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M. Benatallah rencontre les médecins algériens établis en région parisienne : Créer des pôles de compétence

M. Halim Benatallah, secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger, a réuni vendredi soir les médecins algériens établis en région parisienne pour examiner les possibilités de rapprochement entre médecins algériens de France et d’Algérie

PUBLIE LE : 19-11-2011 | 23:00
D.R

M. Halim Benatallah, secrétaire d’Etat chargé de la Communauté nationale à l’étranger, a réuni vendredi soir les médecins algériens établis en région parisienne pour examiner les possibilités de rapprochement entre médecins algériens de France et d’Algérie, susceptibles de créer des pôles de compétence dans plusieurs spécialités médicales. Pour nombre de médecins intervenants lors de cette rencontre conviviale, organisée en présence du consul général de Paris, consuls de la région parisienne, et d’un représentant du ministère de la Santé, "la volonté ne manque" pour œuvrer en commun en faveur du transfert du savoir-faire des médecins algériens établis en France vers l’Algérie. Ces derniers ont ajouté qu'ils "se heurtent, cependant, lors de leur déplacement dans leur pays d’origine, à l’indifférence de leurs confrères d’Algérie et ne trouvent pas de répondant auprès des administrations locales". "Nous sommes disposés à aider notre pays, mais nous ne pouvons continuer à faire du bricolage, se déplacer à titre individuel en Algérie pour intervenir sur tel cas ou tel autre. Nous souhaitons le faire dans le cadre d’un accord-cadre, pour agir avec efficacité et travailler dans un climat serein", dit un médecin spécialiste en cardiologie. Pour Redha Souilamas, professeur en médecine, un des pionniers des greffes du poumon, "les échecs accumulés au fur et à mesure des déplacements en Algérie pour offrir son aide et son savoir-faire ne peuvent se répéter continuellement, car rien ne pourra se faire dans ce sens sans la demande express de nos confrères algériens". "Nous voulons travailler avec l’Algérie, avec la tête, mais aussi avec le cœur, créer un pôle d’excellence en médecine et sortir de ce coma qui nous menace", a-t-il poursuivi.
Rétablir la confiance

Pour le Dr Madani, psychiatre, "toute demande de collaboration doit être exprimée à partir de la base, autrement dit des médecins eux-mêmes. Il existe des compétences et expériences de qualité parmi les médecins algériens en France, et si nous réussissons à œuvrer ensemble, nous formerons la meilleure université de France".
"Nous sommes disposés à nous mettre au service de notre pays, mais nous ne voulons pas perdre de temps, et sans compréhension de part et d’autre, nous ne pouvons avancer", a-t-il ajouté, suggérant l’idée de créer une fédération entre les médecins algériens de France et d’Algérie. Intervenant au terme des discussions, M. Benatallah a estimé que ce qui compte, c’est de "donner des signaux de confiance entre les deux parties, car on ne peut construire une vision médicale commune que si l’on multiplie ce type de rencontres pour trouver des petits dénominateurs communs, d’autant que c’est en commençant à œuvrer à la base qu’on peut déboucher sur des perspectives fécondes". "Nous allons nous inspirer des nombreuses idées émises lors de cette première discussion avec les médecins algériens établis en France et pour lesquelles nous allons travailler avec le ministère de la Santé, dont une sorte de fédération des médecins algériens en France, pour avoir un partenaire identifié et travailler sur l’idée de pôle de référence comme cela été avancé", a-t-il indiqué par ailleurs à l’APS à l’issue de la rencontre. "Nous devons également identifier tout le potentiel qui existe par spécialités médicales , et en partant de cela, avec le ministère de la Santé et surtout les services hospitaliers, travailler également pour identifier nos propres besoins afin de susciter la réactivité attendue, parce que jusque-là, il a été fait appel à de nombreux spécialistes algériens établis en France, mais une fois arrivés sur place en Algérie , ils s’entendent dire qu’ils n’apportent pas grand-chose et ça multiplie les frustrations".
"Les discussions commencent avec ce noyau de médecins de la région parisienne, qu’on pourra élargir à d’autres régions de France, mais la rencontre d’aujourd’hui est la première pour faire un diagnostic serein de la situation et avoir une ambition réaliste d’une collaboration entre les médecins algériens établis en France et en Algérie", a poursuivi le secrétaire d’Etat qui considère qu’une stratégie de collaboration est indispensable dans ce sens, insistant sur l’intérêt d’une fédération des médecins pour pouvoir identifier ses partenaires et travailler ensemble.
 

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