mardi 21 novembre 2017 18:31:22

Le Sous-secrétaire d’Etat chargé du Maghreb l’a annoncé : Washington veut vendre des équipements militaires à Alger

Les visites, de haut niveau, effectuées ces derniers temps par des officiels américains « ne font que souligner la qualité des relations bilatérales » tiendra à souligner l’ambassadeur Henry Ensher.

PUBLIE LE : 05-11-2011 | 0:00
D.R

Les visites, de haut niveau,  effectuées ces derniers temps par des officiels américains « ne font que souligner la qualité des relations bilatérales » tiendra à souligner  l’ambassadeur Henry Ensher. Et c’est  dans cette optique qu’il y a lieu d’inscrire celle du sous-secrétaire d’Etat chargé des Affaires maghrébines.  « J’ai eu d’excellentes discussions », a affirmé M. Maxwell aux journalistes conviés à la conférence de presse organisée jeudi dernier au siège de l’ambassade américaine à Alger.   

Les relations bilatérales et la situation qui prévaut dans la région, notamment en Libye, sont les deux principaux sujets abordés par le sous-secrétaire d’Etat américain chargé du Maghreb avec les autorités algériennes lors de sa visite. Evoquant les réformes engagées en Algérie,  M. Maxwell a  fait remarquer qu’il « est très facile de constater qu’Alger a choisi la bonne voie en optant pour des réformes politiques ».  Il ajoutera que les Etats-Unis, sont un allié de l’Algérie. Le diplomate a poursuivi en rappelant que les relations d’Etat à Etat, entre Alger et Washington «  sont excellentes ».  Au plan de la coopération militaire, il dira que « nous cherchons les voies et moyens pour vendre à l’Algérie des armes ».  Justifiant la vente au Maroc d’équipements militaires de haute technologie, le conférencier a précisé que cette démarche  n’est pas motivée par l’instauration d’une  course aux armements. Ces ventes d’armes ne sont pas négociées « pour provoquer une guerre régionale » avant d’ajouter que « si nous pensions que cette vente (celle conclue avec le Maroc, ndlr)  allait toucher à la stabilité de la région on ne l’aurait pas faite », a-t-il rassuré. S’agissant de la volonté des Américains de vendre des équipements militaires à l’Algérie, il expliquera la chose en déclarant : « Nous le faisons dans l’intérêt dans la région ». C’est dans le cadre de la lutte antiterroriste. Washington veut mettre un terme aux activités de l’Aqmi et à tous les trafics dont celui de la drogue. Au sujet du partenariat dans le domaine de la lutte antiterroriste et le trafic d’armes, il affirmera qu’il vise à éviter la prolifération des armes à partir de la Libye.

« Pas de pactes avec les islamistes »
Interrogé sur la montée des islamistes en Tunisie, la Libye et en Egypte, M. Maxwell a affirmé que « les Etats-Unis ne sont pas préoccupés par l’identité religieuse des nouveaux gouvernements dans cette région », mais juste par le fait que les nouveaux  dirigeants  doivent « respecter la démocratie, être inclusif, respecter les minorités et les femmes, donner satisfaction aux demandes et aspirations des peuples ». Si ces conditions sont respectées « nous travaillerons avec ces gouvernements », a déclaré M. Maxwell qui précisera « que les Etats-Unis n’ont pas un comportement paranoïaque ». Présent à ses côtés, l’ambassadeur Ensher a pris le soin de préciser que Washington « s’opposera à toute entité politique qui recourra à la violence pour accéder au pouvoir ». De même que M. Maxwell ajoutera qu’ « il n’y a pas de pactes avec les islamistes ». Selon lui «les populations sont souveraines pour choisir leurs dirigeants ». Toutefois, il sera indiqué que les Américains suivent « de près les évènements » et  qu’ils  réagiront  « en cas d’incapacité ou d’échec de ces gouvernements à répondre  aux aspirations des peuples ».  Pour M. Maxwell, « il y a des choses que nous appuyons et d’autres auxquelles nous nous opposons ». S’agissant de l’exécution de l’ancien dirigeant libyen, El Gueddafi, il dira que les Etats-Unis « ne sont pas contents de la fin qu’il a connue et de la façon dont il a été traité. » Selon lui, il aurait été plus judicieux de le faire juger. Pour ce qui des relations algéro-libyennes, il dira qu’il en a été question lors de ses entretiens avec M Messahel. « Nous avons parlé de la nécessite d’améliorer la situation avec la Libye », ajoutant que les Etats-Unis souhaitent que « l’Algérie aide le CNT à créer une démocratie à partir d’une situation fragilisée ». Selon lui les pays de la région doivent s’entendre entre eux.
Nadia Kerraz

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