mardi 07 fvrier 2012 18:01:10

5e festival national de la chanson chaabi : Le système abécédaire du melhoun et la pratique du chant chaabi à l’étude

Des ateliers sur le système abécédaire dans la poésie melhoun et sur l'exécution du chant chaâbi ont été organisés hier à l'Institut national supérieur de musique (INSM), dans le cadre du 5è Festival culturel national de la chanson chaâbi qui se tient à Alger du 25 au 31 août.

PUBLIE LE : 28-08-2010 | 22:50
D.R.

Des ateliers sur le système abécédaire dans la poésie  melhoun et sur l'exécution du chant chaâbi ont été organisés hier à l'Institut  national supérieur de musique (INSM), dans le cadre du 5è Festival culturel  national de la chanson chaâbi qui se tient à Alger du 25 au 31 août.          
"Ce système permet de coder la musique chaâbi et donc de ne pas permettre  aux non initiés de la déformer. C'est un moyen de la sauvegarder", a indiqué  le chercheur en patrimoine, Mohamed Hamaidia, qui a fait l'historique de ce  système appelé "ibdjadi", et créé au 1er siècle de l'Hégire dans la péninsule  arabique.  Ce système fut également adopté au Maghreb non seulement par les poètes  mais aussi par les spécialistes en "fiqh" et surtout les mathématiciens, a-t-il  ajouté.         
  Pour sa part, Derouache Abdesslam, professeur de musique chaâbi et de  solfège au Conservatoire central d'Alger, a abordé la problématique de lÆexécution  de la chanson chaâbi, soulignant que la mémorisation du texte est "indispensable",  surtout si le texte est long et difficile.          
"Un interprète débutant doit commencer par mémoriser une courte qacida,  puis une moyenne, avant d'apprendre une longue qacida", a relevé l'intervenant  conseillant aussi aux jeunes chanteurs chaâbi d'"éviter l'imitation d'autres  artistes dans l'interprétation d'un texte".          
"L'imitation, en début de carrière, est un passage obligé mais l'artiste  doit aussi assimiler le maximum de connaissances pour avoir sa propre façon  d'interpréter une qacida", a expliqué l'enseignant de musique, insistant sur  la nécessité pour l'interprète de chaâbi de connaître le contenu de la qacida,  son rythme, sa tonalité et son genre.  "L'artiste doit respecter la façon de moduler le texte", a encore indiqué  l'orateur rappelant, par ailleurs, l'importance de l'utilisation du langage  académique dans la chanson chaâbi pour, a-t-il dit, "permettre de diffuser  cette musique séculaire à travers le monde, donc la rendre universelle".         
 Durant tout le Festival culturel national de la chanson chaâbi, placé  sous le signe de "La connaissance et le savoir", des ateliers, animés par des  universitaires et des spécialistes", sont organisés au profit des 32 finalistes  et des musiciens des orchestres qui les accompagnent.

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