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Vie en société : Le grand écart

Voilà qui devrait donner à réfléchir à toutes ces personnes qui n’existent que pour et par eux-mêmes...

PUBLIE LE : 05-12-2011 | 0:00
D.R

Comment vivre sa vie sans empiéter ni piétiner les plates-bandes de l’autre ?
Voilà qui devrait donner à réfléchir à toutes ces personnes qui n’existent que pour et par eux-mêmes...

Et ce phénomène est à prendre très au sérieux au vu de tout ce que la rue notamment nous offre comme spectacle pour le moins insolite. Adieu donc les bonnes manières celles qui permettaient de vivre en bonne intelligence, de trouver sa place et de s’y installer sans pour autant en faire un fief exclusif. Car d’autres parmi nos chers concitoyens dressent autour de leur petit ego de véritables barricades histoire peut-être d’éviter autant que faire se peut outre la pollution physique déjà déplorable en soi, la pollution mentale. D’aucuns effarés et effrayés par la dégradation spectaculaire du micro et macro environnement n’hésitent pas à parler tant le phénomène est récurrent de clochardisation mentale. Et il est bien vrai que tout se joue au niveau des mentalités et du mental. Cela peut commencer par cette femme d’intérieur qui balance son sac poubelle du cinquième étage d’un quartier populaire sous prétexte qu’il n’y a pas d’ascenseur jusqu’à cet « intello » qui  « oublie » de déposer son sac poubelle en son emplacement naturel et tout indiqué. Bien entendu et la mauvaise foi étant une valeur de plus en plus partagée et la femme d’intérieur et le pseudo intello ne sont pas des cas isolés ... Et si d’aventure vous « osez » les interpeller même si vous mettez les formes au demeurant, gare au retour de manivelle car il vous en cuira. Faut-il alors abdiquer par peur ou crainte de représailles ou aller plutôt jusqu’au bout de la logique civique élémentaire qui commande, de toute évidence, une « autre » manière d’être et de vivre? Il reste bien entendu que l’apprentissage du civisme, creuset de toute nation émancipée et donc normalement constituée, commence au sein même de la famille censée fourbir les premières armes de leur progéniture, avant de confier cette même progéniture à l’école prolongement naturel s’il en est de la démarche pédagogique familiale. Certes les choses ne sont pas aussi simples qu’elles n’apparaissent à première vue et pourtant il va bien falloir coordonner les efforts des uns et des autres pour que la charge de l’éducation si ce n’est la responsabilité n’incombe point à une seule partie et/ou structure réputée à vocation essentiellement pédagogique. Or il y a quelques années à peine un haut responsable en charge du secteur éducatif avouait publiquement qui plus est bien qu’une fois ne soit pas coutume que notre école était je cite de mémoire « sinistrée ». Et dans sinistré il y a assurément la racine sinistre. Comment, dès lors, combattre un sinistre ? Faut-il également se contenter de jouer les pompiers au lieu de s’évertuer à attaquer le mal à la racine ? Tandis qu’il y a réellement péril en la demeure pour qui veut bien se donner la peine d’observer le comportement public de nos garnements. Bien sûr qu’il serait trop facile et surtout injuste d’incriminer exclusivement telle ou telle partie tant ce phénomène ressort et des pouvoirs publics et des parents non exempts de reproches à l’évidence... Par ailleurs jeter aussi la pierre aux seuls gamins est une échappatoire peu crédible et quelque part même carrément de mauvaise foi. C’est dire donc si tous ces écarts sont à imputer à une responsabilité «sociétale» collective. Dans cette op-tique, il importe et urge même de reconsidérer les fondements de base ou ce qu’on désigne dans le langage moderne par les fondamentaux qui président aux destinées du système éducatif dans son acception la plus élastique, pendant que la famille devrait assumer pleinement sa part ou « quota » de responsabilité. Il faudrait peut-être et parmi les pistes qui valent le coup d’être explorées songer au plus tôt à réunir autour d’une même table et les éducateurs et les parents d’élèves partenaires incontournables dans la formation et la configuration de la destinée infantile. Et au lieu et place de rapports conflictuels entre les deux parties qui ont souvent prévalu, autant « virer » vers le consensuel et non cette espèce d’unanimisme de façade si préjudiciable à la collectivité en général. De la discussion jaillit la lumière, se plaît-on à souligner non sans raison au demeurant, encore faut-il mettre à plat tout ce qui doit l’être et déboucher ainsi, en bout de piste, sur une plate-forme commune. Car et comme le dit si bien ce vieil adage :       «Un tiens vaut dit-on, mieux que deux tu l’auras, l’un est sûr, l’autre ne l’est pas». Oui, je sais, c’est du vieux français, Allah ghaleb hadha ma helbet...
A. Zentar

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