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Métiers manuels : Regain d’intérêt chez les jeunes

De plus en plus, l’intérêt porté aux professions manuelles augmente chez l’Algérien qui renonce carrément au travail dans des entreprises publiques ou privées quand bien même celles-ci leur proposeraient des rémunérations alléchantes et des avantages multiples.

PUBLIE LE : 29-11-2011 | 23:00
D.R

De plus en plus, l’intérêt porté  aux professions manuelles augmente chez l’Algérien qui renonce carrément au travail dans des entreprises publiques ou privées  quand bien même celles-ci  leur proposeraient des rémunérations alléchantes et des avantages multiples. En effet, de nouvelles exigences professionnelles font leur apparition dans la société algérienne. Si,  autrefois,  la Sécurité sociale et la stabilité étaient  les principales motivations d’un chômeur à la recherche d’un emploi, la tendance,  aujourd’hui,  à  l’entrepreneuriat se précise notamment chez les jeunes, qui affichent leurs talents d’hommes et de femmes d’affaires, attirés notamment par certains secteurs, à l’image des services et des métiers manuels.  
 Aujourd’hui, une nouvelle culture s’est  développée chez cette population qui opte pour le mode libéral et la création de sa propre petite «affaire» pour s’affirmer et voler de ses propres ailes. Il faut dire que les dispositifs d’aide à la création d’emploi, mis en place par le gouvernement pour lutter contre le chômage, a encouragé cette orientation et ce choix qui a  contribué, ces dernières années, à la relance de certains métiers manuels. En effet, ces mécanismes ont carrément ressuscité bien des professions qui ont enregistré un déclin certain, avec l’enrichissement de la nomenclature  algérienne des métiers  qui  a  fait basculer  des métiers jusque-là  en vogue. Les métiers boudés, il y a  quelques années, refont ainsi surface, à la faveur des dispositifs en question qui ont ainsi donné une seconde vie à des métiers voués à l’extinction. C’est le cas du coiffeur pour hommes, du pâtissier, du boulanger et du potier, pour ne citer que ceux-là,  qui attirent de plus en plus d’hommes et de femmes qui ont  déterré leur «  diplôme»  pour tenter l’expérience  de l’ANSEJ,  de la CNAC et d’autres instruments de lutte contre le chômage.    Nombreux sont ceux et celles qui  se sont ainsi lancés dans  la  plomberie, la mécanique, la ferronnerie, la fabrication de gâteaux traditionnels, la coiffure, l’esthétique et  bien d’autres métiers, connus pourtant pour être spécifiques à la gent féminine. Des jeunes ont  préféré retrousser les manches et ne compter que sur eux-mêmes pour réaliser leur rêve. La Caisse  nationale d’allocation chômage a validé, entre  les  mois de mars et  d’août  de l’année en cours, près de 700 dossiers qui ont bénéficié de prêts non rémunérés.     
Aujourd’hui, l’on assiste  à  l’ouverture  dans chaque quartier  de salon de coiffure pour hommes, d’espace de vente de gâteaux traditionnels et de spécialistes en électricité automobile, pour dire que ces métiers manuels comme tant d’autres sont de retour, avec les jeunes  qui optent  volontairement pour  la voie des métiers manuels. Il fut un temps où l’on disait aux  mauvais élèves, sous forme de menace : «Si tu ne fais rien à l’école, tu finiras éboueur !». Les métiers manuels avaient mauvaise presse. Mais la tendance s’est radicalement inversée. On ne vient plus aux métiers manuels par défaut, mais par choix délibéré  et conviction.
Samia D.

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