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600 chercheurs algériens établis à l’étranger : 2e rencontre nationale des chercheurs algériens établis à l'étranger sur le développement des technologies de pointe

600 chercheurs algériens dans différents domaines de la recherche scientifique et technologique, dont la compétence est mondialement reconnue, sont établis à l'étranger, a indiqué hier à Alger le directeur de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Hafidh Aouragh.

PUBLIE LE : 07-12-2011 | 0:00
D.R

600 chercheurs algériens dans différents domaines de la recherche scientifique et technologique, dont la compétence est mondialement reconnue, sont établis à l'étranger, a indiqué hier à Alger le directeur de la recherche scientifique et du développement technologique au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Hafidh Aouragh.

L’Algérie dispose actuellement d'un "véritable" réseau de chercheurs dans le monde capables de contribuer considérablement aux efforts de développement et sont disposés à "offrir leurs services dans les domaines scientifique et technologique en collaboration avec leurs collègues en Algérie", a affirmé M. Aouragh dans une déclaration à la presse en marge de la deuxième rencontre avec les chercheurs algériens établis à l'étranger sur "le développement des technologies de pointe". Il existe, selon la même source, "une nouvelle dynamique" en matière de recherche scientifique avec pour objectif l'établissement de "relations solides" entre les chercheurs algériens résidant à l'étranger et leurs homologues en Algérie par le biais de projets communs. Ces projets qui intéressent tous les domaines civils et militaires étaient "importants et stratégiques", a-t-il souligné. Après avoir affirmé que les compétences algériennes établies à l'étranger étaient disposées à travailler en Algérie et à transférer leurs connaissances et leurs expertises, M. Aouragh a précisé que les parties en charge de la recherche scientifique et du développement technologique avaient institué des mécanismes par la promulgation de décrets présidentiels qui confèrent un intérêt particulier au chercheur algérien qu'il soit dans le pays ou à l'étranger.
“Le chercheur algérien résidant à l'étranger, a-t-il poursuivi, présente ses projets de recherche contre une rétribution financière, ce qui est normal, à notre sens”, a-t-il dit.
Le Pr Kamal Youcef Toumi, de l'université américaine du Massachusetts, a, pour sa part, relevé l'importance de travailler avec les compétences algériennes établies à l'étranger y voyant "une reconnaissance" de ces compétences et de leurs efforts reconnus mondialement. Ce partenariat s'opérera, selon lui, par le biais d'institutions, de sociétés et de centres de recherche spécialisés, précisant que cet investissement dans la science et la connaissance était "le baromètre qui permet de mesurer le développement des peuples". Pour ce chercheur algérien dans le domaine du génie mécanique spécialité robotique, l'établissement de liens de partenariat et de coopération entre les chercheurs algériens à l'intérieur et à l'extérieur du pays est très important, et c'est ce qu'entreprennent actuellement les autorités algériennes.
M. Toumi a, dans ce cadre, fait part de son entière disponibilité à coopérer avec ses collègues en Algérie par le biais de projets communs. Il a qualifié une telle entreprise de "normale" dans le cadre des dispositifs et mesures incitatives et encourageantes pour la recherche scientifique et le développement technologique contenues dans la loi 98-11.


La diaspora algérienne à l’honneur

Tout un dispositif législatif et réglementaire a été mis en place en vue d'organiser la recherche scientifique et valoriser ses résultats.

«L’Algérie dispose d'un réservoir important de jeunes chercheurs qu'il faut prendre en charge pour relever le défi du développement du pays», a déclaré hier à Alger la ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique, Mme Souad Bendjaballah, à l'ouverture des travaux de la 2e rencontre nationale des chercheurs algériens résidant à l'étranger organisée par le  ministère de la Défense nationale avec la communauté scientifique nationale à l’étranger.
Cette rencontre qui a pour thème  «Développement des nouvelles technologies» a pour objectif de promouvoir la coopération effective dans les domaines ayant  trait à la recherche scientifique et au développement des nouvelles technologies.        Lors de son allocution, Mme Bendjaballah a mis l'accent sur l'importance d'une telle initiative, saluant la présence d'un panel de chercheurs algériens évoluant à l'étranger.
«Votre présence atteste de l'attachement que vous avez envers votre  pays, l'Algérie, et cela nous permet de conjuguer nos efforts pour relever  le défi, qui est celui de bâtir une économie basée sur la connaissance et le savoir»,  a-t-elle souligné à l'adresse des participants.         
 Rappelant la loi 98/11 qui a érigé la recherche scientifique en priorité nationale et à laquelle 1% du PIB a été consacré, la ministre déléguée a insisté sur la nécessité de fédérer les compétences nationales pour le bien et l'intérêt du pays.          
Pour ce faire, Mme Bendjaballah a expliqué que «tout un dispositif législatif et réglementaire a été mis  en place en vue d'organiser la recherche scientifique et valoriser ses résultats».         
 Pour sa part, le Pr Adi Kamel, de l'université de Québec, a souligné l’importance d'investissement dans le domaine de la sécurité informatique qui, selon lui, constitue un enjeu stratégique national. Dans sa conférence intitulée “La virologie informatique : du biologique  au numérique”, le Pr Adi a indiqué que dans le domaine militaire, la cyber guerre est devenue une réalité, mettant l'accent, notamment sur l'utilisation massive de l'informatique dans les systèmes d'armement.
Il a fait savoir que “tout peut être attaqué aujourd'hui”, citant plus particulièrement les attaques contre les systèmes de contrôle ferroviaire pouvant provoquer des déraillements de trains, ainsi que le brouillage des   lignes aériennes pouvant empêcher les avions de décoller ou encore l'attaque des serveurs de banques et l'explosion des pipelines.         
 Il a fait état d'une trentaine de pays qui disposent déjà d'unités  militaires de cyber guerre, relevant que la Chine aspire à devenir, d'ici à 2050, la première puissance cyber militaire du monde.
Il a rappelé que «l'Otan avait classé, dans sa déclaration de novembre 2010 à Lisbonne, les cyberattaques dans la même catégorie que le terrorisme et la   cybercriminalité».          
M. Adi a observé, en outre, que 95% des entreprises piratées disposent déjà de protections, sachant que chaque mois, il y a un nouveau virus informatique.     Selon l’orateur, la menace est réelle et grandissante. En  effet, a-t-il dit, le nombre de vulnérabilités informatiques qui était de 171  en 1995 a atteint le chiffre record de plusieurs milliers en 2011.          
«La solution réside dans la maîtrise de la technologie de la virologie informatique qui est, donc, un impératif stratégique», a-t-il expliqué.
Il y a lieu de relever que ces assises de trois jours s’inscrivent dans le cadre de la poursuite du travail entrepris lors d'une première rencontre tenue en 2009.    
Cette rencontre, à laquelle collabore le ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, se veut un espace de réflexion, d’échange d’expériences  dans le domaine technologique et un débat sur les problématiques du développement et des technologies de défense à court et à moyen termes.           
Plusieurs thèmes seront développés à cette occasion qui se rapportent  notamment aux systèmes mécaniques, au génie de programmation, à l’intelligence  artificielle, ainsi que d’autres axes liés aux préoccupations de la défense.          
Wassila Benhamed

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