lundi 18 dcembre 2017 15:59:30

17 octobre 1961 : Une nouvelle demande d’accès aux archives prochainement formulée

Une nouvelle demande d’accès aux archives se rapportant aux Massacres du 17 Octobre 1961 à Paris sera "bientôt" formulée auprès des plus hautes autorités de la République française pour "situer" les responsabilités dans ce qu’il convient de qualifier de "crime d’Etat".

PUBLIE LE : 19-01-2012 | 0:00
D.R

Une nouvelle demande d’accès aux archives se rapportant  aux Massacres du 17 Octobre 1961 à Paris sera "bientôt" formulée auprès des plus hautes autorités de la République française pour "situer" les responsabilités  dans ce qu’il convient de qualifier de "crime d’Etat".

L’annonce a été faite, mardi soir, par l’historien Gilles Manceron, lors  du premier "rendez-vous du 17", une rencontre mensuelle devant prolonger la mémoire et le débat sur les massacres des Algériens le 17 Octobre 1961 à Paris  et aller dans le sens d’une reconnaissance officielle par la France de ces faits historique. "Il y a des progrès à faire concernant l’accès à certaines archives. Le couvre-feu ce n’est pas Papon qui le décide de lui-même, mais le premier  ministre lors d’un Conseil interministériel convoqué par Michel Debré. Et il  faut qu’on puisse accéder aux archives se rapportant à tout cela", a-t-il indiqué. Même si la loi de 2008 introduit le principe de "libre communicabilité"  des archives, les documents comportant des intérêts ou des "secrets protégés" deviennent communicables passé certains délais qui s’échelonnent de 25 à 100  ans selon la nature de ces intérêts. C’est le cas des délibérations du gouvernement et des actes des juridictions administratives et financières, consultables dans 25 ans sauf dérogations. Pour l’historien Manceron, il s’agit d’exprimer une demande pour accéder aux notes rédigées à l’époque par le secrétaire général de l’Elysée, lors des Conseils des ministres, ou lors du Conseil interministériel du 5 octobre 1961 qui monteraient, entre autres, la réaction du général de Gaulle le lendemain des massacres. "Ces archives ne sont pas accessibles par ce que les demandes formulées à ce jour ont été refusées. Leur révélation permettrait de savoir quels sont les rouages décisionnels", a ajouté l’historien selon qui la responsabilité  du Premier ministre de l’époque est "fortement en cause".  Interrogé par l’APS sur la forme que prendrait la démarche, il a rappelé que la même demande a été formulée lors de la commémoration du cinquantenaire des massacres, le 17 octobre dernier.
 

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions