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Biotechnologie : Une technologie d’avenir

L’objectif principal des pouvoirs publics est de faire en sorte que l’Algérie soit en mesure de construire à l’horizon 2020 un pôle d’excellence en biotechnologie qui va aider l’industrie pharmaceutique algérienne dans la fabrication de ses propres médicaments.

PUBLIE LE : 12-12-2011 | 0:00

«L’Algérie ne s’investit pas assez dans le domaine de la recherche scientifique», a estimé  hier à Alger, le docteur Salim Bouguermouh, chercheur au centre de science et de vie de Singapour lors du premier forum international de biopharmacie, de recherche et de biotechnologie médicale d’Algérie.  Dans son intervention d’ouverture, le Dr Bouguermouh a déclaré que l’Algérie ne consacre que 1% de son PIB à la recherche scientifique. Il a donné l’exemple du modèle singapourien de développement d’un pôle de biotechnologie d’excellence.  Selon l’orateur, «le pays qui s’attelle désormais à construire une économie basée sur l’innovation et la création de savoir consacre 2 à 3% de son PIB à la recherche scientifique». Un des piliers de cette économie est représenté par le développement des biotechnologies. En suivant une stratégie judicieuse de planification quinquennale élaborée et appliquée par différentes agences gouvernementales, Singapour  possède aujourd’hui l’un des réseaux biologiques connaissant la croissance la plus rapide au monde.   Pour sa part, le directeur général de l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), M. Mohamed Tazir, a indiqué que l’objectif principal des pouvoir publics est de faire en sorte que l’Algérie soit en mesure de construire à l’horizon 2020 un pôle d’excellence en biotechnologie qui va aider l’inductrice pharmaceutique algérienne dans la fabrication de leurs propres médicaments. «Il s’agit pour nous de faire un premier état des lieux de nos capacités à entrer dans la course de l’économie du savoir», a-t-il expliqué. Selon M. Tazir, ce forum intervient en rapport avec le projet du ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière, et l’installation du haut comité de pilotage algéro-américain pour le développement de la biotechnologie. «On fait de la biotechnologie depuis une dizaine d’années», a-t-il déclaré, avant d’ajouter : «Il faut que l’état trouve les moyens humains nécessaires et scientifiquement formés, et encourager la biotechnologie.»    
Quant au directeur de recherche Labo UMR 5163CNRS/ Université Joseph Fourier Grenoble, France, le docteur Yahia Chebloune a souligné que «le secteur des biotechnologies, qui a connu récemment une grande expansion, occupe une place importante dans l’industrie de la santé, l’environnement et l’agroalimentaire».
Wassila Benhamed
 

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