mercredi 13 novembre 2019 01:53:52

Histoire : Les événements du 20 Août 1955 doivent être «relus sous un angle juridique»

Les participants au 6e colloque international sur la Révolution algérienne, consacré cette année aux événements du 20 Août 1955, ont appelé hier à Skikda à une « relecture des représailles de l’armée française, consécutives à l’offensive de l’ALN, qui constituent un crime de guerre, tant du point de vue politique que juridique.»

PUBLIE LE : 27-10-2011 | 0:00

Les participants au 6e colloque international sur la Révolution algérienne, consacré cette année aux événements du 20 Août 1955, ont appelé hier à Skikda à une « relecture des représailles de l’armée française, consécutives à l’offensive de l’ALN, qui constituent un crime de guerre, tant du point de vue politique que juridique.» Les participants au colloque ont également recommandé, au terme de cette rencontre, de recueillir « systématiquement » tous les témoignages qu’il est encore possible d’enregistrer auprès de témoins, tout en encourageant l’ouverture des archives et la réalisation de diplômes de magisters par les étudiants en histoire, sur cet épisode de la guerre de Libération nationale. Une trentaine de chercheurs et d’universitaires ont animé ce colloque de deux jours, à la salle des conférences de l’université de Skikda. Ils ont abordé l’offensive du 20 août 1955 « en tant qu’étape importante, voire décisive dans la Révolution armée. » Mme Leïla Titah, de l’université de Batna, qui a intitulé son intervention « A propos de certains documents d’archives françaises sur le 20 août 1955 », a souligné que du 1er novembre 1954 au 20 août 1955, les chefs de l’ALN-FLN dans la zone 2 s’étaient attelés à « organiser le peuple et à mobiliser la population civile, dans la perspective d’approfondir la Révolution.» Le Pr. Alaya Allani de l’université Menouba de Tunisie a décortiqué la couverture des événements du 20 Août 1955 dans la presse tunisienne, en particulier le journal arabophone Es-Sabah qui reflétait la position du parti du Destour tunisien qui réclamait « la fin de la politique du gourdin en Algérie ». Pour sa part, Michel Mathiot, chercheur français invité à ce colloque, natif de Skikda et qui avait 5 ans lors de cette offensive du nord-Constantinois, a qualifié « d’importantes et graves » les conséquences des actes commis par la France coloniale durant ces événements. Il a confié à l’APS que ses recherches aux archives d’Aix-en-Provence n’étaient pas motivées par un quelconque intérêt politique. « Il s’est agi pour moi de tenter d’établir les faits dans leur contexte », a-t-il souligné.

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