mardi 07 fvrier 2012 16:51:51

Intoxications alimentaires : 1337 cas au premier semestre 2010

Dés l’arrivée de l’été, les intoxications alimentaires reviennent en force et menace la vie de plusieurs personnes en Algérie.

PUBLIE LE : 25-08-2010 | 23:23
D.R.

Dés l’arrivée de l’été, les intoxications alimentaires reviennent en force et menace la vie de plusieurs personnes en Algérie. Le bilan du ministère de la Santé fait état de 1337 cas de toxi-infections alimentaires pour le premier semestre de l'année en cours. 54 % de ces cas surviennent dans des établissements tels que les universités et les écoles.
En moyenne environ 5 000 cas d’intoxications sont enregistrés annuellement au niveau des établissements sanitaires. Ce chiffre, selon les spécialistes, ne représente que les cas déclarés, c’est-à-dire les malades qui arrivent aux structures de santé car beaucoup d’autres consultent des médecins privés ou font de l’automédication.
Le docteur Hassina Hellal, chargée du programme des intoxications alimentaires  et de l'hygiène au ministère de la Santé, a révélé mardi que certains produits alimentaires périssables tels que les œufs, le lait et  ses dérivés et les boissons vendus sur les trottoirs et dans certains commerces  où les règles d'hygiène et du froid ne sont pas respectées, sont les principales causes d’intoxications alimentaires.  
 « L'atténuation de ce phénomène, qui connaît une recrudescence durant la période estivale, passe par la prévention » soulignera le Dr. Hellal tout en insistant sur la vigilance des citoyens.
« Beaucoup de commerces éteignent leurs frigos la nuit et certains n’en possèdent même pas. D’autres, à l’exemple des vendeurs d’œufs, exposent leurs produits au soleil, alors que c’est formellement interdit » a-t-il signalé.
Evoquant les causes d’intoxications, l’intervenante  explique que l’interruption de la chaîne du froid favorise la prolifération des bactéries causant, ainsi, le pourrissement des produits alimentaires.
Pour ce qui est des mesures prises par les pouvoirs publics pour endiguer ce phénomène, notre interlocutrice précise que la prise en charge de ce phénomène nécessite une approche pluridisciplinaire rigoureuse. Il s’agit de lutter contre les dépassements de certains importateurs et un contrôle plus efficace du marché parallèle qui ne respecte guère les normes d’hygiène et encore moins les règles élémentaires de stockage.
Pour mettre un terme à cette situation, dira le Dr. Hellal, il faut exiger un certificat  de conformité pour l'ouverture de restaurants ou de fast-food et la stabilisation  des activités commerciales pour un meilleur suivi par les services concernés.
C'est dire qu'une stricte  application des lois régissant les établissements de restauration rapide, à  travers un contrôle continu, et l'inspection et le suivi des établissements proposant des plats collectifs, doivent être rigoureux.
Kamélia H.
 

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