mardi 18 septembre 2018 17:34:54

Des cartes de don d’organes et de refus de don

Un projet de carte de don d’organes et de refus de don a été préparé et sera soumis incessamment au ministère de la Santé.

PUBLIE LE : 05-01-2012 | 0:00
D.R

Un projet de carte de don d’organes et de refus de don a été préparé et sera soumis  incessamment au ministère de la Santé.
Si ce projet venait à être adopté, cela permettrait de connaître la position de chacun sur cette question et le problème de prélèvement cadavérique ne se posera plus.

Bonne nouvelle pour les patients nécessitant une transplantation d’organes. Le  projet relatif à la création de l’Agence nationale de greffe d’organes  sera soumis au gouvernement en ce début d’année 2012. La création de cette agence  est l’unique moyen pour enfin pouvoir soulager les malades algériens de leurs souffrances. Elle aura pour mission, de suivre, d’évaluer et de contrôler les activités thérapeutiques et de promouvoir le don d’organes. Cette action de solidarité et de tolérance concernent le prélèvement des organes, notamment sur des personnes décédées afin de permettre aux malades d’en bénéficier à travers la transplantation.
Le ministre de la Santé, le Dr. Djamel Ould Abbès, a appelé les spécialistes à sensibiliser les citoyens sur le don d’organes d’autant que la loi et la religion l’autorisent soulignant que le problème posé actuellement concernait l’obtention auprès du citoyen, de son vivant, d’une autorisation préalable de transplantation de ses organes après le décès. Pour le ministre il y a lieu d’encourager le prélèvement d’organes sur des personnes décédées pour sauver des vies humaines.
Aujourd’hui, le plus grand défi est de réussir  à  développer la transplantation à partir de donneurs décédés en mort encéphalique. Le taux du refus des familles est de l’ordre de  90 %. Une famille sur 10 accepte que soient prélevés des organes sur  leur parent décédé.  
Un long processus de sensibilisation s’impose afin d’incruster cette culture chez les algériens qui continuent à se montrer réticents sur la question. L’ensemble des institutions, écoles, universités, et  mosquées sont appelés à s’impliquer dans le travail de sensibilisation. Il faut dire que les imams ont un grand rôle à jouer dans la campagne de sensibilisation car les citoyens sont plus réceptifs au discours religieux qui incite à des actes de charité.
L’autre problème soulevé par les spécialistes, concerne les textes de loi restrictifs  dans le domaine du don d’organe.

7000 patients sur la liste d’attente
La Société algérienne de néphrologie, dialyse et transplantation (SANDT) compte mener d’autres campagnes de sensibilisation, appelant à l’implication de l’ensemble des acteurs de la société civile dans cette initiative visant à booster le don d’organes.
Un projet de carte de don d’organes et de refus de don a été préparé soumis incessamment au ministère de la Santé. Si ce projet venait à être adopté, cela permettrait de connaître la position de chacun sur cette question et le problème de prélèvement cadavérique ne se posera plus. Par ailleurs, les pouvoirs publics sont appelés à élargir le cercle des donneurs aux conjoints et beaux-parents, grands-parents, oncles et tantes, cousins germains (actuellement le don ne peut se faire qu’entre les personnes ayant un lien de parenté ; ascendant, descendant et collatéral).
Beaucoup reste à faire pour vulgariser cette opération et permettre aux malades de guérir. Sachant que ces derniers ne peuvent pas attendre longtemps...
« La loi algérienne stipule que le citoyen doit se prononcer avant sa mort, mais il n’a jamais été interrogé sur cette question ».
Et c’est dans l’objectif de combler cette faille que nous avons élaboré des spécimens de carte de dons d’organes ou de refus de dons », a expliqué, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la Promotion du don d’organes, célébrée le 17 octobre dernier.
La carte comporte les nom et prénom, l’adresse, la date et le lieu de naissance ainsi que la signature et la photo de la personne concernée. « La carte de donneur doit être portée par son propriétaire avec ses papiers d’identité. En cas de décès, il est immédiatement transporté à un hôpital pour le prélèvement de ses organes », précise le Pr Rayane. Il faut dire que cette opération permet de gagner du temps, par rapport à ce qui se fait actuellement où on doit demander l’autorisation des parents, conformément à la loi en vigueur. Quant à la carte de refus, son propriétaire sera automatiquement inscrit sur un fichier national pour ne pas toucher à ses organes après sa mort. « Cette carte de refus n’est établie que dans l’objectif de connaître la position de la personne quant au don de ses organes. Le fichier national qui sera établi sur cette base permettra, donc, de respecter les droits de ces personnes.
Il faut  relever le retard important accusé en matière de don d’organes. Sur les  17 000 insuffisants rénaux près de 6 000 espèrent un jour être greffés… Pour l’heure, «les malades ont la chance de prolonger leur vie grâce aux techniques d’hémodialyse et d’épuration extra rénale.
Selon les chiffres avancés par les spécialistes,  seules  950 greffes rénales et une trentaine de transplantations hépatiques ont été réalisées depuis  1986. 99 % des transplantations sont effectuées à partir de donneurs vivants apparentés, et seulement 8 greffes à partir de donneurs décédés.  Dans ce sillage il faut souligner que le prélèvement sur donneurs décédés ne représente que 7 sur 1.000 greffes. La liste  d’attente qui était de 3 000 patients en l’an 2000  a doublé en l’espace de 10 ans.
Sarah Sofi  

 

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