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Culture : Ephémérides 2011

L'Algérie, de Gaulle et la bombe aux Journées du film engagé d'Alger

PUBLIE LE : 25-12-2011 | 0:00
D.R

Hommage à El Hadj Mohamed Tahar El Fergani
Un vibrant hommage a été rendu au doyen du malouf El-Hadj Mohamed-Tahar Fergani, à la salle Ibn Zeydoun, organisé sous le haut patronage du Président de la République et de la ministre de la Culture Khalida Toumi,  avec la présence de sa famille et plusieurs artistes et personnalités. Cet hommage a été annoncé par la ministre de la Culture, lors d’une visite rendue au maître en son domicile à Constantine,au mois de juin dernier, où elle a annoncé l'organisation du jubilé de l'artiste, très prochai- nement à Alger.

Oliver Stone à Alger
Très applaudi par le public présent à la Cinémathèque d’Alger au mois de novembre à l’occasion d’un vibrant hommage qui lui a été rendu, par la famille du cinéma algérien et la ministre de la Culture Mme Khalida Toumi, le réalisateur, producteur et scénariste américain,  Oliver Stone, n’a pas cherché à cacher  son  émotion pour ce geste très amical et chaleureux, ainsi que pour l’accueil qui lui a été réservé par l’ensemble de la profession,  déclarant avoir été «très ému par ce grand accueil», en entamant sa  première visite en Algérie. «Je suis vraiment  ému de la façon dont vous avez pris en charge votre histoire, et je trouve que vous êtes un peuple indépendant. Il faut que vous continuiez à foncer parce que, pour vous,  la liberté est l’avenir. Je suis honoré par l’invitation et la projection de mon documentaire en Algérie ce soir, notamment par la  projection d’autres films durant le festival du  film engagé qui se tiendra prochainement en Algérie». 

Aït Menguellet fait un tabac à Oran    
Les concerts du chanteur Lounis Aït Menguellet drainent toujours la grande foule. Celui donné  en soirée au Théâtre de verdure d’Oran    au mois de juin n’a pas dérogé à la règle. Logique. Aït Menguellet reste une des valeurs les plus sûres de la chanson algérienne. Au cours de cette mémorable soirée oranaise, les Aït Menguellet, père et fils, ont fait un véritable stabac devant un public totalement séduit.          

Musique andalouse à Notre Dame d'Afrique 
Un concert musical andalou a été organisé  le 1er juin à la cathédrale Notre Dame d'Afrique, animé par l'association  «El Djazira» qui a envoûté le public par des morceaux extraits du patrimoine. Les artistes ont invité le public à une balade musicale au rythme de  mélodies andalouses harmo- nieuses, telles que Derdj zidane el Louz ftah, enchaîné  d'un Insiraf zidane Ya kamel el maâni et Itr el anfas, puis d'un khlass zidane Itaqi Allah, et autres. Le concert a débuté par des morceaux exécutés par le talentueux pianiste  Nazim Soulames. Le président de l'association,   M. Behloul Ibrahim, a indiqué à l'APS  que sa trou-pe avait déjà organisé un concert similaire dans cette cathédrale  en 2004. «Ce genre d'activité artistique est très répandu en Europe, et nous  avons voulu l'initier en Algérie», a-t-il ajouté.

Istikhbar, le guide culturel
Istikhbar est le titre du nouvel agen-da mensuel  édité par le ministère de la Culture consacré aux programmes culturels qu'il  organise à travers l'ensemble du territoire national. Le premier numéro de l'agenda concerne les activités culturelles prévues durant le mois de juillet. Il se veut, selon l'argumentaire, «le périodique d'information mensuel  des programmes culturels menés ou soutenus par le ministère de la Culture et  les opérateurs qui lui sont rattachés».         

Le doyen des banjoïstes Cheikh Namous honoré
Un hommage a été ren-du, fin juin à Alger, au doyen  des banjoïstes algériens, Cheikh Namous. Un musicien nonagénaire qui a accompagné,  tout au long de sa carrière artistique, les grands noms du chaâbi, à leur tête le monument de cette musique née au cœur  de la Casbah d'Alger, El-Hadj  M'hamed El-Anka. C'est en présence d'un grand nombre d'artistes de différents domaines (musique, cinéma, littérature, etc.) et dans une ambiance bon enfant que l'hommage s'est  déroulé. Il a été organisé par l'Association des amis de la rampe Louni-Arezki  et de Sidi-Abderahmane en signe de recon- naissance à l'égard de cet instrumentiste,  à la fois ancien et contemporain.

Le retour de Slimane Benaïssa
Après plusieurs années d’absen-ce, Slimane Benaissa, l’un des noms les plus emblématiques du théâtre algérien,  est revenu à Constantine où il a présenté sa dernière production intitulée El moudja ouellat (la vague est de retour). Ce spectacle, un monologue au titre quelque peu annonciateur, a battu  le rappel des férus de théâtre à Constantine, notamment les admirateurs du style développé par Benaissa au cours de sa carrière théâtrale, longue de plus de trois décennies. Dans El moudja ouellat, Sli- mane Benaïssa est égal à lui-même, continuant  à creuser avec patience et persévérance ce sillon qui lui est propre, sa manière de dire, avec la verve d’un barde, la finesse d’un humoriste et la perspicacité de l’analyste politique visionnaire, l’Algérie, son histoire, son devenir.

Khaled illumine Djemila
Le roi du raï Cheb Khaled a marqué de son empreinte l'ouverture de la 7e édition du Festival arabe de Djemila (Sétif)  avec un concert qui a ravi le nombreux public venu de plusieurs wilayas  de l'est du pays. Khaled, égal à lui-même sur scène, a charmé trois heures durant  et dans une parfaite communion, les jeunes et moins jeunes qui ont dansé et  chanté avec lui au rythme de ses nombreux tubes comme Ana arbi, Wahrane, Wahrane et Sahra.         

Tassadit Yacine et Jean El Mouhouv Amrouche
Tassadit Yacine, professeur en anthropologie, a  souhaité lors du Sila la réhabilitation du «nationaliste et combattant de la cause algérienne», Jean El Mouhouv Am- rouche, le poète algérien marginalisé  et «oublié des siens». Dans une conférence sur le poète «déchu», donnée en marge du 16e Sila  (Salon international du livre d'Alger), Mme Yacine, soutenue par nombre d'intellectuels venus assister à la rencontre, a appelé les autorités publiques à «sortir de  l'oubli» cette figure emblématique de l'identité et de la culture algériennes. Cette spécialiste du Monde berbère, enseignante, chercheur et maître de conférences à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) de  France, a su retracer succinctement la vie de l’intellectuel algérien «qui a  servi, en tant qu'intellectuel, le mouvement national dès 1945».

Timgad en apothéose
La 33e édition du festival international de Timgad, qui s’est tenue durant le mois de juillet, s’est notamment singularisée par sa soirée de clôture, en apothéose, marquée par une présence record du public sur les gradins du nouveau théâtre de Thamughadi. Les deux stars Nawal Zoughbi et Chaba Zahouania ont donné le meilleur d'elles-mêmes lors de cette dernière soirée au cours de laquelle le public donnait de l'écho. Nawal Zoughbi a gratifié l'assistance de ses plus belles chansons anciennes et nouvelles dont Andak Hassab fi kalameek, tirée de son dernier album. Chaba Zahouania a enflammé de son côté les gradins de Thamughadi qui  ont enregistré en cette soirée une affluence record de jeunes et de familles dont la ferveur, les ovations et les danses ont créé une atmosphère de grande  fête.          

L'humoriste Amar Ouhadda n'est plus      
L'humoriste Amar Ouhadda est décédé le 20 septembre à Alger à l'âge de 90 ans des suites d'une longue maladie. Né en 1921, Amar Ouhadda était l'un des grands chansonniers et comédiens algériens ayant marqué la scène artistique.
Il avait rejoint la Troupe théâtrale populaire, dirigée par le comédien Hassan El Hassani, dans les années 1970. Il est devenu célèbre par ses chansons comiques, dont «Guerroum ou Guerrouma».

En souvenir de Keltoum
Un cycle du cinéma en hommage à la doyenne des actrices  algériennes, Keltoum, décédée le 12 novembre 2010 à l'âge de 94 ans,  a été organisé à la salle El Mouggar. Plusieurs films dans lesquels la défunte comédienne a campé différents  personnages  ont été programmés. Il s'agit des films Le Vent des Aurès (Mohamed Lakhdar Hamina, 1966), Décembre (Mohamed Lakhdar Hamina, 1972) et Hassan Terro (Ghouti Bendedouche, 1982). Née le 4 avril 1916 à Blida, Keltoum, de son véritable nom Aïcha Adjouri,  était une figure emblématique connue dans le monde de la chanson, de la danse, mais c'est dans le théâtre et le cinéma qu'elle a bâti sa carrière artistique. Très jeune, elle a été découverte en 1935 par un autre grand nom du  théâtre algérien, Mahieddine Bachtarzi, dont elle rejoint la troupe théâtrale qu'il dirigeait. Keltoum, qui a débuté officiellement sa carrière artistique à la  fin des années 1930, a attiré sur elle l'attention des cinéastes européens qui lui proposèrent des rôles importants, consacrant ainsi son statut de comédienne internationale.

La dernière partition d’Abdellah Kriou
Le musicien Abdellah Kriou a tiré sa révérence  le 24 octobre dernier à Alger à l'âge de 71 ans, des suites d'une longue maladie. Né le 15 mai 1940 à Bordj Bou Arréridj, Abdellah Kriou était un compositeur hors pair doublé d'un violoniste de grande valeur, et a longtemps été chef d'orchestre  de l'ensemble musical de la Radio Télévision Algérienne (RTA). 

L'Algérie, de Gaulle et la bombe  aux Journées du film engagé d'Alger    
L'Algérie, de Gaulle et la bombe, un documentaire du réalisateur algérien Larbi Benchiha, consacré aux conséquences des essais nucléaires français dans le Sahara algérien sur l'environnement et la santé  de l'homme, a été projeté à l'ouverture des Journées du film engagé  d'Alger. Des anciens négociateurs des Accords d'Evian, algériens et français, des historiens, des anciens militaires de carrière français et des anciens officiers de l'Armée de libération nationale (ALN) ont apporté leurs témoignages pendant 52 minutes pour dire toute l'atrocité de ces faits qui continuent toujours d'affecter la santé des populations. Réalisé en 2010, le documentaire tente, à travers ces témoignages accompagnés d'images d'archives et récentes, d'expliquer les raisons qui ont amené la France coloniale à entamer des essais nucléaires dans le Sud algérien et d'y installer des bases atomiques à partir de février 1960 et de les poursuivre même après l'indépendance de l'Algérie, en 1962.   

Frantz Fanon, militant et défenseur des peuples colonisés
Un colloque de deux jours sur l’œuvre et la pensée du défenseur des peuples colonisés, Frantz Fanon, a été organisé à Alger à l'occasion  de la commémoration du cinquantenaire de sa mort et pour jeter la lumière sur sa contribution à la lutte algé- rienne contre l'occupation française, ainsi que  son apport à la psychiatrie. L'ouverture du colloque, placé sur le thème de «Frantz Fanon, aujourd'hui»,  a été un moment de reconnaissance envers ce Martiniquais qui a épousé  la cause algérienne, qu’il a fait sienne, tout comme la question des peuples de l'Afrique noire, victimes de la colonisation économique, politique, culturelle et sociale, condamnés à l'indigénat et à l'esclavage.   Pierre Chaulet (militant de la cause nationale et ami de Fanon), Olivier Fanon (fils de Frantz Fanon) et Lamine Bechichi, qui a connu Fanon à la rédaction  du quotidien El Moudjahid, ont tous souligné la nécessité d'approfondir la réflexion  sur l’œuvre de Fanon qui représente, selon eux, un «patrimoine intellectuel universel».

Le film libanais Hala lawain  remporte le «Wihr d’or»    
Le film libanais Hala lawain réalisé par Nadine  Labaki a remporté le «Wihr d’or», grand prix du long-métrage, décerné jeudi 22 décembre,  lors de la soirée de clôture de la 5e édition du Festival d’Oran du film arabe  (FOFA).  Cette distinction est d’une valeur de 50 000 USD. Elle a été attribuée par un jury de professionnels présidé par la Tunisienne Fatima Bensaïdene. Le jury du court-métrage, présidé par le cinéaste algérien Abdenour Zahzah,  a décerné le prix du meilleur court-métrage au film Hayate qacira (vie courte) du réalisateur marocain Adil Fadily. Cette distinction est dotée d’une valeur  de 30 000 USD.       
 

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