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Situation sécuritaire : Une amélioration tangible

A l’heure des bilans, quel est celui que l’on pourrait faire de la situation sécuritaire qui a prévalu en Algérie durant l’année 2001 ? A cette interrogation, la majorité des Algériens répondront en chœur que dans ce domaine, force est de dire : el hamdoullah.

PUBLIE LE : 28-12-2011 | 23:00
D.R

Difficile, en effet, de ne pas apprécier la nette progression enregistrée dans ce domaine, lorsque tout un chacun a encore en mémoire ces tristes années où chaque jour d’innocentes victimes étaient assassinées.  D’ailleurs, cette progression positive, les Algériens ne sont pas les seuls à la constater. En effet, des rapports établis par des organismes étrangers font état d’une nette amélioration de la situation sécuritaire en Algérie. Le Think Tank américain Found for Peace et le magazine Foreign Policy ont, à titre d’exemple, fait gagner dix places à l’Algérie dans leur classement des pays vulnérables, le Failed States Index. Aux Américains, d’autres Occidentaux  ont joint leur voix pour relever l’évolution  notable de la situation sécuritaire enregistrée au fil des ans. Mais faut-il le souligner, le rapport établi par les Américains et ceux élaborés par d’autres chancelleries occidentales, sur la base desquels ils adressent les conseils et autres recommandations de voyage à leurs ressortissants, sont unanimes à reconnaître que cette progression s'explique notamment par la plus grande efficacité du gouvernement algérien à combattre les groupes terroristes. Et si des attentats sont  encore commis, cela ne remet nullement en cause les services de sécurité. Il en est ainsi  des attentats spectaculaires qui ont ciblé des édifices policier et militaire. Pour rappel, un double attentat suicide a été perpétré le 16 juillet 2011 contre le commissariat de Bordj Menaïel, à 70km à l’est d’Alger, un autre, œuvre d’un kamikaze, le 14 août contre le siège de la première sûreté urbaine du centre-ville de Tizi Ouzou qui aura coûté la vie, selon un bilan établi par le directeur du CHU de cette ville,  à 33 personnes tuées, dont 12 policiers. Mais, assurément, celui sur lequel les terroristes ont misé pour tenter de marquer les esprits est celui perpétré le 26 août 2011 dans la wilaya de Tipasa. En ce jour de Ramadhan,  un double attentat suicide a été commis contre l’Académie interarmes de Cherchell. Le bilan enregistré s’est élevé à 18 morts dont 16 militaires.  Un attentat qui a soulevé une vague de condamnations à travers le monde. A titre d’exemple, le gouvernement des Etats-Unis d'Amérique l’a condamné avec “force”, le qualifiant d'“acte odieux”.

Les mêmes qualificatifs ou similaires ont été utilisés dans les autres messages de sympathie  adressés à l’Etat et au peuple algérien. Les terroristes qui croyaient porter atteinte au moral des troupes ont eu le reste de l’année pour comprendre qu’il n’en sera rien. Le haut commandement de l'Armée nationale populaire qui, “tout en s'inclinant à la mémoire des chouhada ayant péri dans cet acte ignoble”, avait  réitéré sa “détermination à mettre hors d'état de nuire ces bandes criminelles et assurer la paix et la quiétude dans l'ensemble du pays”. 

L’échec de l’Aqmi
Des attentats que d’aucuns parmi les experts et spécialistes des questions sécuritaires expliquent par le désir de l’Aqmi de regagner le terrain perdu en raison de la lutte sans merci que lui livrent les forces de sécurité, d’une part, et les bouleversements qui ont découlé de la situation en Libye, d’autre part.
En effet, tous sont  unanimes à reconnaître que la chute du  régime de Mouammar Kadhafi et le pillage de ses casernes ont permis aux groupes terroristes de mettre la main sur un arsenal militaire des plus sophistiqués qui, forcément, allait être utilisé par les groupes armés  pour tenter de reprendre du poil de la bête. Autre caractéristique de cette année est le fait que la capitale, souvent ciblée par des tentatives d’attentats, a été totalement sécurisée par le dispositif  mis en place. Dès lors, les groupes terroristes n’avaient d’autre choix pour faire croire que  leurs capacités de nuisance étaient intactes que de cibler de manière particulière la Kabylie. Un choix facilité par le  relief montagneux de cette région et la proximité de la capitale. Dès lors, il était loisible à ces éléments de semer l’insécurité grâce notamment aux attentats ciblant les unités de l’ANP (on rappellera celui du 16 avril 2011 contre une unité de l’ANP  à Yakouren qui a fait 13 morts parme les soldats et 16 autres blessés) et le kidnapping de citoyens en vue de soustraire à leurs familles des rançons. 

Coopération régionale et extrarégionale
Mais cette année 2011 est aussi à marquer d’une pierre blanche en raison de la prise de conscience internationale sur le danger que présente le terrorisme. Ce fléau qui ne connaît pas de frontières est depuis les bouleversements enregistrés dans la Libye une menace de plus en plus accrue. Le Sahel est la première région à en faire les frais. Ainsi en raison de la prolifération des armes libyennes, un véritable arsenal de guerre volé dans les casernes, cette région est devenue une véritable poudrière.  Souffrant déjà de problèmes de sous-développement et d’insécurité,  le Sahel a vu sa situation «s’aggraver au lendemain des évènements de la Libye et la dispersion de tonnes d’armes sophistiquées dans  tous les pays de la région»,  a indiqué le ministre algérien des affaires étrangères lors d’une visite à Moscou.  Le même discours est ressassé par son ministre délégué aux Affaires africaines et maghrébines. Dès lors, les pays du Champ (Algérie, Mali, Niger, Mauritanie) n’avaient d’autre issue que de prendre en main leur devenir en termes de sécurité et de développement en s’appropriant la lutte contre le terrorisme. Une lutte où l’Algérie a été placée, en raison de  son expérience, comme locomotive. C’est elle qui conduit le train. Les nombreuses rencontres sur la recherche des voies et moyens permettant le développement de la coopération avec d’autres pays  extra-régionaux tenues à  Alger ou sous d’autres cieux  témoignent de cette prise de conscience. Les nombreuses prises d’otages  d’Occidentaux enregistrées en 2011 dans le Sahel ont également conforté la position algérienne, notamment sur la question du payement des rançons aux terroristes. Les pays occidentaux, à leur tête les Etats-Unis, semblent compter plus que jamais sur l’Algérie pour éradiquer ce fléau. Une confiance que des officiels américains en poste à Alger, ou de passage, renouvellent régulièrement. Ces personnalités louent à longueur de déclaration les actions de l’Algérie dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme.  Car la finalité des actions menées par l’Algérie a pour objectif de voir définitivement le  «terrorisme enterré». Sera-t-il atteint en 2012 ? Même s’il est encore trop tôt pour le dire, il n’en reste pas moins que pareille œuvre est sur la bonne voie.  
Nadia Kerraz

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