D.R
Au-delà du fait que cette démarche est inédite dans le monde gazier, il est utile de relever que, pour une fois, douze pays producteurs, ayant les mêmes intérêts, ont décidé d’un commun accord, de renforcer la coopération entre ses Etats membres et les pays consommateurs.
Le sommet de Doha marque « un tournant dans l'histoire de l'industrie du gaz naturel », a indiqué l’émir du Qatar, qui a critiqué les taxes en Occident sur les importations d'énergie.
Ces taxes imposées par les pays consommateurs « vont faire dérailler le marché énergétique », a-t-il averti, ajoutant que la dépréciation du dollar, monnaie d'échange des produits énergétiques, avait « négativement affecté l'économie mondiale ».
Le FPEG contrôle près de 70% des réserves mondiales de gaz, comptant notamment dans ses rangs la Russie, premier producteur au monde, l'Iran, le Qatar, l'Algérie et le Venezuela.
En effet, la Russie, premier producteur mondial de gaz, contrôle 30% des réserves mondiales, alors que le Qatar est le premier exportateur de gaz naturel liquéfié (GNL) avec une capacité de production de 77 millions de tonnes par an, ce qui le classe au 3e rang mondial après la Russie et l'Iran,
Il ya lieu de signaler que la rencontre avait pour objectif de « coordonner les efforts des pays producteurs pour promouvoir l'industrie gazière mondiale » et à établir un mécanisme pour des prix équilibrés du gaz qui seraient indexés sur les prix du pétrole, selon les organisateurs.
Les prix du gaz sont actuellement fixés soit dans le cadre de contrats à long terme, qui peuvent être indexés sur le prix du pétrole, soit sur le marché au comptant.
La demande de gaz a plongé à la suite de la crise financière mondiale, mais le forum affirme qu'elle a rebondi en 2010, progressant de 7,1%.
Et c’est pour cela que les principaux pays exportateurs de gaz se sont dotés en décembre 2008 d'une organisation officielle, une démarche qui fait craindre aux pays consommateurs qu'une telle structure n'influe sur les prix
Néanmoins l'idée de tenir pour la première fois un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du Forum des pays exportateurs de gaz a été évoquée lors de la 10e réunion ministérielle du forum, tenue au mois d'avril 2010 à Oran en Algérie.
Elle a été entérinée au terme de la 11e session ministérielle tenue le 2 décembre 2010 à Doha.
Aussi, décision a été prise désormais, d'échanger des informations, d'intensifier le dialogue, d'aider ses membres à mieux exploiter leurs ressources naturelles (gaz), de suivre les tendances de l'offre et des prix et le développement des projets.
Il faut dire que les enjeux sont de taille, le gaz est devenu la source d'énergie « la plus développée » durant les dernières années en tant qu'énergie propre à même de contribuer à la réduction des émissions de gaz et à la lutte contre le réchauffement climatique.
Pour la production de l'électricité, le gaz garantit un maximum de flexibilité à travers la rapidité et la facilité du stockage, et présente bien d'autres avantages économiques.
Le Forum dont le siège du secrétariat général se trouve à Doha, regroupe les principaux pays exportateurs de gaz, à savoir l'Algérie, la Russie, l'Iran, le Qatar, la Guinée équatoriale, le Nigeria, Trinidad et Tobago, la Libye, l'Egypte, la Bolivie et le Venezuela, ainsi que le Sultanat d'Oman, qui vient de rejoindre le Forum.
D'autres pays en sont observateurs. Il s'agit de la Norvège, des Pays-Bas et du Kazakhstan.
Reste à signaler que le Conseil ministériel du FPEG a approuvé une proposition algérienne concernant la création d'un institut de recherches en gaz naturel dont le siège sera basé à Alger.
Amel Zemouri
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