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Les magistrats prêts à relever le défi, affirme Laïdouni

Le président du SNM affirme que les magistrats sont prêts à superviser les prochaines élections législatives, précisant que ceux-ci sauront être à la hauteur des aspirations du peuple.

PUBLIE LE : 25-12-2011 | 0:00
D.R

Le président du SNM  affirme que les magistrats sont prêts à superviser les prochaines élections législatives, précisant que ceux-ci sauront être à la hauteur des aspirations du peuple.

Le Syndicat national des magistrats, à l’issue de la réunion de son Conseil national, a mis en relief la nécessité d’améliorer les conditions socioprofessionnelles des magistrats. La révision des salaires figure en tête de ces reven- di- cations. «Les membres du SNM affirment que le président et le procureur de la Cour suprême ainsi que le Commissaire d’Etat au Conseil doivent être payés et avoir les mêmes avantages que le reste des hauts fonctionnaires de l’Etat», a déclaré hier Djamel Laidouni, président du Syndicat, lors d’une conférence de presse tenue à la résidence des magistrats. Le conférencier appelle à l’application du régime indemnitaire de cette frange qui représente la haute juridiction. Que fera le SNM si ses revendications ne sont pas satisfaites ? A cette question, M. Laidouni rassure : «On ne lie pas nos problèmes socioprofessionnels à l’avenir du pays». Quelle que soit l’issue, «le devoir national prime». A ce titre, il a tenu à préciser que lesdites revendications ont été soumises à la tutelle au mois de septembre dernier. Dans la lecture du communiqué du SNM, l’orateur a mis, également, l’accent sur l’indépendan-ce de la justice. «On demande le renforcement du pouvoir judiciaire avec de nouveaux mécanismes», soutient-il. Par ailleurs, le Syndicat national des magistrats demande l’intervention du Chef de l’Etat «en sa qualité de premier magistrat du pays.» Sur les réformes judiciaires engagées depuis 2003 dans le cadre de la modernisation de la Justice, le conférencier souligne qu’ «elles doivent être ininterrompues.» Quant à la tâche confiée aux magistrats pour superviser les prochaines élections législatives, M. Laidouni l’a qualifiée de «lour-de.» Et d’ajouter : «On espère être à la hauteur des aspirations du peuple. Une chose est sûre, les magistrats sont prêts à relever le défi.» Dans un autre contexte, le conférencier, répondant à une question sur la non-application des décisions de justice, a fait savoir que «95% des décisions sont appliquées.» Par ce chiffre, il coupe court à certaines allégations faisant état de la croissance de ces décisions. Sur la lancée, il reconnaît «la difficulté d’exécution dans certaines affaires.» Quant aux décisions de justice reportées, le président du SNM affirme que «le report ne pose aucun problème, sauf qu’il doit, à chaque fois, être motivé.» La moyenne des audiences est de trois pour les affaires simples et de cinq pour les affaires civiles. « C’est juste une moyenne arrêtée par le département de la Justice mais pas une limita- tion, comme l’ont pensé la plupart des magistrats», enchaîne M. Laidouni. Plus loin dans son intervention, il souligne que la notion de délai raisonnable figure dans la loi fondamentale du Syndicat national des magistrats. Aussi, le conférencier a nié l’existence de pressions sur les magistrats. D’un ton solennel, il a clamé : « Ceux qui en doutent, qu’ils nous apportent des preuves ! ».
Fouad Irnatene

Extraits   du discours du  Président de la République  
A l’OUVERTURE  DE L’ANNEE JUDICIAIRE 2011-2012 

- «Nous n'aurions pas pu nous engager dans la révision de l'arsenal  législatif sans apporter notre appui à la magistrature en renforçant son  autorité et en augmentant ses ressources humaines dans tou-tes les spécialités  (…)»
- «Nous allons vers d'importantes échéances politiques qui laissent transparaître de larges perspectives où régnera une démocratie qui réunit tous les éléments  nécessaires et qui permettra de rétablir la confiance entre le citoyen et les  institutions parlementaires à tous les niveaux, et où le système judiciaire devra assumer un rôle prépondérant pour faire aboutir le processus global des réformes.    Ainsi, tout un chacun sera soumis au contrôle de la justice et se plie  par conséquent, à ses décisions dans tout ce qui a trait aux éché-ances nationales  ou à l'exercice d'un des droits politiques ou autres.  L'Administration n'est pas exempte de ce contrôle ni de l'obligation  d'appliquer les décisions de la justice. Tous les droits, libertés, autorités  et prérogatives seront exercés dans le strict respect de la loi et sous le contrôle  de la justice».      
- «Nul doute que la pertinence du recours aux magistrats dans la surveillance des élections s'établira lors des prochaines échéances, ce qui consacrera leur rôle dans l'ancrage de la démocratie, de la transparence et de la concurrence libre et régulière entre les différentes forces politiques».
- «Aux côtés des pouvoirs législatif et exécutif, le pouvoir judiciaire constitue une partie inté- grante de l'autorité de l'Etat et est de ce fait chargé d'appliquer la Constitution et les lois de la République, de garantir la protection  des droits de l'homme et la sécurité des citoyens et de leurs biens».    

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