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Education nationale : Une année riche en évènements

L’année 2011 qui touche à sa fin aura été riche en matière d’événements pour le secteur de l’éducation nationale. Deux principaux acquis ont été arrachés par les syndicats du secteur.

PUBLIE LE : 28-12-2011 | 0:00
D.R

L’année 2011 qui touche à sa fin aura été riche en matière d’événements pour le secteur de l’éducation nationale. Deux principaux acquis ont été arrachés par les syndicats du secteur. Il s’agit de l’augmentation des salaires des enseignants et de la prise en charge du dossier des œuvres sociales.

Les nouvelles augmentations sont d’ailleurs différemment appréciées par la communauté éducative. Certes, à l’unanimité, les syndicats parlent d’un acquis arraché grâce à la mobilisation unitaire et aux sacrifices des travailleurs. Seulement, les avis demeurent mitigés quant au contenu de ces nouvelles augmentations.
Des syndicalistes notent que ces augmentations ont été annoncées pour les travailleurs au 6e échelon, c’est-à-dire ayant une expérience de plus de 18 ans. «De ce fait, ce qui est un acquis automatiquement par l’expérience professionnelle (IEP) est présenté comme une augmentation. En plus, la prime individuelle (PRI) n’étant pas annoncée, tout porte à croire qu’elle est intégrée dans l’augmentation annoncée», observe le Cnapest qui parle carrément de tromperie sur la marchandise. «Ces augmentations varient entre 3.000 et 6.000 DA et non pas entre 8.000 et 10.000DA, car la prime de rendement est variante. Ces nouvelles mesures sont en deçà de nos attentes.».
De son côté, le Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) exprime sa satisfaction des mesures prises par les pouvoirs publics.  Pour le CLA, «il s’agit là d’une demi-victoire dans le sens où les pouvoirs publics n’ont pas touché à la valeur du point indiciaire, comme ils n’ont pas encore tranché le problèmede la modification des statuts particuliers de l’enseignant et la question de la retraite après 25 années de travail».
Le deuxième évènement aussi important se situe dans le règlement définitif du dossier de gestion des œuvres sociales du secteur monopolisé pendant 17 années par l’UGTA et qui sera enfin assurée par une commission nationale et des commissions de wilaya après que 298.534 fonctionnaires du secteur se sont exprimés tout récemment en faveur de cette modalité, soit 61,87% selon les résultats du scrutin organisé vers le 21 janvier 2012 pour trancher cette question.

Le statut de l’enseignant révisé avant le 31 décembre

Après avoir gagné la bataille de la gestion de l’argent des œuvres sociales, les syndicats autonomes se penchent sur un autre volet qui concerne, cette fois-ci, leur carrière professionnelle. Il s’agit du statut particulier des enseignants qui est appelé à être révisé dans les prochains jours.  A cet effet, un nouveau cycle de négociations autour de la mouture du statut de l’enseignant a été entamé, en début du mois courant, entre le ministère de la tutelle et ses partenaires sociaux. Une mouture du statut a été préparée par la tutelle pour étude.
 Les syndicats réclament la création de nouveaux grades permettant à l’enseignant et au professeur de bénéficier d’une promotion tout en gardant son poste,  et la  nécessité de faire bénéficier tout fonctionnaire ayant huit ans d’ancienneté d’un grade supérieur de manière systématique, ainsi que la création de nouveaux «postes de qualité», à l’instar de maître d’application et professeur chercheur, de façon à ce que le point indiciaire de ces postes soit supérieur à celui de la Fonction publique. Dans sa  déclaration à la presse, le ministre de l’Education nationale  avait affirmé que le statut particulier de l’enseignant «sera révisé avant la fin de l’année en cours». Le statut en question prendra en charge l’aspect lié à l’évolution de la carrière de l’enseignant et la définition des différents grades. Un autre dossier abordé durant l’année en cours, celui des enseignants contractuels. 90% des contractuels, soit 26.661 dossiers sur un total de 29.362 dossiers, ont été étudiés par les commissions de wilaya.
Par contre 2.741 ont été rejetés. Ils concernent notamment les contractuels ayant des diplômes dans une spécialité, mais qui enseignent dans des domaines qui ne sont pas les leurs. Pour le premier responsable du secteur, le gouvernement a décidé, à titre exceptionnel, d’insérer de manière définitive l’ensemble des enseignants contractuels, mais en respectant les normes et lois bien définies et applicables à tous les secteurs en matière de recrutement.
Evaluant les besoins du secteur à seulement 19.000 nouveaux enseignants, une commission conjointe (Fonction publique et ministère des Finances) a été mise sur pied pour examiner les modalités de titulariser ce nombre important d’enseignants durant la présente rentrée scolaire. Ces  enseignants contractuels qui ont  consacré leur jeunesse à l’enseignement aux moments les plus difficiles et qui  ont obtenu gain de cause. La décision a été annoncée au cours de l’année en cours suite aux  réunions marathoniennes tenues entre les représentants du CNEC et ceux du ministère de l’Éducation nationale. Cette décision  est déjà fixée par un arrêté exécutif paraphé par le Premier ministre, le ministre de l’Éducation et le directeur de la fonction publique.
Sarah Sofi

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