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1 000 milliards DA de crédits injectés dans la PME/PMI : 200 milliards de dinars destinés à la micro-entreprise

“Le retraitement des dettes est conditionné par un plan de redressement et la viabilité de l’entreprise», soutient le délégué général de l’ABEF

PUBLIE LE : 22-12-2011 | 0:00
D.R

“Le retraitement des dettes est conditionné par un plan de redressement et la viabilité de l’entreprise», soutient le délégué général de l’ABEF Quelque 200 milliards de DA à rééchelonner par les banques et une prise en charge entre 30 et 40 milliards DA d’agios réservés, se-lon les premières prévisions.
Le rééchelonnement ou le retraitement des dettes des entreprises déstructurées par les ban- ques, conformément aux recommandations de la tripartite du 28 mai dernier et consolidées par la réunion tripartite de septembre, reste «conditionné par un plan de redressement et une  forte viabilité au plan commercial», a rappelé, hier, le délégué général de l’ABEF. Aussi l’opération qui en est à la phase de recensement concernera-t-elle un millier d’entreprises issues d’une dizaine de secteurs, soit quelque 200 milliards de dinars de dettes à rééchelonner et entre 30 et 40 milliards de dinars d’agios réservés à prendre en charge, selon les premières prévisions. Toutefois, il faudra attendre le premier trimestre 2012 pour que les chiffres soient établis avec plus de précision. Plus explicite, M. Abderrahmane Benkhalfa a affirmé, hier, lors de son passage à la rédaction de la Chaîne III, que les mesures décidées dans ce sens sont basées sur le «partage des risques», précisant que ce sont «les pouvoirs publics qui paieront les intérêts durant la période de différé», alors que les banques devront « renoncer aux intérêts non recouverts et qui sont par conséquent couverts par provisions du Trésor public». Dans le même ordre d’idées, il ajoutera que le retraitement des dettes con-siste en «l’effacement partiel ou total des agios ou les intérêts non payés et que le rééchelonnement peut aller jusqu’à 10 ans, un différé à taux zéro. Autrement dit, durant deux ou trois années, les entrepri-ses ne paieront  rien, sachant que c’est le Trésor qui se substituera à elles». M. Benkhalfa a déclaré à ce propos qu’ «entre 400 et 450 entreprises, des PME, sont déjà en examen par les banques dans l’objectif de retraitement ou de recensement». A propos des difficultés rencontrées par les entreprises, le délégué général de l’Association des banques et établissements financiers estime que les contraintes à l’évolution de l’entreprise sont imputables au «climat des affaires  globalement» mais également aux facteurs de  «gouvernance, de gestion, de management, de formation, de mise à niveau, en sus de la problématique du financement». «On a agi beaucoup plus sur l’environnement de l’entreprise par rapport à l’interne», a-t-il souligné. Concernant ce dernier point, il admettra que les banques enregistrent un «fort taux d’épargne» qui sont des ressources nouvelles, soit 10 à 20% de croissance/an mais que ces dernières ne doivent pas, pour autant, prendre des risques supplémentaires. «Il ne faut pas repro- duire des créances non performan-tes» à travers l’octroi de crédits, avertit M. Benkhalfa. Aussi les mesures prises au bénéfice des entreprises en difficulté financière  de- vront-elles contribuer à faire baisser ces créances, a-t-il assuré. Dans la lancée, il fera savoir que les ban-ques auront accordé 3 700 milliards de dinars de crédit à l’éco- nomie à fin 2011, un chiffre à con-solider, soit une progression de 14 à 16% du taux de financement. Concernant la PME/PMI, y compris la micro-entreprise, le portefeuille aura atteint au début  2012, 1 000 milliards DA, un montant  injecté dans ce secteur et dont le cinquième seulement, soit 200 Mds, a concerné la micro-entrepri-se, sachant que ces crédits constituent les deux quarts du porte- feuille réservé à ce chapitre.  Pour le délégué général de l’ABEF, «le marché de la PME n’est pas mature dans certains cas, d’où la nécessité d’atténuer le risque entreprise».  A ce titre, il dira que «la mise à niveau doit être économique et non pas formelle seulement». L’intervenant estime également que les mesures en question «doivent être accompagnées dans un marché boursier en pleine croissance». Et d’affirmer que la Cosob a identifié une soixantaine de PME «qui sont au niveau des exigences du marché financier».
D. Akila

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