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Tizi-Ouzou, Portes ouvertes sur les forêts, Singe magot : De la menace d’extinction à la prolifération

Le singe magot, un primate jadis menacé d’extinction, a connu durant ces deux dernières années, une extraordinaire remontée biologique, particulièrement dans les espaces protégés du Parc National Djurdjura (PND)

PUBLIE LE : 13-12-2011 | 23:00
D.R

Le singe magot, un primate jadis menacé d’extinction, a connu durant ces deux dernières années, une extraordinaire remontée biologique, particulièrement dans les espaces protégés du Parc National Djurdjura (PND), apprend-on au stand du PND lors des portes ouvertes sur les forêts organisées dimanche dernier par la conservation des forêts de la wilaya de Tizi-Ouzou.  En effet, la population  du singe magot est passée dans l’un des secteurs relevant du PND, en l’occurrence Aït Ouabane, commune d’Akbil, de quelques centaines seulement pour atteindre en moins de deux années pas moins de 5.000 singes. Cette extraordinaire prolifération bénéfique pour la préservation de la biodiversité du milieu n’est toutefois pas sans conséquences négatives sur les récoltes des agriculteurs des régions se trouvant sur le périmètre du Parc National Djurdjura, réserve naturelle protégée. La reproduction effrénée de ce primate, lui aussi protégé, cause en effet des dégâts énormes aux plantations et vergers se trouvant près du milieu naturel de ces singes qui envahissent même les potagers et autres jardins limitrophes aux habitations, comme au niveau des villages des communes d’Iboudraren, Aït Boumahdi,Yatafan et Akbil, communes qui font partie de ce Parc National. Pour protéger leurs récoltes de ces nouveaux « envahisseurs » qui rasent tout ce qui se trouve à leur portée, les propriétaires de ces vergers ont souvent recours à leurs fusils de chasse et autres traquenards pour en finir avec ces primates dévastateurs, en l’absence d’autres moyens susceptibles de les éloigner de leurs vergers. Devant l’ampleur que commence à prendre ce phénomène, le PND a lancé depuis quelques mois une étude à l’effet d’arrêter une stratégie de nature à stopper l’exode de ce primate vers des zones habitées et par là préserver les récoltes des citoyens et le primate lui-même qui risquerait de disparaître à cause des bouleversements qu’il ne cesse de subir dans son alimentation du fait de son rapprochement des espaces habités. Par ailleurs, nous rappelons que le Parc National Djurdjura, dont la plus grande partie se trouve dans la wilaya de Tizi-Ouzou, subit des menaces permanentes qui risquent de porter un grave préjudice aux différentes espèces, faune et flore, qui  vivent dans cette réserve naturelle très riche, considérée comme patrimoine mondial de la biodiversité. La prolifération des décharges sauvages, le captage intensif des sources d’eau d’où sont alimentées plusieurs localités, l’extraction de la pierre, l’exploitation des carrières, les projets de création de zones d’extension touristiques (tourisme de montagne) ainsi que le flux sans cesse important de visiteurs sur certains sites, sont des facteurs parmi d’autres qui menacent sérieusement la biodiversité de ce parc.
Bel. Adrar   
 

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