  Annaba, Tizi-Ouzou…
Par ses dimensions, son importance et ses différentes missions à la fois de recherche et de médecine de pointe, l’Etablissement hospitalier universitaire d’Oran  attire l’attention d’autant plus qu’il est le premier hôpital universitaire de cette envergure que réalise l’Algérie depuis l’indépendance. Mais Oran abrite aussi son « vénérable » hôpital universitaire, centenaire mais toujours fortement sollicité. Il reste performant même si l’usure du temps est visible sur les murs et les équipements de la quasi-totalité de ses services. Tout un programme de réhabilitation et de mise a niveau est en cours en ce moment dans cet établissement, comme dans de nombreuses autres structures du pays. A ce propos le ministre a indiqué que l’année 2012 serait celle du renforcement de l’encadrement médical et la promotion des ressources humaines du secteur. 4.000 médecins  en tout (généralistes et spécialistes en nombre équivalent) seront recrutés cette année,  a-t-il déclaré. Rappelons que le secteur envisage, par ailleurs, de former dix mille paramédicaux chaque année durant la période 2012-2015. Une année qui verra aussi la concrétisation de nombreuses revendications et attentes du personnel médical et paramédical, notamment celles relatives à certaines primes avec effet rétroactif. La wilaya d’Oran  est destinée à abriter  un pôle dédié à la santé de haut niveau avec  certaines structures uniques à l’échel-le du pays, d’autres du continent… En effet, à proximité de l’EHU qu’on vient d’évoquer, la ville a appris par la bouche du ministre qu’il est prévu la création d’un centre biotechnologique, sur le modèle d’un projet similaire prévu à Sidi Abdellah, et d’un institut national d’oncologie «de dimension africaine» qui viendront «parachever» en quelque sorte le schéma déjà esquissé par l’Institut national de cancérologie (un projet  inscrit dans le cadre de la loi de finances de 2008, pour un coût prévisionnel de plus de 380 milliards de centimes, sur une superficie de 8 hectares), des futurs centre des brûlés (5 hectares), centre de transfusion sanguine et l’agence nationale du sang. Au final un pôle référentiel  en matière de prévention, de recherche, de formation et de soins de haut niveau. Il importe de souligner enfin l’inscription pour la wilaya d’Oran d’un centre hospitalier infantile et maternel (CHIM) dans le cadre de la coopération algéro-cubaine.
M. Koursi

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Agence de transplantation d’organes
Le projet sera présenté prochainement en réunion du gouvernement
Le projet de création d’une agence de transplantation d’organes sera prochainement examiné en réunion du gouvernement, a indiqué jeudi à Oran le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitaliè-re, Djamel Ould Abbès. Le dossier a été affiné depuis les réserves émises l’année dernière sur le projet.
Cette agen-ce dont la mission sera de suivre, d’évaluer et de contrôler les activités thérapeutiques et de promouvoir le don d’organes est d’une importance capitale pour trouver une solution à la fois humaine et médicale à l’attente et à la souffrance des malades.
Un travail en profondeur est à mener pour sensibiliser les citoyens sur l’importance de la transplantation d’organes en Algérie qui ne peut se faire que s’il y a une autorisation préalable du donneur de son vivant.

Surfacturation des médicaments
La justice pourrait être saisie
Le scandale de la surfacturation des médicaments a pris une nouvelle tournure. En effet, le ministre a indiqué que «les dossiers des laboratoires impliqués dans la surfacturation des 38 médicaments importés ont été transmis aux ministères du Commerce et des Finances qui pourraient saisir la justice».
Le ministre a cité l’exemple d’une  facture de  153 millions USD qui  a été bloquée. Le phénomène semble prendre de l’ampleur : en 2010 les montants de la surfacturation ont été estimés à environ 100 millions de dollars

Pharmacie centrale
La totalité de la dette effacée  
La totalité des dettes de la Pharmacie centrale a été effacée et un schéma d’approvisionnement des hôpitaux en médicaments a été mis en place avec une programmation semestrielle pour éviter toute rupture ...
Une commission nationale chargée de l’application et du suivi de ce programme a été installée. Elle est composée de représentants des ministères de la Santé, des Finances, de l’In- térieur et de la Défense nationale, des syndicats et de nombreux  experts  et professionnels de la santé.                                                                   
M.K.
 

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