samedi 24 juin 2017 21:48:27

Journée mondiale de lutte contre le sida

Docteur Salima Bouzghoub : “Le sida est devenu une maladie autochtone”

PUBLIE LE : 01-12-2011 | 0:00
Ph. : T. Rouabah

L’Algérie enregistre annuellement 50 nouveaux cas de sida et 200  nouveaux séropositifs

“En Algérie on enregistre relativement peu de cas de sida. Nous sommes un pays à faible prévalence, avec un taux de 0,1%. Cependant le risque d’une infection rapide n’est pas à écarter». Ce sont les confirmations du docteur Salima Bouzghoub, responsable du laboratoire national de référence de l’Infection VIH de l’Institut Pasteur invité, hier, du forum d’El Moudjahid. Pour le docteur Bouzghoub, les chiffres ne sont pas alarmants. Depuis 1985  au mois de septembre 2011,  il a été recensé 1 234 cas de sida et 5 381 séropositifs. L’invité du forum reconnaît tout de même que ces chiffres ne reflètent  pas  la réalité en dépit de l’existence de neuf centres de dépistage gratuit et anonyme.  Cependant elle a relevé que cette pathologie longtemps con-sidérée comme un mal qui vient de l’étranger est devenue autochtone et qu’elle «circule» dans  notre territoire.  A cela s’ajoute la diversité hétérogène du «virus algérien». Pour la spécialiste, les souches algériennes ont changé. Du moment qu’au départ, la maladie est venue d’Europe et de l’Afrique subsaharienne. L’autre fait à  noter est que la maladie se féminise. En effet, dira-t-elle, depuis 2000, un grand nombre de femmes sont  atteintes par le VIH dans les mê-mes proportions que les hom-mes. Cette situation s’explique par le fait que le mode de contamination le plus répandu dans notre pays est la contagion par voie sexuelle. Les spécialistes avancent un taux variant entre 80  et 90 %.   En ce qui concerne  la tranche d’âge la plus touchée, la maladie touche l’adulte jeune.  C'est-à-dire entre 25 et 39 ans. Mais essentiellement la catégorie 30-39 ans qui demeure la plus vulnérable. De nombreux jeunes contractent la maladie après des rapports sexuels non protégés. Car l’utilisation du préservatif reste un sujet tabou. Mais, faut-il le souligner, la contamination n’est  pas spécifique aux relations extra-conjugales. De nombreuses femmes ont été contaminées par leur  conjoint qui à leur tour ont transmis  leur virus à leur enfant. Dans ce contexte, docteur Bouzeghoub a donné le chiffre de 16 enfants nés en 2010,  porteurs du virus. Alors qu’en 2009 on a recensé 9 nouveau-nés atteints de la maladie. Et très peu survivent à cette pathologie.   Mais la spécialiste a expliqué qu’aujour-d’hui  une femme  enceinte atteinte du sida bien prise en charge peut bénéficier d’un traitement durant le dernier trimestre de la grossesse. Et cela donne de très bons résultats. En parlant de prise en charge, il faut dire qu’en Algérie la trithérapie est gratuite et revient annuellement  à l’Etat à près d’un milliard de dinars par malade. A la question d’une consœur sur l’espérance de vie d’un sidéen en Algérie, la conférencière dira qu’elle ne peut  pas être comparée à un sidéen européen.
Car chez nous, les ruptures de stocks de médicaments et de réactifs sont très fréquentes,  comme c’est le cas  pour d’autres  maladies. Ce qui perturbe quelque peu le traitement.  A propos des médicaments génériques, la spécialiste  dira  qu’ils ont le même effet et en plus ils sont accessibles à tous.  
Le plus grand problème dans notre pays, c’est ce refus de déclarer sa maladie. De nombreux malades arrivent à l'hôpital pour y mourir.  Fuyant le regard des proches et une société qui refuse d’affronter les tabous. Mais, malheureusement, ce n’est pas propre aux malades. Certains laboratoires ne déclarent pas les cas qu'ils  ont dépistés d'atteinte du virus (VIH/SIDA) par négligence alors que la loi les y oblige.  Mais alors qu’en est-il  pour les contaminations dans un cabinet dentaire, ou un salon de coiffure, ou autre ? La représentante de l’Institut Pasteur a expliqué qu’elle n’avait pas de chiffres, mais elle indiqué qu’au chapitre contamination inconnue, le chiffre est très minime, environ 0,03%.  A la question de savoir quelles étaient les régions les plus touchées, la conférencière dira qu’aucune wilaya n’est épargnée. Et si le plus grand nombre est enregistré à Alger, c’est parce que  les malades viennent de toutes les villes du pays.  Pour  le docteur Bouzghoub, le dépistage  et le statut sérologique, qui sont pour le moment recommandés mais non obligatoires,  doivent  être un réflexe, car il faut toujours avoir à l’esprit que pour cette maladie ,ça n’arrive pas seulement aux autres. La seule consolation pour le moment, c’st qu’aujourd’hui le test est effectué de facto dans le bilan prénuptial,  prénatal et pour les donneurs de sang. Mais cela reste insuffisant, du moment que le virus a élu domicile dans notre pays.    
 Nora Chergui


M. Larbes Salim, SG de l’association Solidarité Aids “De plus en plus  de sidéens prennent en charge leur maladie”


EM : Vous êtes, M. Larbes, responsable de « Solidarité Aids ». Quelles sont les priorités et les domaines d’intervention de votre association ?
 Solidarité Aids  est une association créée en 1999 dans l’objectif d’informer et de sensibiliser les populations sur cette maladie. Nous avons à notre actif un grand nombre d’activités, notamment celles concernant des activités ponctuelles, telles que « Info-Thermes »  par exemple, et qui est un travail de sensibilisation mené chaque printemps au niveau de stations thermales. Il y a, également, « Info- Plages ». Ce sont des journées d’information organisées durant la saison estivale, au niveau des plages.
Récemment,  nous avons aussi lancé depuis la ville de Thénia (wilaya de Boumerdès) une campagne nationale de lutte contre le sida.

EM : On a tendance à dire que le sida se féminise. En d’autres termes, les femmes sont de plus en plus touchées par la maladie du SIDA. A votre avis, à quoi cela est-il dû?
Effectivement, les femmes sont très touchées par cette maladie qui au début de la pandémie affectait beaucoup plus les hommes. Aujourd’hui,  un grand nombre de femmes se retrouvent séropositives suite à des relations non protégées avec leurs conjoints malades ayant tu leur pathologie, soit par ignorance de la maladie soit par peur de la déclarer à leur entourage et dans les deux cas, ce sont les femmes qui en sont les premières victimes.

On parle de séropositif et de sidéen. Qui des deux peut contaminer les autres, autrement dit qui est le plus contagieux ?
 Du moment qu’on est séropositif, on est porteur du virus qu’on peut transmettre soit par voie sexuelle ou soit par voie sanguine. Le degré de contagion est en fait le même.

Le dernier rapport annuel d’ONUSIDA fait état d’une prochaine victoire contre la maladie et nourrit l’espoir d’une possible fin de la pandémie. En Algérie, on parle par contre de progression du nombre des malades. Pourquoi ce paradoxe ?
 Il faut souligner, de prime abord, que notre pays est classé  à faible prévalence de la maladie. Pour en revenir à votre question, je suis convaincu que c’est le travail de sensibilisation qui a fait en sorte de faire bouger les choses. Le tabou se brise peu à peu et les gens qui auparavant avaient tendance à cacher leur maladie sont de plus en plus nombreux à se diriger vers les centres de dépistage volontaires.
 Aussi, d’importants efforts ont été consentis aux fins de lutter contre la maladie  et c’est ainsi que différentes instances ont été instaurées pour donner les statistiques exactes y afférentes.
Je pense qu’en réalité, ce n’est pas le nombre de sidéens qui a augmenté en Algérie, mais bien le nombre de ceux qui ont décidé de prendre en charge leur maladie.

Justement, où en est la prise en charge globale, particulièrement, la prise en charge psychologique et sociale des patients atteints du sida?
Comme c’est le cas pour certaines pathologies, la prise en charge psychologique et sociale des porteurs du VIH et des sidéens n’est pas suffisante, je dirai même inexistante, et c’est là un problème national.
Cela dit, l’ensemble des centres d’accueil dispose de psychologues. La société civile contribue dans l’accompagnement des malades. C’est le cas de notre association qui envoie un de ses membres très actifs, une psychologue, au niveau de l’hôpital El Kettar en vue de l’assistance des malades.

A votre avis, comment peut-on arriver à vaincre le sida en Algérie?
 Nous arriverons à vaincre le sida en Algérie en coordonnant tous nos efforts dans ce sens. Tout le monde doit y mettre du sien : aussi bien les ministères et les institutions concernés que la société civile.
Aussi, il faut  insister sur la sensibilisation des personnes  les plus vulnérables : les jeunes et les travailleurs de sexe, sans tabou ni complexe, parce que ce sont des réalités qui sont bien là, et il faut donc faire avec. Aller vers eux parce que c’est la vie  de plein de gens qui est en jeu
Soraya G.


Tous contre le VIH

En dépit des progrès réalisés par la société algérienne, qui se sont répercutés sur le mode de vie et les comportements,  l’on continue d’éviter d’aborder certains thèmes,   trop souvent considérés comme incompatibles avec les bonnes mœurs et les traditions de manière générale. C’est le cas en effet, du sida,  qui continue pourtant, trente ans après sa découverte,  de susciter les mêmes idées reçues.

Cette maladie, ne sort toujours pas du cercle médical. Evoquer, le syndrome d’immuno-déficience acquise, plus connu  sous le nom de sida, demeure encore un tabou et un sujet entourés de préjugés pour la famille algérienne.  Pourtant, les chiffres sont  bien là pour attester que notre pays est loin d’être à l’abri de ce virus. Les statistiques du ministère de la Santé relèvent au 31 septembre dernier que  ce sont 6.615 personnes touchées par le sida en Algérie. Pas moins de 600 nouvelles contaminations ont été dénombrées durant les neuf premiers mois de l'année 2010.  Pour celle en cours, pas moins de 514 cas de sida ont été recensés. Mais ces chiffres sont  en deçà de la réalité.  Lors du séminaire national sur la mise en œuvre de la stratégie nationale de prévention de la transmission mère-enfant du VIH qui s’est tenu récemment, le chargé du programme national de lutte contre le sida au niveau du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière a affirmé  que parmi les cas enregistrés, il y a 64  femmes, 15 enfants sidéens et 28 autres séropositifs. L'Algérie, est certes  classée  comme  pays à faible prévalence avec un taux de 1 % de personnes atteintes,  néanmoins les spécialistes estiment que la contamination au virus VIH enregistre une relative accélération. Près d’une cinquantaine d’enfants âgés de moins de 10 ans sont touchés par le virus du sida. Ces enfants ont été contaminés par leurs mères pendant la durée de leur grossesse, avec un taux de 4,4 %. Il faut dire aussi que le nombre de personnes atteintes risque d’évoluer sachant que près de 19.000 séropositifs, essentiellement des hommes, sont  recensés en Algérie, sans compter que certains  ignorent  qu’ils sont  porteurs du virus. D’ailleurs,  des associations  appellent aujourd’hui, les pouvoirs publics à  inscrire le sida sur la liste des maladies chroniques en Algérie et ainsi ouvrir droit au  remboursement des médicaments traitant cette maladie.  Ils faut dire que les fonds mobilisés par l’Etat, en 2009, représentaient 93,7%. Des fonds mobilisés pour le traitement de cette maladie et les services annexes, contre 69,8% en 2008. En termes de personnes recevant la thérapie anti-rétrovirale, leur nombre a atteint 1.526 malades à la fin 2009 dont 51 % sont des hommes.  Le sida, il n’y a pas à dire ne connait pas de frontières, d’où l’intérêt aujourd’hui, d’impliquer tous les acteurs de la société pour freiner cette infection qui n’épargne, pas même les bébés.  La famille, le mouvement associatif, l’école sont  également  interpellées pour contribuer aux actions de sensibilisation qui demeurent  le seul remède contre  le virus VIH.  Ainsi, les  parents, les enseignants, les imams, tout comme les associations de quartiers  doivent  jouer le jeu  pour informer les jeunes sur les modes de contamination  qui restent méconnue pour cette frange.  Une récente étude effectuée, par le  CHU de Tizi -Ouzou a fait ressortir que sur 1.800 étudiants  seuls 2,9% connaissent les modes de transmission, un fait qui renvoit à l’importance de renforcer  davantage  la  sensibilisation.                                  
Samia D.


30 ans après la découverte du sida
L'Afrique reste la plus touchée par la pandémie

Trente ans après la découverte du VIH/SIDA, l'Afrique reste le continent le plus touché par cette pandémie qui continue de faire des victimes malgré les avancées dans le domaine de la thérapie. A la veille de la journée mondiale du Sida, célébrée le 1er décembre de chaque année, une mobilisation à l'échelle mondiale est plus que jamais nécessaire pour dégager une politique commune de lutte afin de limiter la progression du virus, notamment en Afrique sub-saharienne. Le continent africain a vu le taux de prévalence du VIH (virus de l'immunodéficience humaine) grimper en deux décennies, avec près de 25 millions de séropositifs en 2006, dont deux millions d'enfants âgés de moins de 15 ans, selon l'agence de l'ONU pour la lutte contre le sida (ONUSIDA). Le Cameroun figure parmi le pays touchés par l'épidémie, avec près de 570.000 personnes vivant avec le VIH en 2011 dont environ 60 % sont des femmes, selon le ministre Camerounais de la Santé publique, André Mama Fouda. " Le sida est à l'origine de 33.000 décès en 2010 et malgré les efforts de prévention, le Cameroun a enregistré environ 50.000 nouvelles infections au cours de la même année ", a-t-il précisé, en marge de la semaine camerounaise en prélude de la 24e Journée mondiale contre le Sida. Au Burundi, 68.309 personnes qui " sont en attente de prendre les traitements ", ont été recensées, selon la présidente de l'Association Nationale des Séropositifs et des Sidéens (ANSS), Mme Gapiya. Au Mali, le taux de prévalence est passé de 1,7 % à 1,3 %, indiquent des chiffres d'EDS IV (Enquête Démographique et de Santé, 4e génération élaborée). Le Sida est l'une des premières causes de mortalité et de morbidité chez l'adulte en Guinée, selon le document d'enquête démographique et de santé élaboré en 2005, alors que le taux actuel de séroprévalence reste '' stable '' autour de 1,5 %. Trente ans depuis que le premier cas de sida a été détecté dans le monde, aux Etats-Unis, environ 12.000 personnes à Maurice serait touchées, selon l'Onusida. L'Afrique australe est la région du monde la plus touchée par le sida, affectant la santé de millions de personnes séropositives, dont la vie est menacée par un manque de fonds. L'Unicef et ses principaux partenaires ont lancé récemment une grande campagne de mobilisation pour lutter contre la transmission du VIH de la mère à l'enfant dans les pays d'Afrique de l'Ouest et du Centre. Le sida est un virus qui attaque le système immunitaire, il se transmet par le sang. Aucun vaccin n'existe actuellement et les traitements disponibles bien qu’ils maintiennent le malade en vie, ne permettent aucune guérison.


Pr Smaïl Mesbah :
“Plus de 6.500 cas recensés actuellement en Algérie”


Le nombre de personnes atteintes du sida et des séropositifs enregistré en Algérie est de l'ordre de 6.615 cas, a déclaré hier, le directeur de la prévention au ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière (MSPRH), le Pr Smaïl Mesbah. S'exprimant à la veille de la célébration de la journée mondiale de lutte contre le Sida (1er décembre), le professeur Mesbah a précisé que ces statistiques sont relatives à la période allant de 1985, date de l'apparition du premier cas dans le pays, au 30 septembre 2011. Le Pr Mesbah a relevé que parmi les 6.615 personnes, 1.234 sont sidéens, c'est à dire que leurs défenses immunitaires ont connu une " chute brutale", alors que " 600 nouveaux cas de séropositifs " s'ajoutent annuellement au bilan de cette maladie grave. Le spécialiste a noté que grâce à la " riposte nationale multisectorielle ", conforme aux recommandations internationales auxquelles l'Algérie a adhéré, l'épidémie VIH/Sida en Algérie demeure " peu active ", voire, a-t-il dit, " concentrée ". Le directeur de la prévention a, en outre, indiqué que la prévalence de l'épidémie VIH/Sida est de 0,1 % seulement en Algérie, relevant toutefois qu'en dépit de cet état de fait, " la vigilance doit rester de mise ". Les mesures prises par l'Etat, a-t-il, fait savoir, s'inscrivent dans le cadre des " efforts " de prise en charge de la maladie et la limitation de sa propagation au sein des franges sociales, notamment juvénile.
Parmi les autres aspects positifs qui contribuent à enrayer la maladie, le spécialiste a cité " la prise en charge de la femme enceinte " pour éviter la transmission du virus à l'enfant. S'agissant de la prévention de la transmission mère-enfant (PTME), le Pr Mesbah a rappelé que celle-ci constitue, depuis 2008, une priorité " de premier plan ", dans la mesure où, a-t-il souligné, elle a fait l'objet d'un programme pilote suite à une consultation MSPRH/UNICEF (Fonds des Nations unies pour l'enfance, ndlr). Désormais, a-t-il assuré, les enfants, même nés de mères séropositives, peuvent ne pas être atteints par le VIH/Sida, assurant que l'objectif " zéro cas " de nouveaux-nés de mères séropositives est " à notre portée ". Selon lui, l'expérience acquise à Alger et Oran où de plus en plus de nouveaux-nés qui naissent s’en sortent indemnes de la maladie, grâce au traitement, nous conforte à plus d'un titre ".  Dans le but d'assurer une meilleure prise en charge de la femme enceinte séropositive, le Pr Mesbah a fait état de la mise en place d'un dispositif opérationnel englobant six réseaux régionaux pilotes PTME. Ces réseaux, a-t-il expliqué, s'articulent autour de six centres de référence (CDR) en l'occurrence ceux d'Alger, Annaba, Constantine, Oran, Sétif et Tamanrasset. Evoquant le programme national de lutte contre le Sida, le Pr Mesbah a mis en exergue le fait que celui-ci mettait l'accent sur la transmission par la voie sexuelle sachant que cette dernière est la cause la " plus importante " de transmission du virus du Sida. Le Pr Mesbah a, par ailleurs, mis l'accent sur la nécessité de lutter contre la " stigmatisation " dont sont l'objet les malades du Sida, rappelant l'existence d'une instruction ministérielle en vertu de laquelle toute personne peut accéder à la prévention et aux soins qu'elle que soit son statut Abordant la prise en charge psychologique des malades, le spécialiste a indiqué que leur rôle était, dans ce cadre, très " important " à la faveur du travail de proximité qu'elles effectuaient. Le Pr Mesbah a, par ailleurs, fait état de la tenue, avant la fin de l'année en cours, d'un séminaire ayant pour objectif l'implication des associations d'aide aux malades atteints par le Sida dans le dépistage chez la femme enceinte.
Concernant la sensibilisation et l'appui psycho social des malades, il y a lieu de relever le travail effectué par l'association " El Hayet " qui s'occupe des personnes atteintes du VIH/SIDA. Selon la présidente de cette association, Mme Lahoual Hayet, les " pressions " sociales, culturelles et économiques dont les femmes sont l'objet, ne leur permettent pas d'assurer leur prévention. " Il est clair que, depuis quelque temps, le Sida est devenu une charge sociale ", a-t-on affirmé, ajoutant que la prise en charge psychologique et sociale était, en principe, du " devoir de la société toute entière ". Pour Mme Lahoual, le rôle que joue la famille est primordial, insistant pour dire que celle-ci doit tout faire pour que le malade arrive à accepter et vivre avec sa maladie. La présidente de l'association El Hayet a émis le souhait de voir la maladie du Sida classée comme " maladie chronique ", ce qui, a-t-elle insisté, ne pourra qu'être profitable aux personnes atteintes.
 

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