mardi 07 juillet 2020 18:00:36

Nouvel An : Le monde n’a pas réussi à mettre entre parenthèses crises et conflits pour fêter 2012

Le continent américain a clos les festivités de la nouvelle année avec des centaines de milliers de personnes qui ont célébré 2012 à New York, après l'Asie, le Moyen-Orient et l'Europe, laquelle a tenté d'oublier le temps d'une nuit crise de l'euro et récession.

PUBLIE LE : 02-01-2012 | 0:00
D.R

Le continent américain a clos les festivités de la nouvelle année avec des centaines de milliers de personnes qui ont célébré 2012 à New York, après l'Asie, le Moyen-Orient et l'Europe, laquelle a tenté d'oublier le temps d'une nuit crise de l'euro et récession.

Les traditionnels vœux des chefs d'Etat avaient cette année pour plusieurs  d'entre eux des connotations électorales, des élections présidentielles étant prévues en 2012 aux Etats-Unis, en Russie et en France notamment.  Ces célébrations ont été l'occasion pour l'Europe de tourner la page d'une « annus horribilis » marquée par la remise en cause de la monnaie unique européenne et la menace d'une récession. Dans leurs traditionnels messages de Nouvel An les dirigeants européens ont appelé leurs compatriotes à relever le défi de la crise. Le Premier ministre grec, Lucas Papademos, a appelé à poursuivre « l'effort (...) pour que la crise ne conduise pas à une faillite désordonnée et catastrophique ». Pour le président français Nicolas Sarkozy, « le destin de la France peut basculer » en 2012.
La chancelière allemande Angela Merkel a averti que 2012 serait « plus difficile » que l'année qui s'achève. Le président italien Giorgio Napolitano a, lui, demandé à ses compatriotes d'accepter les sacrifices pour éviter « l'effondrement des finances du pays ». « L'année écoulée a été une période de grands défis et de grands progrès pour notre pays », a quant à lui, déclaré le président américain Barack Obama. « Nous avons mis fin à une guerre et commencé à en achever une autre », a-t-il dit, faisant allusion au départ des soldats américains d'Irak et au conflit   afghan. Au Moyen-Orient, Dubaï a ouvert la nouvelle année par un feu d'artifice   grandiose qui a illuminé Burj Dubai, la plus haute tour du monde (828 mètres).     Le printemps arabe, avec la chute des régimes tunisien, égyptien et libyen, était présent dans les esprits au passage de la nouvelle année. Notamment au  Caire, où un concert aux chandelles a été organisé sur la place Tahir à la mémoire des morts du soulèvement de janvier-février. En Syrie en revanche, la répression s'est poursuivie au dernier jour de l'année, faisant encore deux morts à Homs (centre). Sur le continent africain, la « bonana », comme on dit à Kinshasa, a aussi  été marquée par des violences avec au moins 50 morts lors d'affrontements au Nigeria. Les îles du Pacifique du Sud et la Nouvelle-Zélande avaient été les premiers pays de la planète à célébrer la nouvelle année, suivis de l'Australie avec le feu d'artifice spectaculaire sur la baie de Sydney, devant plus d'un million et demi de spectateurs. Au Pakistan, où la tradition est de tirer en l'air pour fêter la nouvelle année, trois personnes ont été tuées et une soixantaine blessées par ces tirs. Au Japon, la fête était au rendez-vous, même si pour beaucoup les célébrations ont été endeuillées par le souvenir de la catastrophe de Fukushima. Et hier, un puissant séisme a été ressenti à Tokyo, ravivant les cauchemars de l'année passée.

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