lundi 21 mai 2012 09:41:37

Simulation d’Incendie dans les tunnels du Métro d’Alger : La Protection civile teste ses capacités d’intervention

Un peu plus de 40 jours après sa mise en service, le métro d’Alger a connu dans la nuit du 12 au 13 décembre son premier incendie.

PUBLIE LE : 14-12-2011 | 0:00
D.R

Un peu plus de 40 jours après sa mise en service, le métro d’Alger a connu dans la nuit du 12 au 13 décembre son premier incendie. Il était en effet minuit passé d’une vingtaine de minutes lorsqu’un feu s’est déclenché dans le tunnel, plus précisément au local technique situé entre la station Tafourah-Grande Poste et l’accès pompiers Emir Abdelkader. Et alors que sur la surface, la nuit semblait douce et tranquille, le décor était tout autre dans les sous-sols d’Alger.                                  C’est tout simplement le branle-bas de combat qui commence et une course contre la montre qui est engagée par les agents de la RAPT El Djazair (exploitant du métro d’Alger), ceux de la police du métro et bien évidemment les agents de la Protection civile, et ce pour secourir d’éventuelles victimes et extraire l’incendie.                            
Mais que les usagers du métro d’Alger se rassurent. Il ne s’agit que d’un scénario monté de toutes pièces pour « tester » les capacités d’intervention de la Protection civile dans pareilles sinistres et « évaluer » les procédures de coordination entre les différents intervenants (RATP, protection civile, DGSN… ). Un exercice de simulation d’un feu dans le tunnel du métro auquel ont participé une soixantaine d’agents de la Protection civile et 26 officiers stagiaires, le tout supervisé par deux capitaines de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris spécialisés dans la gestion des risques dans les tunnels et le métro. Leur présence s’explique par l’application du programme de formation, entrant dans le cadre de la coopération algéro-française, de la direction générale de la Protection civile en matière de gestion des risques dans les tunnels et le métro, prévu du 7 au 14 décembre 2011 au profit des officies d’intervention.                
En termes de moyens logistiques, la Protection civile n’a pas fait dans la demi-mesure en mobilisant, notamment engins de lutte contre incendie, véhicules d’éclairage, camions polyvalents ou encore véhicules de liaison.

Des encadreurs français en superviseurs
«Ce sont des milieux où il est extrêmement difficile d’intervenir et de procéder au sauvetage des vies humaines. C’est dans cette optique que la direction générale de la Protection civile a songé à mettre en place cet exercice pour mettre en pratique les connaissances acquises par nos éléments lors de leur formation spécialisée à l’intervention dans le métro et pouvoir évaluer l’efficacité des équipes d’intervention de la Protection civile, ainsi que les matériels spécifique utilisés», explique le chargé de la communication de la Protection civile, le commandant Achour, présent sur les lieux dans la nuit d’avant-hier, insistant au passage sur l’importance de la «reconnaissance» des lieux par les intervenants et surtout du «repérage» et d’utilisation des moyens et équipements spécifiques installés au niveau des stations et tunnels (les bouches d’incendie, les colonnes sèches, le désenfumage, la radio tétra… ).
Une fois la fumée propagée tout au long du tunnel, réduisant du coup la visibilité et empêchant une progression normale, ce sont d’abord les agents de la police du métro qui accourent pour secourir les premières victimes, des agents de la maintenance qui se trouvaient à proximité des lieux où l’incendie s’est déclaré. «Elles risquent naturellement l’asphyxie.
 C’est pour cela que les policiers interviennent avant l’arrivée de nos secours», commente un officier de la Protection civile qui note sur un petit calepin tous les détails de l’exercice.
Première mesure prise : on procède au désenfumage du tunnel via un ventilateur avant de procéder ensuite, en coordination avec les agents de RAPT El Djazair, à la coupure du courant pour faciliter la tâche aux secouristes de la Protection civile. Car le scénario de la simulation prévoit deux victimes (policiers) coincées dans les rails et surtout incommodées par les fumées. Pour ce faire et éviter toutes contraintes, les pompiers sont dotés d’un appareil spécial appelé vérificateur d’absence de tension. «Ce n’est qu’après s’être assurés de la coupure d’électricité que nos agents interviennent», nous précise-t-on.
Quelques minutes plus tard, les deux victimes sont finalement évacuées par le petit passage latéral du tunnel. Du coup, l’extinction du feu, ultime opération, peut commencer.
SAM

DONNEZ VOTRE AVIS

Il n'y a actuellement aucune réaction à cette information. Soyez le premier à réagir !

S'inscrire
Presedant
Suivent
 

Donnez votre avis

Aidez nous à améliorer votre site en nous envoyant vos commentaires et suggestions