mardi 12 novembre 2019 13:15:52

Des mouvements de contestation successifs : Contractuels : le secteur a atteint un «degré de saturation», annonce le ministère

Malgré toutes ces réalisations et acquis, le secteur demeure submergé par les mouvements de contestation successifs qui n’épargnent aucune corporation en cette fin d’année.

PUBLIE LE : 28-12-2011 | 0:00
D.R

Malgré toutes ces réalisations et acquis, le secteur demeure submergé par les mouvements de contestation successifs qui n’épargnent aucune corporation en cette fin d’année. Le Syndicat national des travailleurs de l’éducation nationale (SNTE) lance une pétition au sein des enseignants pour le boycott du travail de la journée de samedi. Le SNTE demande, à ce propos, aux enseignants du cycle primaire “de refuser d’assurer les activités de distraction proposées par la tutelle à la suite du réaménagement du volume horaire pour les élèves du primaire dont les cours pédagogiques prennent fin à 14 h 30, et de les confier à d’autres professionnels”.
Pour ce qui est du dossier relevant des œuvres sociales, le conseil extraordinaire du SNTE a “approuvé l’initiative du ministère de tutelle qui a concrétisé la proposition du SNTE quant à la nécessité de concertation avec la base avant de décider du sort des œuvres sociales”.
Le SNTE insiste sur la gestion des œuvres sociales au niveau de chaque établissement pour que tous les travailleurs en profitent réellement. Les revendications spécifiques des enseignants de la région sud du pays étaient également au centre des débats et de la concertation lors de ce conseil extraordinaire.
Sur cette question, les syndicalistes s’étonnent du fait que “la tutelle n’ait toujours pas approuvé leurs propositions qui visent à améliorer les résultats scolaires du grand Sud”.
De plus pour être plus efficace dans la prise en compte des spécificités de cette région, le SNTE estime qu’il faudrait cesser de recourir à la politique de désignation des chefs d’établissement au Sud en guise de sanction, le logement, le calcul de l’indemnité de zone, selon le salaire de base actuel et non celui de 1989. Pour ce qui est du statut des travailleurs du secteur, le communiqué insiste sur l’urgence de prendre en considération les propositions de la base pour son élaboration. En termes de revendications, les corps communs insistent notamment sur des augmentations des salaires ainsi que la création d’un texte juridique qui protège les ouvriers professionnels du secteur de l’abus de leurs responsables.
Dans la plate-forme des revendications figurent également la révision de la classification des corps communs, l’augmentation de la prime de rendement à 40% pour tous les corps communs, la création d’une prime de risque, le droit à la formation continue, la révision des horaires de travail, le droit à la retraite après 25 ans de service et une stricte délimitation des missions des ouvriers professionnels. De leur côté, les enseignants contractuels qui ont reçu des avis défavorables, et qui attendent leur régularisation totale et définitive, observent aujourd’hui une journée de protestation. Ils réclament que les dispositions prises en leur faveur par le Président de la République soient respectées et demandent leur titularisation et leur permanisation à leurs postes. Ils  ne lâchent pas prise et continuent de réclamer «leur droit d'être intégrés et titularisés à leurs postes, qu'ils occupent depuis plusieurs années». Ils maintiendront la pression jusqu'à satisfaction de leur revendication, disent-ils, quoique les chances de leur intégration restent minimes.
Pour le ministre, «il est impossible de recruter plus d’enseignants. Il ne s’agit nullement d’un problème de postes budgétaires», mais le secteur de l’éducation nationale aurait atteint un «degré de saturation».
Sarah SOFI

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