vendredi 21 septembre 2018 11:51:43

Cycle de concerts de musique du XXe siècle au MAMA : Un moment de pur plaisir

En marge du 3e Festival d’art contemporain d’Alger, le Musée d’art moderne et contemporain a eu la bonne initiative d’organiser des concerts de musique classique s’inspirant de morceaux choisis qui sont le reflet de «figures sonores» traduisant toute la beauté contenue dans des compositions classiques qui furent écrites sous l’impulsion créatrice, sortie tout droit des œuvres picturales ou de textes littéraires.

PUBLIE LE : 12-12-2011 | 0:00
Ph. : Wafa

En marge du 3e Festival d’art contemporain d’Alger, le Musée d’art moderne et contemporain a eu la bonne initiative d’organiser des concerts de musique classique  s’inspirant de morceaux choisis qui sont le reflet  de «figures sonores» traduisant toute la beauté contenue dans des compositions classiques qui furent écrites sous l’impulsion créatrice, sortie tout droit des œuvres picturales ou de textes littéraires.

Nous avons pu ainsi apprécier un savoureux programme musical  de piano à quatre mains dans la soirée de samedi dernier dans l’enceinte du musée. Premier concert qui inaugure un cycle de trois ensembles de nomenclatures différentes qui auront lieu tous les samedis du mois. Les spectateurs ont pu admirer dans un silence quasi religieux une partie du répertoire musical du XXe siècle avec à l’honneur, pour cette soirée les œuvres de musiciens de renom, comme Gabriel Fauré, Maurice Ravel, Emmanuel Chabrier et Darius Milhaud avec de célèbres extraits représentant des œuvres d’une diversité et d’intentions expressives sur un piano joué simultanément par les musiciens Anne-Marie Ghirardelli et Joël Rigal qui ont, respectivement une formation de musique de chambre dans toute l’Europe et une formation pianistique dont la Direction du Conservatoire de musique de Clermont-Ferrand. Il faut noter que pour le MAMA, c’est une véritable première que d’avoir penser à inviter en concertation avec l’ambassade de France, qui a pris contact avec l’association ECUME, basée à Marseille,  et dont la création remonte à 1983, et qui œuvre à établir des échanges culturels en Méditerranée, des virtuoses dans le domaine des arts qui ont su transcrire à merveille, avec un doigté artistique incomparable, des moments rares de musique   dont les auteurs se sont inspirés d’œuvres picturales comme d’un nouveau tissu sonore pour en faire une matière de création en l’enrichissant d’harmonies nouvelles raffinées et d’une sensibilité qui n’est pas sans rappeler les maîtres du passé. Qu’elle travaille avec une géniale intensité sur les impressionnistes comme Manet ou sur de courtes pièces composées en l’honneur d’Hélène, surnommée Dolly, qu’elle soit l’illustration sonore des contes de Perrault ou la remarquable farce carnavalesque purement instrumentale, ces moments de musique choisie étaient pour cette soirée dédiée aux peintres et mélomanes avertis des instants très jouissifs et pénétrant de beauté musicale qui comme dans un jardin féerique donnaient à l’écoute des notes pleines de langueur et de gaieté mêlées sur des touches qui lorsqu’elles étaient à peine effleurées par les pianistes habités avec passion par cet art, semblaient comme des touches cristallines se superposer sur plusieurs tonalités en même temps dictant à l’oreille un langage musical rude et suggestif. Nous avons pu ainsi écouter sur une interprétation singulière d’autant qu’elle était exécutée de manière synchrone à quatre mains des morceaux d’œuvres inédites comme
«Dolly», «Ma mère l’Oye», «Cortège burlesque» ou encore «Le bœuf sur le toit» sur des airs de musiques présentés par des artistes qui entrecoupaient, quand il s’agissait d’œuvres littéraires, les extraits musicaux avec des extraits littéraires. Les artistes avec une approche stylistique qui leur était propre ont pu offrir au public des compositions qui ont autrefois révolutionné les trames traditionnelles de la renaissance, l’ère baroque à la période classique, un concert de musique digne des plus révérencieuses éloges, un bouquet de fleurs blanches a d’ailleurs été gracieusement offert aux deux musiciens à la fin de l’interprétation qui aura duré, au bonheur des auditeurs, plus d’une heure et demi.
Lynda Graba 

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