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M. Zaïm Bensaci, président du CNC/PME : “La bureaucratie bloque le programme de mise à niveau”

«La bureaucratie est en train de bloquer, systématiquement, le programme national de mise à niveau des petites et moyennes entreprises », un plan prévu initialement au profit de 20.000 entreprises pour un montant global de 386 milliards de dinars sachant que 955 entités, jugées éligibles, principalement des TPE, ont été retenues, dans une première étape.

PUBLIE LE : 09-01-2012 | 23:00
D.R

«La bureaucratie est en train de bloquer, systématiquement, le programme national de mise à niveau des petites et moyennes entreprises », un plan prévu initialement au profit de 20.000 entreprises pour un montant global de 386 milliards de dinars sachant que 955 entités, jugées éligibles, principalement des TPE, ont été retenues, dans une première étape.

La sentence est prononcée par le président du Conseil national consultatif pour la promotion des PME qui soulignera la nécessité de se référer au programme PME II  en cours de mise en œuvre et aux compétences requises pour réussir la mission de ce plan national engagé par les pouvoirs publics.
Dans sa lancée, M. Zaïm Bensaci a indiqué que le tissu de la PME est constitué à 95% de TPE et qu’il faudrait, par conséquent, intervenir pour aider ces toute petites entreprises à évoluer vers des PME déplorant, par la même occasion, l’importance du taux de mortalité à ce niveau sachant que, sur les 50.000 TPE créés en 2011 à la faveur des mesures incitatives initiées par l’Etat, 35 000 sont mortes pour diverses raisons, notamment le manque de formation et d’engouement ainsi que la faiblesse du niveau du management chez l’entrepreneur. D’autre part, l’invité de la rédaction de la Chaîne III a annoncé, hier, le lancement officiel, ce jeudi, d’une étude, la première du genre, sur l’activité de la sous-traitance en Algérie. Les parties concernées devront, ainsi, valider la proposition du Conseil et définir les thèmes de référence pour lancer un appel d’offre à l’expertise nationale.  Un créneau qui demeure à l’état embryonnaire étant donné que le réseau, actuel, est constitué de 300 PME, seulement. Aussi, ce plan d’action « urgent et opérationnel avec des objectifs spécifiques   destinés à pérenniser, soutenir et encourager l’activité » d’autant plus que l’Etat importe, annuellement, pour, environ, 5 milliards de dollars de pièces détachées pour les besoins de grands groupes à l’instar de Sonatrach et Sonelgaz, a-t-il souligné.
La démarche qui inclura « une révision de la législation, de la réglementation et l’organisation de l’activité et la mise en place d’une banque de données » sur le secteur, exige, notera, déclare M. Zaïm Bensaci, « le développement d’instruments et de programmes appropriés pour l’émergence d’un tissu de sous-traitance fort et compétitif et de pôles de sous-traitance pour pouvoir substituer aux importations ».  Il sera question, également, de promouvoir le partenariat au sein de l’activité, ajoutera le président du CNC/PME. La démarche envisagée, qui servira de référence, prévoit un plan de suivi et d’évaluation et la création, à la fin de l’étude, d’un comité intersectoriel pour assurer ses missions. Soulignant l’intérêt à soutenir les PME existantes dans le réseau de la sous-traitance, M. Bensaci en appellera à l’intervention des pouvoirs publics pour apporter l’aide nécessaire et ériger les entreprises qui répondent aux exigences à des standards internationaux.
D. Akila   

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